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News Internationales de Golf

 

Masters Augusta : Tiger Woods renaît de ses cendres

Masters Augusta : Tiger Woods renaît de ses cendres

Quatorze ans après, Tiger Woods remporte le Masters. Un retour digne des plus grands sportifs de l’ère moderne. Tout simplement mythique.

De notre envoyé spécial à Augusta (Géorgie, E-U)  

Il l’a fait. Ce qui semblait encore invraisemblable il y a un peu plus d’un an, quand il sortait doucement de trois années noires durant lesquelles il avait subi plusieurs opérations au dos, est aujourd’hui bien réel. Tiger Woods a de nouveau remporté le Masters. Quatorze ans après. Au bord du green du trou n°18, Kutilda, la mère du champion, ne peut retenir ses larmes. Ses enfants, Sam et Charlie, voient enfin leur père gagner un tournoi du Grand Chelem. Peut-être le plus prestigieux de tous. Une scène que beaucoup pensaient ne plus jamais revoir.

Poing brandi

C’est méconnaître le personnage, formaté depuis sa plus tendre enfance pour être le premier. A 43 ans, il l’est de nouveau. Sourire radieux, poing brandit fièrement en remontant l’allée le séparant du «recording», ses enfants et ses proches dans son sillon, le Tigre reçoit les accolades chaleureuses de nombreux golfeurs américains (Bubba Watson, Justin Thomas, Brooks Koepka, Xander Schauffele), tous admiratifs, venus saluer sa performance, tout comme l’Anglais Ian Poulter ou l’Allemand Bernhard Langer.Au départ de ce quatrième tour, c’était pourtant loin d’être dans la poche. L’Américain, deuxième ex-aequo avec son compatriote Tony Finau, accuse alors deux points de retard sur l’Italien Francesco Molinari, solide leader avec deux cartes successives de 67 (-5) et 66 (-6) sans la moindre erreur. On se dit que le Transalpin va rééditer son coup de Carnoustie (Ecosse) lors du dernier Open britannique, renvoyant Woods à ses espoirs manqués de retour dans la cour des vainqueurs de Majeurs.

L'erreur de Molinari au 12

Au coude-à-coude durant tout le parcours aller, les deux hommes se tiennent en respect. Molinari, malgré un bogey au 7, le premier après 49 trous sans erreur, vire en tête au 9 avec un score de -13, un point devant Woods. C’est dans l’Amen Corner, ce passage formé par les trous 11, 12 et 13 toujours aussi délicat et où se sont fait ou défait des carrières à Augusta, que la décision s’est finalement jouée. Un coup de fer 8 mal appuyé de l’Italien sur le par 3 du 12 et sa balle finit dans l’obstacle d’eau frontal pour un double-bogey à la sortie. La foi a d’un seul coup changé de camp. Et cela se confirme sur le par 5 du 15 où Molinari ne peut éviter un seconde erreur en voyant sa balle finir une fois encore dans l’eau sur son deuxième coup. La voie est libre pour Woods qui, sur ce même trou, réussit le birdie avant d’en claquer un autre sur le 16, frôlant le trou en un.

>> LIRE AUSSI - Trump et Obama saluent la victoire de Woods à Augusta

«Il méritait de gagner !»

« Cela a été difficile aujourd’hui avec le vent qui soufflait fort, tente d’expliquer Francesco Molinari, la grande victime du jour. J’ai réussi à bien me débrouiller sur les neuf trous de l’aller mais je pense qu’il y a eu quelques petits ratés d’ordre mental sur le retour qui m’ont coûté cher. Mais c’est comme ça. En tout cas, c’est génial de voir Tiger se porter aussi bien. Déjà, en le voyant jouer l’an passé, on savait que son retour serait imminent. Peut-être que la prochaine fois, ça se passera mieux pour moi mais c’était bien d’avoir partagé sa partie. Il a bien joué, il a frappé les bons coups au bon moment. Il méritait de gagner ! »

Se rapprocher encore un peu de Nicklaus

Autour de lui, ses principaux concurrents, ayant très certainement vu au leaderboard que le patron était de retour, coincent et ne parviennent pas à faire leur retard. Woods peut même se payer le luxe de finir sur un bogey sur le 18. A l’arrivée, il endosse sa cinquième veste verte grâce à un score final de 275 (-13), soit un coup devant Dustin Johnson, Xander Schauffele et Brooks Koepka.« Je ne sais pas quoi dire, c’est émouvant ce qu’il m’arrive, souffle le plus grand golfeur au monde. Il y a encore un an, je m’estimais être chanceux de pouvoir encore jouer au golf au plus haut niveau. J’ai été absent pendant deux ans sur le Circuit par la faute de blessures à répétition. Pouvoir m’imposer ici vingt-deux ans après ma première victoire, c’est quelque chose d’incroyable. Gagner devant les miens, il n’y a pas de mots. Ma mère, mes enfants… Quand mon fils est tombé dans mes bras, ça a été un moment très spécial. Il a perdu son tournoi de foot hier (samedi), il a donc pu venir me voir sur le dernier tour. C’est quelque chose d’unique. Cette victoire est forcément particulière. Elle intervient onze ans après mon dernier titre en Majeur. Rien que pour ça, je place ce succès tout en haut !C'est juste irréel. Ce tournoi représente tellement pour moi. Je suis venu ici pour la première fois en 1995, en tant que joueur amateur. J'ai gagné en 1997, et je gagne de nouveau 22 ans plus tard. Pourtant, cela aurait pu se passer autrement sur les neuf derniers trous. Il y avait tellement de gars qui avaient leur chance de gagner ! »

Avec quinze victoires en Grand Chelem, il se rapproche un peu plus près des dix-huit succès de Jack Nicklaus, le recordman. Et l’écart pourrait se réduire dans quelques mois. L’USPGA se dispute en effet à Bethpage du 16 au 19 mai alors que l’US Open ira à Pebble Beach du 13 au 16 juin. Deux sites où il a remporté deux de ses trois US Open (en 2002 et en 2000). On en salive d’avance ! 

The Players : Rory McIlroy signe une quinzième victoire historique

Quinzième victoire outre-Atlantique pour McIlroy au Players

Un an après son dernier sacre, Rory McIlroy rentre dans l'histoire avec un quinzième titre sur le PGA Tour à moins de 30 ans en remportant le Players Championship, considéré comme le cinquième tournoi le plus important du monde. Le vétéran Jim Furyk finit deuxième à un point devant ses supporters floridiens. Toujours aussi magique, Tiger Woods termine 30e.

 

La domination des golfeurs européens a été nette toute la semaine et c'est logiquement un homme du vieux continent qui s'impose sur le TPC Sawgrass. Le Nord-Irlandais Rory McIlroy (-15) se permet même de gagner le jour de la Saint-Patrick, un an presque jour pour jour après son dernier titre au Arnold Palmer Invitational. McIlroy s'installe au passage à la première place de la FedEx Cup avec un sixième top 6 en autant de départs cette année ! «C'est certainement le meilleur début d'année de toute ma carrière, reconnaissait-il. Et toutes les fois où j'ai failli gagner ces dernières semaines m'ont vraiment aidé aujourd'hui. Ça m'a aidé à penser au moment présent, notamment après mon double-bogey au 4.» Avec ce quinzième titre en carrière sur le PGA Tour à moins de 30 ans, l'ex-numéro un mondial rejoint Jack Nicklaus et Tiger Woods dans ce cercle aussi fermé que prestigieux et prend rendez-vous pour le Masters dans un mois et même pour les dix prochaines années. «Je suis à une deuxième phase de ma carrière, expliquait-il. J'ai beaucoup travaillé et la prochaine décennie devrait être encore meilleure pour moi.» Meilleur joueur de la semaine du tee au green et capable d'appuyer sur l'accélérateur quand il veut (un drive venu d'ailleurs au 16 avec 310 mètres de vol de balle par dessus les arbres !), McIlroy peut repartir à la conquête de la place de numéro un mondial et d'un cinquième Majeur en pensant forcément au seul qui lui échappe, le Masters.

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As good as gold @THEPLAYERSChamp. 🏆

Congratulations, @McIlroyRory!

 
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J

im Furyk deuxième à domicile

Derrière McIlroy, c'est certainement le joueur qui connaît le mieux le parcours qui termine à une surprenante deuxième place. Capitaine de l'équipe américaine de Ryder Cup, le vétéran Jim Furyk, 48 ans, a failli s'imposer devant son public floridien très présent malgré le froid et le vent (et même la pluie le matin !). Mais le golfeur qui réside à Ponte Vedra, où se situe le parcours du TPC Sawgrass, reste à un point du vainqueur, malgré un birdie de l'espoir au 18. Largués au classement pendant 54 trous, les Américains se sont réveillés dimanche avec la cinquième place du numéro un mondial Dustin Johnson, derrière l'Anglais Eddie Pepperell et le Vénézuélien Jhonattan Vegas, tous les deux auteurs des plus belles cartes du jour (66 avec l'Argentin Emiliano Grillo). Les deux hommes ont d'ailleurs réussi deux putts exceptionnels sur le spectaculaire trou numéro 17 en île, le Sud-Américain battant même le record historique du putt le plus long sur ce trou signature du parcours ! Les grands perdants de dimanche sont les deux joueurs de la dernière partie, l'Anglais Tommy Fleetwood (5e) et l'Espagnol Jon Rahm (12e).

 
 
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The longest putt on 17 ... EVER.

7️⃣0️⃣ FEET!!!!!!!@JhonattanVegas is tied for 2nd @THEPLAYERSChamp.

 
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Tiger Woods toujours magique

Sur un tracé qui propose tant de trous challenging, Tiger Woods a alterné les erreurs et les coups exceptionnels, notamment sur son parcours aller. Le Tigre a entre autre rentré une sortie de bunker au 3 pour sauver un par et un putt pour birdie de neuf mètres au 7. Il a même essayé de refaire son coup magique de la semaine dernière avec à nouveau un finish improbable pour sortir du rough en fade au trou numéro 5 ! Avec quatre cartes entre 72 et 69, le Tigre démontre en tout cas qu'il est prêt pour le Masters (11-14 avril).

 
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The early call from @TigerWoods. ☝

 
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👀 @TigerWoods is at it again.

Les Français à la relance à Oman

Les Français à la relance à Oman

PRESENTATION – Trois golfeurs tricolores (Guerrier, Levy, Hébert) avaient fini dans le top 10 en 2018 pour la première édition de l’Oman Open. Ils sont onze cette semaine à tenter de faire aussi bien, sinon mieux avant le déplacement au Qatar dans quelques jours.

C’est parti pour un deuxième mini Desert Swing sur le Tour européen ! Après Abu Dhabi, Dubaï et l’Arabie saoudite, programmés du 16 janvier au 3 février, place au Sultanat d’Oman, avant un court déplacement dans une semaine vers le Qatar. Pour cette deuxième édition de l’Oman Open sur le sublime Al Mouj Golf de Mascate, dessiné par Greg Norman, pas de stars américaines à l'horizon cette fois. Contrairement aux premiers tournois de janvier où certains se sont clairement distingués, à l’image de Bryson DeChambeauet Dustin Johnson, respectivement vainqueurs à Dubaï et en Arabie saoudite. Signalons néanmoins la présence de deux représentants du golf US, certes encore récemment membres de l’Asian Tour mais victorieux en début de saison sur l’European Tour : Kurt Kitayama (AfrAsia Bank Mauritius) et David Lipsky (Alfred Dunhill Championship). Ce dernier, déjà victorieux sur l’European Tour en 2014 à l’Omega European Masters, s’est encore illustré le week-end passé à Mexico au WGC-Mexico Championshipen finissant dixième, à égalité avec un certain Tiger Woods et le Néerlandais Joost Luiten.

Guerrier, co-leader après 54 trous

Le golfeur batave, tenant du titre, qui partagera d’ailleurs ses deux premiers tours avec ce même Lipsky et l’Anglais Chris Wood, seul deuxième ici même il y a un an. Cet Oman Open qui avait pourtant failli sourire aux Français en 2018 puisque Matthieu Pavon s’était retrouvé en tête après deux tours avec deux cartes de 68 (-4) et 65 (-7) avant que Julien Guerrier ne prenne le relais après 54 trous(leader ex-aequo à -12 avec Luiten et l’Anglais Southgate) et se contente au final d’une troisième place, à trois longueurs du vainqueur. Alexander Levy avait pour sa part terminé quatrième à -11 tandis que Benjamin Hébert complétait ce très joli tir groupé tricolore en accrochant la neuvième place…

Dubuisson pour une confirmation ?

Qu’en sera-t-il cette année ? Onze Bleus sont ainsi au départ. La plupart d’entre eux effectuent leur retour à la compétition après trois semaines de repos. C’est le cas d’Alexander Levy, 92e joueur mondial, qui reste sur une excellente cinquième place obtenue en Arabie saoudite. Le Varois qui sera justement dans l’une des parties phares lors des deux premiers tours en compagnie de l’Anglais Ross Fisher et du Belge Thomas Pieters, tous deux anciens joueurs de Ryder Cup.Victor Dubuisson est là aussi. Le Cannois est en train de monter en puissance après un faux départ à Abu Dhabi, une 38e place à Dubaï et surtout un bon top 20 claqué au Saudi International (18e). Absent à Abu Dhabi puis à Dubaï, Clément Sordet est l’un des rares (avec Adrien Saddier) à s’être déplacé en Australie au début du mois de février. Huitième au Vic Open, du côté de Melbourne, le Lyonnais a réussi ensuite l’exploit de franchir les deux cuts successifs à Perth avant de céder le dimanche dans les face-à-face sur six trous. 69e à la Race et à la recherche de points précieux, il doit confirmer cette bonne dynamique tout comme Victor Perez, 25e de la Race, qui n’a pas encore manqué le moindre cut en six départs cette saison !

 

Oman Open (European Tour) – 1 541 137 euros de dotation 

Les joueurs à surveiller

Joost Luiten (PB), Brandon Stone (AfS), Chris Wood (Ang), Ashun Wu (Chn), Paul Waring (Ang), Shubhankar Sharma (Ind), Paul Dunne (Irl), Bernd Wiesberger (Aut), Fabrizio Zanotti (Par), David Law (Eco), Chris Paisley (Ang), David Lipsky (USA), Matthew Baldwin (Ang), Min Woo Lee (Aus), Thomas Pieters (Bel), Ross Fisher (Ang), Dean Burmester (AfS), Lucas Herbert (Aus), Ashley Chesters (Ang), Scott Hend (Aus), Alvaro Quiros (Esp), Nino Bertasio (Ita), David Drysdale (Eco), Joachim B. Hansen (Dan), Justin Harding (AfS), Callum Shinkwin (Ang). 

Les Français engagés

Alexander Levy, Romain Wattel, Michaël Lorenzo-Vera, Benjamin Hébert, Matthieu Pavon, Raphaël Jacquelin, Victor Dubuisson, Victor Perez, Romain Langasque, Clément Sordet, Adrien Saddier. 

Pour suivre l’Oman Open (European Tour) à la télévision :

Jeudi 28 février, 1er tour : 07h30 & 11h00 (Golf +)

Vendredi 1er mars, 2e tour : 07h30 & 11h00 (Golf +)

Samedi 2 mars, 3e tour : 09h00 (Golf +)

Dimanche 3 mars, 4e tour : 09h00 (Golf +)

 

 

Et si 2019 était l’année de Tiger Woods...

Et si 2019 était l’année de Tiger Woods...

Un an après son come-back, la légende vivante vise désormais un 15e sacre en tournoi du Grand Chelem.

Il y a quelques jours, Tiger Woods a choisi, contre toute attente, d’assister en spectateur au Honda Classic disputé à partir de ce jeudi sur les fairways du PGA National de Palm Beach Gardens (Floride). « Par rapport à mon planning cette saison, je ne pourrai pas disputer tous les tournois que j’aurais aimé jouer, a-t-il indiqué sur Twitter. Ce sera repos la semaine prochaine, puis je serai au départ de l’Arnold Palmer Invitational (7-10 mars) et du PLAYERS (14-17 mars). » Une décision inattendue si l’on se souvient de la performance de l’Américain lors de ce même tournoi l’an passé : une 12e place à huit coups du vainqueur Justin Thomas. Tiger Woods y avait confirmé l’incroyable retour en forme qui allait le conduire, au fil de l’année 2018, vers des places d’honneur au PGA Championship (2e) et à l'Open britannique (6e), avant de remporter le TOUR Championship, fin août, signant l’un des plus fantastiques come-back de l’histoire du sport.

« Le golf avec et le golf sans Tiger Woods »

«À la TV, il y a le golf avec et le golf sans Tiger Woods, rappelle Christian Ledan, la voix de ce sport sur Canal + depuis plus de trente ans, un peu déçu de l’absence du champion qui a dépassé le milliard de dollars de gains en tournois. Mais elle est compréhensible. Tiger doit penser à aménager son calendrier personnel car la saison est très longue. » Le Tigre a-t-il craint une concurrence trop féroce sur ses terres, lui qui habite la petite ville de Jupiter située à quelques miles, avec les présences de ses compatriotes Brooks Koepka (n° 1 mondial), Justin Thomas ou Rickie Fowler, tous déjà vainqueurs cette saison ? « Woods est redevenu un joueur de golf de très haut niveau, répond Christophe Pottier, entraîneur national à la Fédération française de golf. Sa vitesse de swing est identique à celle de Rory McIlroy ! »

 

Classé actuellement à la 12e place mondiale, Woods a choisi de se retirer du Honda Classic pour ménager son corps. Lui, qui reste sur deux tournois consécutifs au Genesis Open (15e) puis au WGC-Mexico Championship(10e), sait qu’il doit prendre en compte les signes envoyés par son organisme. « Il a été tellement surpris que son corps tienne en 2018, qu’il a trop tiré sur la corde. Tout le monde se souvient du contrecoup qu’il a subi en Ryder Cup. Il était épuisé, au bout du rouleau. Il ne veut pas excéder des séquences de deux à trois semaines de jeu cette année», note Ledan.

LIRE AUSSI - Auteur d'un coup de golf venu d'ailleurs, Woods suscite l'admiration générale

À 43 ans, et après quatre opérations sur sa colonne vertébrale entre avril 2014 et septembre 2017, Tiger doit être en mesure d’encaisser les charges d’entraînement presque militaires qu’il a toujours affectionnées ainsi que le rythme imposé par les tournois. «Il joue très bien, rappelle Christian Ledan, qui a commenté son dernier tournoi pour la chaîne cryptée, mais son putting le trahit parfois. Par exemple, il a pris un “quatre putts” historique à Mexico (le deuxième de sa carrière professionnelle, NDLR), qui a plombé sa carte malgré de bonnes mises en jeu au driver et son jeu de fer, dont le fabuleux coup de 9 depuis un bunker qui a fait le tour du monde sur les réseaux sociaux.»Si personne ne doute qu’il réglera ce problème afin d’augmenter son total record de victoires (80) sur le Circuit américain, Tiger Woods vise, lui, un autre objectif.

Le record de Nicklaus Malgré une prudence de bon aloi, le Tigre a en tête le record des succès en tournois majeurs. Pour s’inscrire définitivement dans le temps. Perpétuelle obsession du champion. Avec 14 trophées au compteur, il doit remporter quatre levées supplémentaires en Grand Chelem pour rejoindre l’immense Jack Nicklaus, que beaucoup imaginaient encore intouchable début 2018. Le Californien installé en Floride se voit bien ramener à la maison les coupes d’Augusta après le Masters (11-14 avril), de Pebble Beach après l’US Open (13-16 juin) ou de Bethpage après l’USPGA (16-19 mai). «Je mettrais bien un billet sur Tiger Woods lors de l’Open britannique à Portrush, en Irlande du Nord, fin juillet», conclut Christian Ledan. 

Tiger Woods lance sa saison à Torrey Pines

Tiger Woods lance sa saison à Torrey Pines

PRESENTATION – Septuple vainqueur du tournoi entre 1999 et 2013, le Tigre sera une fois encore l’attraction d’un Farmers Insurance Open où l’on dénombre quatorze des vingt-cinq premiers joueurs mondiaux. 

 

Ryder Cup 2018 : le triomphe de l’Europe au Golf National

Ryder Cup 2018 : le triomphe de l’Europe au Golf National

En infligeant aux Américains l’une de leurs plus cinglantes défaites, l’équipe européenne a récupéré la Ryder Cup perdue il y a deux ans.

 

Pas franchement favoris avant cette 42e Ryder Cup de l’histoire, les Européens ont déjoué tous les pronostics face à une équipe américaine présentée comme la plus forte de toute l’histoire de la compétition. Du moins, sur le papier.

Bien mal embarqués après un lourd 3-1 en faveur des États-Unis à l’issue des fourballs de vendredi matin, les hommes de Thomas Björn ont su redresser une situation compliquée, alignant entre les foursomes de vendredi après-midi et les fourballs de samedi matin sept points sur huit possibles. À 10 points à 6 après un 2-2 en foursomes samedi après-midi, ils ont aussi su faire face en simples le dimanche quand les Américains sont revenus en milieu d’après-midi à 10,5 à 9,5, après notamment les succès plutôt inattendus de Webb Simpson (3 & 2) sur Justin Rose et de Tony Finau (5 & 4) face à l’Anglais Tommy Fleetwood, invaincu en deux jours avec son compère de doubles, l’Italien Francesco Molinari. Ou encore celui peut-être un peu plus prévisible de Justin Thomas (1 up) sur Rory McIlroy. Mais l’esprit de groupe et de sacrifice de l’équipe européenne a été plus fort que tout.

 

«Je dois avouer que j’ai été un peu inquiet à un moment pendant cette journée de simples. Mais les gars ont été impressionnants ! »

Thomas Björn

« Je ne sais pas comment résumer cette sensation, confesse Thomas Björn, le capitaine, en conférence de presse. Je sentais que c’était un bon groupe. Dès le début de la semaine, l’enthousiasme était au rendez-vous. On s’est tous aidés les uns les autres. Pour moi, c’était tellement simple d’évoluer dans cet état d’esprit. Je dois avouer que j’ai été un peu inquiet à un moment pendant cette journée de simples. Mais les gars ont été impressionnants ! »

Notamment les quatre joueurs retenus par le Danois quelques semaines avant cette 42e Ryder Cup. Sergio Garcia, Henrik Stenson, Paul Casey et Ian Poulter n’ont ainsi pas perdu le moindre de leur match dimanche, ramenant trois points et demi sur quatre possibles à leur équipe.

  « Mes choix ont été bons, enchaîne Björn. Leur impact sur le score final est considérable. Dans la team room, ces garçons ont apporté leur expérience… Ils ont participé à de nombreuses Ryder Cup, ils savent de quoi ils parlent. Je suis fier d’eux car ils ont tous été au rendez-vous. » Même les débutants ont apporté leur pierre à l’édifice. Comme le Danois Thorbjorn Olesen, surprenant vainqueur 5&4 de Jordan Spieth, ou Jon Rahm, plus fort que Tiger Woods, ou encore Alex Noren, auteur d’un sublime putt de quinze mètres sur le green du 18 pour battre 1 up Bryson DeChambeau.

« L’esprit d’équipe a été au rendez-vous. Il y a quelque chose de particulier dans ce groupe»

Rory McIlroy

« Toute l’équipe a fait partie de cette réussite, tout le monde a contribué à la victoire », reprend encore Thomas Björn, qui aurait pu associer aussi le public, chauffé à blanc. « On a cru en nous, on a cru en notre golf, et je dois dire que c’est la meilleure équipe au sein de laquelle j’ai eu la chance de vivre. Il y avait tout dans cette équipe. Le jeu de golf, bien sûr, de la concentration, évidemment, mais aussi de la bonne humeur. C’est d’ailleurs pour moi ce qui devrait être l’essence même de la Ryder Cup. »

Il n’y avait qu’à voir comment les joueurs européens se chambraient gentiment en salle de conférence après la victoire. L’amitié est clairement ce qui unit ces douze joueurs. C’est ce qui a sans doute fait la différence avec les Américains. « L’esprit d’équipe a été au rendez-vous, confesse Rory McIlroy. Il y a quelque chose de particulier dans ce groupe. Nous nous sommes très bien entendus, peut-être que ce n’était pas autant le cas de l’autre côté. L’esprit de camaraderie est réel. Et nous faisions qu’un sur le parcours… »

Au-delà du score, un des plus lourds encaissé par les États-Unis depuis le K-Club en 2006 (18,5 à 9,5), ce groupe a aussi permis à deux hommes d’entrer dans la grande histoire de la Ryder Cup. L’Italien Francesco Molinari est devenu le premier joueur européen à signer un énorme cinq sur cinq alors que l’Espagnol Sergio Garcia, avec 25,5 points engrangés en neuf Ryder Cup, efface des tablettes le précédent record détenu jusque-là par Sir Nick Faldo (25 points). Légendaire.

 

Tour Championship : Tiger Woods triomphe après cinq ans d'attente

Tiger Woods remporte la finale de la FedEx Cup après cinq ans sans succès

Après cinq longues années d'attente émaillées de blessures et de soucis personnels, Tiger Woods retrouve enfin le haut de l'affiche avec une victoire de prestige au Tour Championship, la grande finale de la saison américaine. Quatrième à Atlanta, l'Anglais Justin Rose remporte in extremis la FedEx Cup et son bonus de dix millions de dollars.

Le patron est de retour ! Tiger Woods a soulevé le 80e trophée de sa carrière sur le PGA Tour après cinq ans d'attente en remportant le Tour Championship, la grande finale du circuit américain. Cinq longues années émaillées de blessures, de soucis conjugaux et de péripéties sur quatre roues. Mais tout est soudain redevenu comme au début des années 2000, avec un golfeur au polo rouge marchant triomphalement vers la victoire en fendant la foule ! «C'était un dur et long chemin, avouait-il. Je me suis battu pour revenir. Et c'est difficile de croire que je viens de gagner le Tour Championship.»

Un putting diabolique

Diabolique au putting la veille avec 23 putts, le Tigre a cette fois limité la casse sur les greens, là où tout le monde perdait des points avec des petits putts manqués. Woods, lui, rentrait les siens pour sauver les pars (huit d'affilée pour finir son parcours aller dimanche). Mais tout Tiger Woods qu'il est, la pression a commencé à le rattraper avec un coup de départ miraculeusement au sec sur le par 3 du 15 pour un bogey, suivi d'un deuxième bogey de suite au 16. L'avance de cinq points quelques trous auparavant venait de fondre à deux petites longueurs sur son compatriote Billy Horschel  ! Mais le Californien de 42 ans sauvait facilement ses deux pars finaux pour renouer avec le succès pour le plus grand plaisir du public géorgien. «Je me suis concentré pour ne pas pleurer», reconnaissait le Tigre.DÉCOUVREZ

Justin Rose enlève la FedEx Cup

Ce retour de l'ex-numéro un mondial au premier plan dépasse largement le cadre du golf. La remontée du trou numéro 15 entre l'obstacle d'eau et les immenses tribunes ou encore le chemin jusqu'au green du 18 avec une foule immense qui vociférait des «  Tiger » et des «  USA » (pas de doute, la Ryder Cup approche), donnent forcément le frisson a tous les amoureux du sport en général. Et la fête aurait même pu être encore plus belle pour Tiger Woods puisqu'il est passé tout près du doublé en raflant la FedEx Cup ! Le bogey de Justin Rose au 16 offrait virtuellement le bonus de dix millions de dollars à Woods, mais l'Anglais plantait un birdie au 18 pour terminer à la quatrième place à East Lake et gagner le classement général au bout d'un incroyable suspense ! «Au 18, je ne savais pas que Rose avait déjà gagné la FedEx Cup et je pensais que j'avais une chance, souriait-il avant un vibrant hommage au numéro un mondial. Félicitation à lui. Quelle saison ! C'est le meilleur golfeur du monde. Il a très bien fini la saison dernière et il a continué sur sa lancée.» La poignée de main respectueuse mais virile entre les deux hommes annonçait déjà le combat de la semaine prochaine entre l'Europe et les États-Unis à la Ryder Cup.

Rory McIlroy en difficulté

Les deux grands vainqueurs du jour sont donc un Américain et un Européen, qui seront bien entendu tous les deux à la Ryder Cup. Mais ce sont clairement les golfeurs US qui ont le vent en poupe puisqu'ils sont sept dans le top 10 à East Lake, dont quatre membres de l'escouade de Jim Furyk ( Dustin Johnson , 3e, ainsi que Rickie Fowler et  Justin Thomas , 7e). Et le leader annoncé du clan européen, Rory McIlroy , a souffert de la comparaison avec Tiger Woods qui jouait à ses côtés en dernière partie. Dauphin de Woods après 54 trous, le Nord-Irlandais se contente de la 7e place finale après des drives particulièrement imprécis et un putting en manque de réussite. Un motif de satisfaction néanmoins pour Thomas Bjorn et les siens : les quatre derniers du classement ( Phil Mickelson, Bubba Watson, Patrick Reed etBrooks Koepka ) vont eux aussi s'envoler vers Paris pour aller défier l'Europe en réfléchissant à une solution pour améliorer leur fond de jeu... En attendant, Tiger Woods pourrait bien entraîner dans son sillage une équipe américaine euphorique, qui a tout pour faire trembler les Européens...

 

Le Directeur général de la Fédération française de golf en colère contre France Télévisions

Ryder Cup 2018Romain SCHNEIDER (Le Figaro)18/09/2018Mots clés : Ryder Cup 2018, Christophe Muniesa, Ryder Cup 2018
Christophe Muniesa regrette amèrement le désintérêt des chaînes généralistes gratuites autour de la Ryder Cup qui se disputera la semaine prochaine en France et qui sera retransmise uniquement par Canal+.
Christophe Muniesa regrette amèrement le désintérêt des chaînes généralistes gratuites autour de la Ryder Cup qui se disputera la semaine prochaine en France et qui sera retransmise uniquement par Canal+.

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Christophe Muniesa regrette amèrement le désintérêt des chaînes généralistes gratuites autour de la Ryder Cup qui se disputera la semaine prochaine en France et qui sera retransmise uniquement par Canal+.

La démocratisation du golf en France ne passera pas par les chaînes publiques. Pour cette première Ryder Cup sur le sol français, France Télévisions ne s'est ainsi pas portée candidate à un rachat des droits de Canal+, seule détentrice des droits de diffusion. Au grand regret de Christophe Muniesa le Directeur général de la Fédération française de golf. 

 

 

Evian Championship : Angela Stanford, mieux vaut tard que jamais

Evian Championship 201816/09/2018 | Mise à jour :17/09/2018 à 08:15Mots clés : Evian Championship 2018, Angela Stanford, Anna Nordqvist, Amy Olson, Inbee Park, Camille Chevalier, Céline Boutier, Evian Resort Golf Club, Golf, LPGA Tour 2018
Le drapeau US sur le sol français à quinze jours de la Ryder Cup... Mauvais présage pour les Européens ? (Photo Matthieu Joffres)
Le drapeau US sur le sol français à quinze jours de la Ryder Cup... Mauvais présage pour les Européens ? (Photo Matthieu Joffres)

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A son 436e départ sur le LPGA Tour, la Texane décroche son premier tournoi Majeur. Avec un score final de 272 (-12), elle devance d’un point ses compatriotes Amy Olson, la grande perdante du jour, Mo Martin et Austin Ernst ainsi que la Sud-Coréenne Sei Young Kim. Camille Chevalier et Céline Boutier terminent bien plus loin, au-delà du top 60 !

Lionel VELLA (Figaro Golf), à Evian

C’est devenu une mode. Pour remporter l’Evian Championship, il faut accuser cinq points de retard après trois tours et partir rapidement en chasse le dimanche. Il y a un an, sous une toute autre météo (tournoi réduit à 54 trous), la Suédoise Anna Nordqvist était ainsi revenue de l’arrière avant de battre en playoff l’Américaine Brittany Altomare.

Un haut de leaderboard en léthargie
Cette année, rebelotte. Ou presque. Quatrième samedi soir avec un déficit de cinq points sur Amy Olson, 26 ans et vierge de toute victoire sur le Circuit US, Angela Stanford s’était lancée le défi de prendre à la gorge dès les premiers trous son adversaire et de lui « mettre » la pression. Une tactique payante puisque la Texane claquait deux birdies sur ses quatre premiers trous pendant qu’Olson, caddeyée par son frère, concédait dans le même temps un bogey au 2 avant de rectifier tout juste le tir au 3 (birdie). Mais la joueuse du Dakota du Nord montrait clairement des signes de fébrilité, n’offrant pas les mêmes garanties que la veille avec son 65 (-6) sans la moindre erreur. 
Profitant également d’une certaine léthargie en haut du leaderboard où personne ne prenait vraiment la journée à son compte – pas même la redoutable Inbee Park, elle aussi quatrième après 54 trous - la très expérimentée golfeuse de Fort Worth (Texas), pro depuis l’an 2000, en profitait pour revenir à la hauteur d’Olson sur le par 5 du 15 avec un sublime eagle, pourtant vite effacé par un double-bogey au 16. Au courage, elle réussissait toutefois un dernier birdie au 17 avant de s’offrir presque miraculeusement son premier tournoi Majeur grâce à une terrible défaillance de sa principale adversaire, rattrapée par la peur de gagner sur le 18 et finissant par un horrible double-bogey. 

"Dieu peut être parfois très drôle !"
« Je me souviens que la première fois que je me suis retrouvée en lutte pour la victoire dans un Majeur, c’était à l’US Open 2003, en playoff (sur 18 trous. Battue par Hillary Lunke). Je n’avais pas vraiment pris la mesure de cet « exploit » à l’époque puisque ça ne faisait que trois ans que je me trouvais sur le Tour. Et puis au fur et à mesure que les années se sont écoulées, et que les opportunités passaient près de moi sans pour autant se concrétiser (4e PGA Championship 2004, 3e ANA Inspiration 2011, 4e US Open 2011 et 2013), je me suis demandée si un jour cela allait enfin sourire. Au départ du 16 (après son eagle au 15), je me suis encore posée la question. Et puis il y a eu ce double-bogey à la sortie. Je m’étais déjà préparée à me résoudre à finir juste derrière le vainqueur… Et puis non finalement. C’est fou quand même ce qu’il m’arrive. Dieu peut être parfois très drôle. Il vous rappelle à son bon souvenir alors que vous-même vous pensez que tout est fini depuis bien longtemps. C’est incroyable. C’est aussi très dur de ne pas craquer nerveusement car je viens de passer par pas mal d’émotions. Si on m’avait dit quand j’ai débuté ma carrière que je décrocherais mon premier tournoi du Grand Chelem à 40 ans, et en France surtout (l’Evian Championship n’est Majeur que depuis 2013), tout le monde m’aurait bien ri au nez ! »

L'Amérique, onze ans plus tard
C’est en tout cas la première fois depuis 2007 et Natalie Gulbis qu’une joueuse américaine s’impose à Evian ! Le 436e départ sur le LPGA Tour fut donc le bon pour Stanford qui n’avait cependant plus goûté à la victoire depuis le HSBC Women’s Champions le 26 février 2012. En playoff. Ce supplément de suspense, Amy Olson aurait certainement payé cher pour le vivre. Elle en avait encore la possibilité sur le green du 18 malgré un départ perdu dans le rough. Un bogey lui suffisait en effet pour affronter en bras de fer celle qui soufflera ses 41 bougies le 18 novembre prochain. Mais un putt de deux mètres trop à gauche réduisait ses espoirs à néant. Double-bogey. Cruel ! 
« J’étais un peu nerveuse sur le tee de départ, j’ai concédé rapidement un bogey (au 2), mais je suis restée concentrée sur mon jeu, soufflait-elle, la mine défaite. J’ai joué tous les coups à fond, sans retenue. Evidemment, je suis déçue de la façon dont cela se termine mais j’ai fait ce que j’ai pu. »
Les Françaises rescapées du cut vendredi, Camille Chevalier et Céline Boutier, ont eux aussi tenté de sauver l’honneur. En vain. La Marseillaise n’a pu faire mieux qu’un dernier 76 (+5) sans birdie ce dimanche alors que la Parisienne « exilée » sur le LPGA Tour s’est contentée d’une 75 (+4) avec quelques hauts (trois birdies) et beaucoup de bas (sept bogeys).

Les Françaises, à l'agonie !
« J'ai mal joué, j'ai mal putté, se lamente Chevalier. J'ai eu plein d'occasions de birdies et ça n'a pas voulu rentrer. Cela m'a agacé, alors je ne suis pas restée patiente. Et j'ai fait des erreurs de débutante dans la foulée... J'ai l'impression qu'il faut que je joue vite bien. Et ce n'est pas forcément la bonne solution. Cela reste néanmoins une bonne expérience. J'ai beaucoup appris durant ces quatre tours. J'ai le niveau pour jouer avec ces filles mais pour cela, il faut que j'évolue sur un autre Tour. Je dois élever mon jeu, et pour ça, il n'y a qu'une solution, aller aux Etats-Unis. J'aurais pu aller aux Stage II des Cartes US mais ça tombe au même moment que le tournoi en Inde (18-21 octobre) où je remets mon titre en jeu ! »
« J'ai fait trop d'erreurs et je n'ai pas pu les compenser durant ces quatre tours, regrette de son côté Boutier. J'ai repensé à mes tours précédents et j'ai fini quelque part par tout jouer avec le frein à main. Bref, il n'y a pas grand-chose à retenir si ce n'est ce cut franchi, le premier en six échecs en Majeur. Mais ça reste clairement médiocre. Il va falloir que je travaille le côté mental. C'est ce qui m'a manqué encore cette semaine ! »
Les deux jeunes femmes, 24 ans, finissent très loin des leaders. Plus précisément aux 65e (+8) et 69e (+10) places. Il faut parfois souffrir pour apprendre… 

Classement final (Par 71) :
1. Angela Stanford (USA) 272 (-12)
2. Austin Ernst (USA) 273 (-11)
-. Mo Martin (USA) 273 (-11)
-. Sei Young Kim (CdS) 273 (-11)
-. Amy Olson (USA) 273 (-11)
...
65. Camille Chevalier (Fra) 292 (+8)

69. Céline Boutier (Fra) 294 (+10) 

BMW PGA Chp. : Victoire du maestro Francesco Molinari

European Tour 2018David CHARPENET (Sport24)27/05/2018Mots clés : European Tour 2018, Francesco Molinari, Rory McIlroy, Branden Grace, Lucas Bjerregaard, Sébastien Gros, Alex Noren, Adrien Saddier, Mike Lorenzo-Vera, Benjamin Hébert, Alexander Levy, Matthieu Pavon, Wentworth, BMW PGA Championship, Race to Dubaï, Ryder Cup 2018
Francesco Molinari remporte son premier titre en Rolex Series et se relance dans la course à la Ryder Cup. (F.Froger/D5)
Francesco Molinari remporte son premier titre en Rolex Series et se relance dans la course à la Ryder Cup. (F.Froger/D5)

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Après un week-end sans bogey sur le redoutable parcours de Wentworth, l'Italien Francesco Molinari remporte le BMW PGA Championship, premier Rolex Series de la saison, en dominant Rory McIlroy dimanche.

Francesco Molinari et Rory McIlroy avait démarré la dernière journée du BMW PGA Championship à égalité à -13 et le duel entre les deux vainqueurs des Ryder Cup 2010 et 2012 s'annonçait passionnant sur le prestigieux tracé de Wentworth. Mais le maestro italien a pris le dessus petit à petit, sans grand éclat, avec une justesse métronomique qui lui a notamment permis de ne pas concéder le moindre bogey de tout le week-end. Un exploit qui n'avait plus été réalisé depuis Colin Montgomerie en 1999 ! Deuxième l'an passé, Molinari rejoint Costantino Rocca au palmarès italien sur l'European Tour avec ce cinquième titre en douze ans. À une semaine d'aller jouer son Open national (qu'il a remporté en 2016) pour un deuxième Rolex Series de suite, le Turinois fait un pas de géant vers l'équipe européenne de la prochaine Ryder Cup 2018 en France. «J'ai souvent été tout près du titre ici. Si je devais choisir un tournoi à gagner dans ma carrière, ce serait celui-là, avouait-il respectueusement. Je suis déjà impatient de revenir l'an prochain défendre mon titre. J'étais très loin au classement de la Ryder Cup. Il y a encore beaucoup de chemin, mais je vais essayer de continuer comme ça la semaine prochaine. J'ai déjà été dans deux équipes gagnantes en Ryder Cup et j'espère en vivre une troisième.»

McIlroy ne lâche rien
Rory McIlroy sera assurément un des joueurs clé de Thomas Björn cet automne à Saint-Quentin-en-Yvelines. Mais il n'a rien pu faire face à son adversaire direct de la dernière partie, malgré un incroyable trou 18 qui a bien failli inverser la tendance à lui tout seul ! Approximatif tout le week-end et en manque de réussite au putting dimanche, le Nord-Irlandais s'offrait une position d'eagle, alors que le Transalpin voyait sa balle flirter avec l'obstacle d'eau après une attaque de green en régulation un peu courte et un backspin mal contrôlé. Le premier putt très court de l'Italien laissait la porte du playoff ouverte. Le putt de huit mètres du Britannique suivait une ligne parfaite... avant de stopper sa course cinq centimètres avant la coupelle ! La victoire avec deux coups d'avance est amplement méritée pour Francesco Molinari, mais quel diable ce McIlroy, capable de bousculer les meilleurs golfeurs européens malgré un week-end parsemé d'erreurs en tout genre ! 

Sébastien Gros prend l'eau au 8
C'est une nouvelle preuve que la régularité est une des grandes forces au golf de manière générale, et tout particulièrement cette semaine sur ce prestigieux tracé londonien. Le Sud-Africain Branden Grace réussit d'ailleurs l'exploit de signer quatre cartes sous les 70 pour terminer au pied du podium derrière le Danois Lucas Bjerregaard (auteur d'un énorme 65 dimanche) et le tenant du titre suédois Alex Noren (-14). La régularité n'a pas vraiment été l'apanage des Bleus cette semaine. Meilleur représentant tricolore cette semaine, Sébastien Gros (27e) en est le plus bel exemple. Alors qu'il était encore en lice pour le podium après 43 trous, le Lyonnais a concédé un horrible triple-bogey au 8 avec une balle dans l'eau. Un coup d'arrêt qui ne sera digéré qu'en toute fin de journée avec un birdie au 17 et un autre au 18, grâce à sa longueur de balle sur les deux par 5 finaux de Wentworth. «J'ai joué un sale coup au 8 avec une balle dans l'eau qui me plombe la journée, regrettait Gros. Il y a tout de même beaucoup de positif en étant en tête après 45 trous. Mais il y a encore beaucoup de boulot parce qu'après 72 trous, je suis loin du titre. Je sens quand même qu'il y a une bonne évolution. Notamment au putting que je viens de modifier complètement il y a une dizaine de jours.» Belle fin de semaine pour Adrien Saddier et Benjamin Hébert (35es). Mike Lorenzo-Vera finit avec trois birdies pour arracher une place dans le top 50. Alexander Levy et Matthieu Pavon ont souffert tout le week-end. Rien d'alarmant pour le jeune Bordelais, mais Levy a grillé un de ses jokers en Rolex Series, dans la course à la Ryder Cup qui s'éloigne à mesure que d'autres golfeurs s'en rapprochent, comme Francesco Molinari cette semaine.

Le classement final (par 72) :
1.Francesco Molinari (Ita) : 271 (-17)
2.Rory McIlroy (IrN) : 273 (-15)
3.Lucas Bjerregaard (Dan) : 274 (-14)
-.Alex Noren (Suè) : 274 (-14)
5.Kiradech Aphibarnrat (Tha) : 275 (-13)
-.Branden Grace (AfS) : 275 (-13)

27.Sébastien Gros (Fra) : 282 (-6)
33.Adrien Saddier (Fra) : 283 (-5)
-.Benjamin Hébert (Fra) : 283 (-5)

43.Mike Lorenzo-Vera (Fra) : 285 (-3)

52.Alexander Levy (Fra) : 287 (-1)

64.Matthieu Pavon (Fra) : 290 (+2)

 

THE PLAYERS : Victoire écrasante pour Webb Simpson malgré Tiger Woods

PGA Tour 2018David CHARPENET (Sport24)14/05/2018Mots clés : PGA Tour 2018, Tiger Woods, Webb Simpson, Xander Schauffele, Jimmy Walker, Alexander Levy, Charl Schwartzel, Tim Clark, Justin Thomas, Dustin Johnson, TPC Sawgrass, Players Championship, FedEx Cup
Une victoire de prestige écrasante au players Championship pour Webb Simpson. (Zuma)
Une victoire de prestige écrasante au players Championship pour Webb Simpson. (Zuma)

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Large leader avant le dernier jour, Webb Simpson a déroulé dimanche pour remporter le Players Championship sans trembler, avec une avance de quatre coups sur ses poursuivants... malgré un Tiger Woods qui a tout donné !

Webb Simpson était le meilleur cette semaine sur le TPC Sawgrass et l'Américain de 32 ans a logiquement remporté le prestigieux Players Championship avec quatre coups d'avance sur ses impuissants poursuivants. Le vainqueur de l'US Open 2012 attendait son cinquième titre depuis plus de cent tournois et près de cinq ans. C'est le deuxième jour que le golfeur de Caroline du Nord a fait la différence avec une carte de 63 qui l'a soudain propulsé largement en tête. Parti dimanche avec sept coups d'avance, Simpson n'a jamais tremblé malgré un petit bogey au 10 et un double-bogey au 18 pour atténuer l'humiliation de ses adversaires dont les premiers se retrouvent relégués à quatre longueurs. «C'était dur aujourd'hui. Il fallait rester concentré et continuer de faire ce que j'ai fait si bien depuis le début, rappelait-il J'ai eu un bon premier tour et un deuxième tour très spécial. Ce week-end, je me suis accroché pour gagner.»

«Un sport d'équipe»
Auteur d'une véritable démonstration au putting, celui qui jouait encore avec un belly putter avant son interdiction a visiblement trouvé enfin la solution auprès du jeune retraité sud-africain Tim Clark. Incapable de signer le moindre top 10 depuis le début de sa carrière sur ce prestigieux tournoi, qualifié officieusement de cinquième majeur, le membre de l'équipe de Ryder Cup 2012 et 2014 a également pu bénéficier des conseils avisés de son caddey qui est un membre du club. «Le golf est un sport d'équipe, même si c'est moi qui tient les clubs», rappelait d'ailleurs le vainqueur. En ce jour de fête des mères aux États-Unis, Simpson dédicaçait également sa victoire à sa maman pour son premier Players Championship depuis le décès de son père. C'est aussi une victoire rafraîchissante de la part d'un joueur qui est très loin des standards des bombardiers du PGA Tour mais qui a fait mouche avec sa précision sur les tees de départ et sur les greens.

Un week-end de feu pour Tiger Woods

Personne n'a été en mesure de contester la supériorité de Webb Simpson dimanche. Pas même unTiger Woods redevenu mordant. Auteur d'une carte de 65 samedi, le Tigre a une nouvelle fois brillé en début de journée avec un passage en -6 sur ses douze premiers trous. La magie s'est malheureusement estompée par la suite avec notamment une balle dans l'eau sur le trou signature du par 3 du 17, mais son week-end (65-69) reste une nouvelle preuve de ses constants progrès. L'aura de l'ex-numéro un mondial de 42 ans a en tout cas fait une victime, Jordan Spieth qui partageait sa partie et qui a sombré au 41e rang avec une carte de 74 plombée par un quadruple-bogey au 18. 

Une lutte intense pour la place de numéro un mondial

Les Américains Xander Schauffele et Jimmy Walker, accompagnés par le Sud-Africain Charl Schwartzel terminent deuxièmes à quatre coups avec tous les trois une carte finale de 67. Jason Day a déroulé pour finir dans le top 10 (5e). Mais c'est aux portes du top 10 qu'un événement majeur pourrait bien s'être décidé puisque Justin Thomas devrait devenir le nouveau numéro un mondial du golf au détriment de Dustin Johnson. L'information est encore à prendre avec des pincettes tant la fourchette sera étroite lundi après-midi avec le nouveau classement, d'autant que les médias américains s'étaient déjà trompés récemment avec le Rolex Ranking féminin. Mais en terminant 11e avec un coup d'avance sur Dustin Johnson (17e), Justin Thomas pourrait bien devenir le quatrième plus jeune numéro un mondial de l'histoire. Saluons enfin la performance d'Alexander Levy pour refermer cette édition 2018 du Players Championship. L'incontestable numéro un français a manqué le cut pour un petit point, mais il a certainement beaucoup appris au contact des meilleurs golfeurs de la planète. Espérons qu'il continue de progresser pour éventuellement taper dans l’œil de Thomas Björn, capitaine de l'équipe européenne de Ryder Cup en France.

Le classement final (par 72) :

1.Webb Simpson (USA) : 270 (-18)
2.Charl Schwartzel (AfS) : 274 (-14)
-.Jimmy Walker (USA) : 274 (-14)
-.Xander Schauffele (USA) : 274 (-14)
5.Jason Day (Aus) : 275 (-13)
-.Jason Dufner (USA) : 275 (-13)

 

 

Safeway Open : Brendan Steele signe un doublé en ouverture

PGA Tour 2018David CHARPENET (Sport24)09/10/2017Mots clés : PGA Tour 2018, Brendan Steele, Chesson Hadley, Phil Mickelson, Tony Finau, Tyler Duncan, Tyrrell Hatton, Graham DeLaet, Mike Weir, Silverado, Napa, Safeway Open, FedEx Cup
Brendan Steele est encore le premier à dégainer en Californie (Zuma)
Brendan Steele est encore le premier à dégainer en Californie (Zuma)

      Brendan Steele réussit l'exploit de remporter deux fois de suite l'épreuve d'ouverture de la saison américaine en conservant son titre au Safeway Open, tout comme Hatton en Écosse un peu plus tôt. Tony Finau est deuxième devant Hadley et Mickelson.

Brendan Steele se sent vraiment comme chez lui sur le Silverado Resort & Spa de Napa (Californie). Après une victoire record l'an passé (-18), le Californien de 34 ans a récidivé cette année avec un doubléau Safeway Open pour ouvrir en fanfare la saison 2017-2018 du PGA Tour. C'était décidément la semaine des doublés, quelques heures après celui de Tyrrell Hatton à l'Alfred Dunhill Links Championship en Écosse. Leader dès le premier jour avec une carte de 65, le triple vainqueur sur le circuit a laissé la vedette au débutant Tyler Duncan pendant deux jours, pour mieux surprendre son monde avec un dernier tour bouclé en 69 dans le vent (personne n'a fait mieux que 68 dimanche). Au coude à coude avec Tony Finau après treize trous, Steele est resté froid comme l'acier avec deux birdies pour faire la différence au 16 et au 18. Avec cette victoire acquise avec deux coups d'avance, Brendan Steele est le premier leader de la FedEx Cup pour la deuxième année consécutive. «Je suis gâté de gagner le premier tournoi de l'année deux fois de suite, souriait le vainqueur. Je me sens à l'aise sur le parcours et c'était une belle semaine de golf. Je savais qu'il y aurait du vent et le dimanche est de toute façon la journée la plus difficile à gérer pour beaucoup de raisons. C'était vraiment difficile aujourd'hui.» 33e de la dernière FedEx Cup et donc resté aux portes du Tour Championship, Steele va certainement tenter de faire mieux et de viser la finale cette saison.

Mickelson sur le podium

La journée était difficile pour tout le monde, mais elle restera belle aussi pour Tony Finau, même si la fin de tournoi lui laissera un petit goût d'inachevé. Le gros frappeur de l'Utah était revenu à égalité avec Steele grâce à un birdie au 13, avant de concéder un indigeste double-bogey au 14. Son birdie du 18 (il a même putté pour eagle) permet au vainqueur du Puerto Rico Open 2016 de finir seul deuxième et de signer son quatrième podium en trois saisons. «Je suis content de la manière dont j'ai bataillé, soulignait-il. J'ai eu un eagle pour viser le playoff (ndlr : Finau est parti avant les dernières parties) et ce sont toujours des situations grisantes.» Chesson Hadley (auteur d'une carte de 61 record vendredi) et Phil Mickelson complètent le podium. C'est le 103e fois que Lefty monte sur la boîte et sa 27e troisième place en 27 saisons ! Le débutant Tyler Duncan, leader pendant deux jours, termine à une belle cinquième place aux côtés du Canadien Graham DeLaet qui ne succède pas au palmarès à son compatriote Mike Weir, vainqueur du dernier de ses huit titres en 2007.

Le classement final (par 72) :
1.Brendan Steele (USA) : 273 (-15)
2.Tony Finau (USA) : 275 (-13)
3.Phil Mickelson (USA) : 276 (-12)
-.Chesson Hadley (USA) : 276 (-12)
5.Graham DeLaet (Can) : 277 (-11)
-.Tyler Duncan (USA) : 277 (-11)

Ladies Open de France : Cristie Kerr s'impose en grande championne

Ladies European TourDavid CHARPENET (Sport24)08/10/2017Mots clés : Ladies European Tour, Cristie Kerr, Agathe Sauzon, Valentine Derrey, Azahara Muñoz, Azahara Munoz, Céline Herbin, Mathilde Claisse, Cassandra Kirkland, Chantaco, Saint-Jean-de-Luz, Lacoste Ladies Open de France, LET
Premier sacre en Europe pour Cristie Kerr qui a été éblouissante à Chantaco. (aso/pballet)
Premier sacre en Europe pour Cristie Kerr qui a été éblouissante à Chantaco. (aso/pballet)


Après avoir ébloui le public de Chantaco jeudi avec une carte de 62, la star américaine Cristie Kerr a remporté l'Open de France en dominant le tournoi de bout en bout malgré la météo capricieuse vendredi. Trois Françaises sont dans le top 10 derrière la brillante Agathe Sauzon.

Une démonstration ! L'Américaine Cristie Kerr a délivré une véritable leçon de golf pendant toute la semaine à Chantaco pour remporter sans sourciller l'Open de France. La Floridienne de 39 ans a tout de suite tapé du bois sur le fairway avec une éblouissante carte de 62 sans faute en ouverture ! Empêchée de jouer vendredi par la pluie intense, la double lauréate en Majeur a remis ça vendredi avec une carte de 64 dénuée de bogey ! Moins en vue après le cut avec ses trois premiers bogeys sur ses neuf premiers trous du troisième tour samedi après-midi, la gagnante sur le LPGA Tour... à 19 reprises (!), a écœuré ses adversaires dimanche matin pour finir son troisième tour avec notamment un eagle au 18 en rentrant un coup de fer 8 sur ce par 4 final. De quoi démarrer le dernier tour confortablement... avec neuf longueurs d'avance ! Gestionnaire, Cristie Kerr a joué dix-sept pars et un birdie au 15 pour dérouler tranquillement les dix-huit trous du parcours de Saint-Jean-de-Luz comme à la parade !

Une pensée pour Cassandra Kirkland
Personnellement impliquée dans la lutte contre le cancer via sa fondation Birdies for Breast Cancer créée en 2003, L'Américaine n'a pas manqué de dédier sa victoire à Cassandra Kirkland, la golfeuse française décédée en avril dernier d'un cancer des poumons, et à un proche disparu ce mardi aux États-Unis. «J'ai joué pour moi, mais j'ai surtout joué pour eux. J'ai vraiment eu l'impression qu'un ange veillait sur moi cette semaine», déclarait-elle, en larmes, en recevant le trophée.

Trois Bleues dans le top 10

La Chinoise Yu-Lin Xi a fini sa semaine par huit birdies sur ses treize derniers trous pour signer une carte finale de 64 et terminer à quatre coups de Kerr, un exploit quand on sait que la joueuse espagnole de Solheim Cup Azahara Muñoz complète le podium à -8... à neuf coups de la gagnante ! Les Françaises ont brillé avec trois représentantes dans le top 10. La jeune Agathe Sauzon a réussi cinq birdies et un eagle sans faute dimanche pour son deuxième top 10 en carrière cette saison et sa meilleure place finale (6e). Valentine Derrey et Céline Herbin, lauréate en 2015, terminent elles aussi dans le top 10 (9e). Ariane Provot et Camille Chevalier finissent dans le top 20. Belle semaine également pour Justine Dreher qui avait débuté par un fantastique 65 jeudi, avant de rentrer petit à petit dans le rang à la 25e place, avec la golfeuse amateur Mathilde Claisse, 17 ans, et révélation du tournoi avec ses deux premières cartes sous les 70. Le Lacoste Open de France est une réussite sportive avec le sacre d'une championne mondialement reconnue et une nouvelle preuve du savoir-faire de Chantaco dont le parcours va continuer de s'améliorer dans les prochaines années.