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News Internationales de Golf

 

Safeway Open : Brendan Steele signe un doublé en ouverture

PGA Tour 2018David CHARPENET (Sport24)09/10/2017Mots clés : PGA Tour 2018, Brendan Steele, Chesson Hadley, Phil Mickelson, Tony Finau, Tyler Duncan, Tyrrell Hatton, Graham DeLaet, Mike Weir, Silverado, Napa, Safeway Open, FedEx Cup
Brendan Steele est encore le premier à dégainer en Californie (Zuma)
Brendan Steele est encore le premier à dégainer en Californie (Zuma)

      Brendan Steele réussit l'exploit de remporter deux fois de suite l'épreuve d'ouverture de la saison américaine en conservant son titre au Safeway Open, tout comme Hatton en Écosse un peu plus tôt. Tony Finau est deuxième devant Hadley et Mickelson.

Brendan Steele se sent vraiment comme chez lui sur le Silverado Resort & Spa de Napa (Californie). Après une victoire record l'an passé (-18), le Californien de 34 ans a récidivé cette année avec un doubléau Safeway Open pour ouvrir en fanfare la saison 2017-2018 du PGA Tour. C'était décidément la semaine des doublés, quelques heures après celui de Tyrrell Hatton à l'Alfred Dunhill Links Championship en Écosse. Leader dès le premier jour avec une carte de 65, le triple vainqueur sur le circuit a laissé la vedette au débutant Tyler Duncan pendant deux jours, pour mieux surprendre son monde avec un dernier tour bouclé en 69 dans le vent (personne n'a fait mieux que 68 dimanche). Au coude à coude avec Tony Finau après treize trous, Steele est resté froid comme l'acier avec deux birdies pour faire la différence au 16 et au 18. Avec cette victoire acquise avec deux coups d'avance, Brendan Steele est le premier leader de la FedEx Cup pour la deuxième année consécutive. «Je suis gâté de gagner le premier tournoi de l'année deux fois de suite, souriait le vainqueur. Je me sens à l'aise sur le parcours et c'était une belle semaine de golf. Je savais qu'il y aurait du vent et le dimanche est de toute façon la journée la plus difficile à gérer pour beaucoup de raisons. C'était vraiment difficile aujourd'hui.» 33e de la dernière FedEx Cup et donc resté aux portes du Tour Championship, Steele va certainement tenter de faire mieux et de viser la finale cette saison.

Mickelson sur le podium

La journée était difficile pour tout le monde, mais elle restera belle aussi pour Tony Finau, même si la fin de tournoi lui laissera un petit goût d'inachevé. Le gros frappeur de l'Utah était revenu à égalité avec Steele grâce à un birdie au 13, avant de concéder un indigeste double-bogey au 14. Son birdie du 18 (il a même putté pour eagle) permet au vainqueur du Puerto Rico Open 2016 de finir seul deuxième et de signer son quatrième podium en trois saisons. «Je suis content de la manière dont j'ai bataillé, soulignait-il. J'ai eu un eagle pour viser le playoff (ndlr : Finau est parti avant les dernières parties) et ce sont toujours des situations grisantes.» Chesson Hadley (auteur d'une carte de 61 record vendredi) et Phil Mickelson complètent le podium. C'est le 103e fois que Lefty monte sur la boîte et sa 27e troisième place en 27 saisons ! Le débutant Tyler Duncan, leader pendant deux jours, termine à une belle cinquième place aux côtés du Canadien Graham DeLaet qui ne succède pas au palmarès à son compatriote Mike Weir, vainqueur du dernier de ses huit titres en 2007.

Le classement final (par 72) :
1.Brendan Steele (USA) : 273 (-15)
2.Tony Finau (USA) : 275 (-13)
3.Phil Mickelson (USA) : 276 (-12)
-.Chesson Hadley (USA) : 276 (-12)
5.Graham DeLaet (Can) : 277 (-11)
-.Tyler Duncan (USA) : 277 (-11)

Ladies Open de France : Cristie Kerr s'impose en grande championne

Ladies European TourDavid CHARPENET (Sport24)08/10/2017Mots clés : Ladies European Tour, Cristie Kerr, Agathe Sauzon, Valentine Derrey, Azahara Muñoz, Azahara Munoz, Céline Herbin, Mathilde Claisse, Cassandra Kirkland, Chantaco, Saint-Jean-de-Luz, Lacoste Ladies Open de France, LET
Premier sacre en Europe pour Cristie Kerr qui a été éblouissante à Chantaco. (aso/pballet)
Premier sacre en Europe pour Cristie Kerr qui a été éblouissante à Chantaco. (aso/pballet)


Après avoir ébloui le public de Chantaco jeudi avec une carte de 62, la star américaine Cristie Kerr a remporté l'Open de France en dominant le tournoi de bout en bout malgré la météo capricieuse vendredi. Trois Françaises sont dans le top 10 derrière la brillante Agathe Sauzon.

Une démonstration ! L'Américaine Cristie Kerr a délivré une véritable leçon de golf pendant toute la semaine à Chantaco pour remporter sans sourciller l'Open de France. La Floridienne de 39 ans a tout de suite tapé du bois sur le fairway avec une éblouissante carte de 62 sans faute en ouverture ! Empêchée de jouer vendredi par la pluie intense, la double lauréate en Majeur a remis ça vendredi avec une carte de 64 dénuée de bogey ! Moins en vue après le cut avec ses trois premiers bogeys sur ses neuf premiers trous du troisième tour samedi après-midi, la gagnante sur le LPGA Tour... à 19 reprises (!), a écœuré ses adversaires dimanche matin pour finir son troisième tour avec notamment un eagle au 18 en rentrant un coup de fer 8 sur ce par 4 final. De quoi démarrer le dernier tour confortablement... avec neuf longueurs d'avance ! Gestionnaire, Cristie Kerr a joué dix-sept pars et un birdie au 15 pour dérouler tranquillement les dix-huit trous du parcours de Saint-Jean-de-Luz comme à la parade !

Une pensée pour Cassandra Kirkland
Personnellement impliquée dans la lutte contre le cancer via sa fondation Birdies for Breast Cancer créée en 2003, L'Américaine n'a pas manqué de dédier sa victoire à Cassandra Kirkland, la golfeuse française décédée en avril dernier d'un cancer des poumons, et à un proche disparu ce mardi aux États-Unis. «J'ai joué pour moi, mais j'ai surtout joué pour eux. J'ai vraiment eu l'impression qu'un ange veillait sur moi cette semaine», déclarait-elle, en larmes, en recevant le trophée.

Trois Bleues dans le top 10

La Chinoise Yu-Lin Xi a fini sa semaine par huit birdies sur ses treize derniers trous pour signer une carte finale de 64 et terminer à quatre coups de Kerr, un exploit quand on sait que la joueuse espagnole de Solheim Cup Azahara Muñoz complète le podium à -8... à neuf coups de la gagnante ! Les Françaises ont brillé avec trois représentantes dans le top 10. La jeune Agathe Sauzon a réussi cinq birdies et un eagle sans faute dimanche pour son deuxième top 10 en carrière cette saison et sa meilleure place finale (6e). Valentine Derrey et Céline Herbin, lauréate en 2015, terminent elles aussi dans le top 10 (9e). Ariane Provot et Camille Chevalier finissent dans le top 20. Belle semaine également pour Justine Dreher qui avait débuté par un fantastique 65 jeudi, avant de rentrer petit à petit dans le rang à la 25e place, avec la golfeuse amateur Mathilde Claisse, 17 ans, et révélation du tournoi avec ses deux premières cartes sous les 70. Le Lacoste Open de France est une réussite sportive avec le sacre d'une championne mondialement reconnue et une nouvelle preuve du savoir-faire de Chantaco dont le parcours va continuer de s'améliorer dans les prochaines années. 

 

USPGA : Justin Thomas à son tour parmi les grands

USPGA 2017David CHARPENET (Sport24)14/08/2017
Premier titre en Majeur pour Justin Thomas avec le trophée de l'USPGA. (Zuma)
Premier titre en Majeur pour Justin Thomas avec le trophée de l'USPGA. (Zuma)

      Justin Thomas remporte l'USPGA à Quail Hollow avec deux coups d'avance sur un trio emmené par l'Italien Francesco Molinari. À 24 ans, c'est le premier Majeur pour le grand ami de Jordan Spieth. Alexander Levy n'a pas passé le cut du dernier Majeur de la saison.

L'Américain Justin Thomas rentre à son tour dans la cour des grands avec un premier succès en Majeur ! Alors que tout le monde fantasmait sur le Grand Chelem possible de son compatriote Jordan Spieth (28e après une semaine plutôt terne), qui serait devenu le plus jeune golfeur de tous les temps à réussir cet exploit en cas de succès cette semaine devant Tiger Woods, c'est finalement son ami d'enfance Justin Thomas qui a soulevé le trophée Wanamker. À 24 ans, c'est le premier succès en Majeur pour le golfeur du Kentucky. C'est déjà la troisième victoire pour Thomas depuis le début de saison et sa cinquième en trois ans ! C'est de loin la plus belle, mais contrairement au dernier US Open qu'il a mal géré au final, la pression n'a cette fois en rien altéré la machine du Kentucky. «J'ai été incroyablement calme tout le week-end et tout dimanche, expliquait-il. J'avais vraiment la sensation que j'allais gagner.» Le début de journée a pourtant été délicat à négocier et il a fallu repousser les stars du circuits pour finir avec deux coups d'avance sur un trio composé de son compatriote Patrick Reed, de l'Italien Francesco Molinari et du Sud-Africain Louis Oosthuizen, 

Le destin a couronné le talent
Le golfeur de Louisville a débuté par deux bogeys sur ses trois premiers trous pour laisser filerKevin Kisner et Chris Stroud, solides leaders après leurs parcours aller. Mais un parcours retour parfaitement maîtrisé a couronné le meilleur joueur de la semaine. C'est dès le par 5 du trou numéro dix que le destin a semblé vouloir désigner Justin Thomas vainqueur du 99e USPGA avec un putt pour birdie miraculeux. Après trois mètres d'une roule parfaite, la balle a suspendu son vol au-dessus de la coupelle... avant de disparaître comme par magie ! Un chip rentré au 13 rappellera que c'est bel et bien Thomas qui est allé chercher ce titre avec ses tripes et son talent et pas un quelconque coup de pouce du destin. Un dernier birdie au 17 achèvera les derniers espoirs de ses adversaires et son anecdotique bogey au 18 (son troisième de la journée tout de même !) n'enlèvera rien à la beauté de cette victoire.

Pas de cut pour Levy
Thomas revient à la deuxième place de la FedEx Cup derrière le Japonais Hideki Matsuyama (5e à Charlotte après son sacre de la semaine dernière)... et juste devant Jordan Spieth. Ces deux jeunes loups US vont assurément être les piliers de l'équipe américaine de Ryder Cup de ces prochaines saisons et promettent bien des sueurs froides aux capitaines européens. Seuls six Européens terminent dans le top 30 de ce dernier Majeur de la saison, même si les confirmés Francesco Molinari (2e), Henrik Stenson et Paul Casey (13es) tout comme Rory McIlroy et Ian Poulter (22es) n'ont pas démérité. Alexander Levy, seul Français en lice cette semaine, n'a pas passé le cut. Le Varois rêve d'une présence à la Ryder Cup 2018 en France, il lui faut maintenant briller dans ce genre d'événement pour convaincre son capitaineThomas Björn. Un top 10 en Majeur l'an prochain, comme celui du jeune Anglais Jordan L. Smith (vainqueur du Challenge Tour 2016 ) à qui Levy n'a rien à envier, serait un bon exemple à suivre...

Le classement final (par 71) :
1.Justin Thomas (USA) : 276 (-8)
2.Francesco Molinari (Ita) : 278 (-6)
-.Louis Oosthuizen (AfS) : 278 (-6)
-.Patrick Reed (USA) : 278 (-6)
5.Rickie Fowler (USA) : 279 (-5)

-.Hideki Matsuyama (Jap) : 279 (-5) 

 

Open britannique : Jordan Spieth, l’incroyable miracle

Open britannique 201723/07/2017
Jordan Spieth avec la Claret Jug. Dans trois semaines à Quail Hollow, au PGA Championship, il aura l'occasion de remporter le quatrième et dernier tournoi du Grand Chelem. Le seul qui manque désormais à son tableau de chasse. (Photo F.Froger / D5)
Jordan Spieth avec la Claret Jug. Dans trois semaines à Quail Hollow, au PGA Championship, il aura l'occasion de remporter le quatrième et dernier tournoi du Grand Chelem. Le seul qui manque désormais à son tableau de chasse. (Photo F.Froger / D5)

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Leader avec trois coups d’avance au départ du dernier tour, le Texan a bien failli laissé échapper la Claret Jug au profit de son compatriote Matt Kuchar. Il compte aujourd’hui plus de Majeurs à son palmarès qu’un certain Tiger Woods au même âge.

Lionel VELLA (Figaro Golf), au Royal Birkdale (Angleterre)

Dans un style totalement opposé au triomphe d’Henrik Stenson l’an passé en Ecosse à Troon, théâtre d’un bras de fer désormais légendaire avec Phil Mickelson, le duel offert ce dimanche au Royal Birkdale entre Jordan Spieth et Matt Kuchar a lui aussi sa place au Panthéon du golf. En tête de gondole au rayon des… miracles. 

Porté par une force divine
Si solide depuis le premier jour avec notamment deux cartes de 65 (-5) sans erreur, le Texan est apparu livide sur le tee de départ du 1 à 14h30 locale (15h30 en France). Un constat étonnant, lui le lauréat jusque-là de déjà dix tournois sur le PGA Tour depuis son passage chez les pros en 2012, mais néanmoins vérifié dès le premier coup de fer avec une balle se perdant à gauche dans le rough. Bogey quelques mètres plus loin au 1. Ne trouvant que deux fairways sur ses neuf premiers trous, Spieth accumule les erreurs : putt mal lu au 3, deux fois trois putts au 4 puis au 9, avec en prime, une vilaine virgule sur ce dernier. Le kid de Dallas est anesthésié alors que Matt Kuchar, 39 ans, hyper sérieux sans être génial avec deux birdies pour deux bogeys, revient à hauteur à -8 à mi-parcours. Le Floridien prend même un point d’avance au 13 à l’issue d’un invraisemblable scénario. Le coup de drive de Spieth se perd ainsi dans les dunes à droite et, jugeant sa balle injouable, décide d’aller se droper sur le practice en amont de l’obstacle, complètement excentré. Comme porté par une force divine, il parvient pourtant à signer un bogey. 

Les images du Masters 2016
C’est là que le miracle prend toute sa forme. Sur le par 3 du 14, Spieth est à un souffle de réaliser le trou en un. Il se contente du birdie et enchaîne à partir de cet instant un florilège de coups magiques. Cet eagle au 15 avec ce putt de 14,3 mètres en est le parfait exemple. Il est de nouveau aux commandes avec un coup d’avance puis deux sur un autre birdie au 16 grâce à une ficelle de presque sept mètres. L’écart passe finalement à trois coups après un ultime bogey de Kuchar au 18. Trois coups, comme le matelas de points dont jouissait Spieth quatre heures auparavant !
Avec la Claret Jug, Spieth, déjà détenteur de la veste verte du Masters et de l’US Open décrochés la même année (2015), est désormais le deuxième joueur après Jack Nicklaus à afficher autant de succès en Majeurs avant 24 ans. Même Tiger Woods n’a pas fait aussi bien. Cette victoire vient aussi effacer la déroute d’avril 2016 au Masters quand Spieth avait littéralement offert sur un plateau le tournoi à l’Anglais Danny Willett après s’être sabordé sur le par 3 du 12 avec un horrible quadruple bogey ! 
« Quelle journée ! s’exclame le vainqueur. Cela a été mouvementé. J'ai dit à Michael (son caddie) et à Jay (son agent) après la partie que dix-sept pars et un birdie auraient été bien aussi. Cette victoire, je la dois au gars qui porte mon sac. Il a eu une grande influence sur le résultat final. Comme vous pouvez l'imaginer, des pensées négatives se sont glissées dans la tête. J’étais tellement confiant et puis tout a déraillé. En fait, il a fallu un bogey (au 13) pour revenir dans la partie. Mais c’est vrai qu’à ce moment-là, les images du Masters 2016 me sont revenus. Heureusement, l’histoire s’est beaucoup mieux terminée. A 23 ans, ce qui m’arrive est tout simplement incroyable. »

"Jordan, un très grand champion"
Evidemment, le son de cloche est forcément différent chez Matt Kuchar. Le grand gaillard aux sept victoires sur le PGA Tour et aux donc désormais huit tops 10 en Majeurs tente de faire illusion. Mais au fond de lui, la blessure est immense. 
« C’est difficile d’expliquer ce qui se passe dans ma tête en ce moment, avoue-t-il. C'est écrasant. Ça fait mal. C’était vraiment excitant et même frissonnant d'avoir bien joué, de batailler comme ça. Vous travaillez si fort pour accéder à ce genre de moment et d’avoir cette chance de faire l'histoire en gagnant un Majeur. Les opportunités pour y parvenir sont tellement rares. Mais c’est comme ça, Jordan (Spieth) est un très grand champion. C’est, je dois bien l’avouer, assez impressionnant de voir un garçon jouer de cette façon. Tout ce que vous pouvez vraiment faire est de vous incliner, tirer votre chapeau et de dire : « bien joué ». Il n’y a rien d’autre à ajouter après cela. »
La prochaine étape pour Jordan Spieth ? Le PGA Championship, le dernier Majeur de la saison, programmé dans trois semaines à Quail Hollow (Caroline du Nord). S’il parvient à faire le doublé British-USPGA, comme Rory McIlroy en 2014, le Texan, qui aura 24 ans le 27 juillet prochain, affichera à son palmarès personnel les quatre tournois du Grand Chelem. Seuls cinq immenses champions sont parvenus à réaliser cet exploit : Gene Sarazen, Ben HoganGary PlayerJack Nicklaus et Tiger Woods

Cuit physiquement
Loin de cette piste aux étoiles, Michaël Lorenzo-Vera, le seul français à avoir franchi le cut vendredi soir, termine à la 67e place finale. Son bilan est évidemment mitigé mais le Basque, qui a touché de près cette semaine à Southport le très haut niveau, veut combler le retard qui existe entre lui et les meilleurs joueurs mondiaux. 
« Je sais où j’en suis, commente-t-il, très lucide. Je ne pouvais pas faire mieux. Je n’avais pas le jeu dans les mains. En fait, j’étais cuit physiquement, à force de penser, réfléchir, de se battre à penser aux coups à venir… Tout cela, ce sont des calculs… Quand on n’est pas à 100 % physiquement, on n’y arrive pas. Même si j’estime avoir bien évolué. Il faut que je passe maintenant un gros palier à ce niveau car sinon, ça ne le fera pas. C’est évident. De ce premier Majeur, je retiens surtout que je suis là, et c’est déjà bon signe. J’ai réussi, dans les conditions les plus compliquées, à faire une grosse partie de golf le vendredi (70). Sous la pluie et dans le vent. Je vais retenir aussi beaucoup de choses à travailler. Quand je vois la forme physique des plus grands joueurs mondiaux… Même si je bosse bien, j’en suis encore loin. Il va falloir mettre un coup dans ce secteur. Techniquement, il va falloir aussi être meilleur. Mais au niveau de l’attitude, j’ai été très bon. C’est un très bon point positif. »
On retrouvera l’un des meilleurs golfeurs tricolores de la saison en République Tchèque à la fin août ou en Suisse au tout début du mois de septembre, à Crans-sur-Sierre. Entretemps, il aura rechargé les accus en famille du côté de Biarritz, pour quelques jours de repos bien mérité !

Classement complet (Par 70) :
1. Jordan Spieth (USA) 268 (-12)
2. Matt Kuchar (USA) 271 (-9)
3. Haotong Li (Chn) 274 (-6)
4. Rory McIlroy (IdN) 275 (-5)
-. Rafael Cabrera-Bello (Esp) 275 (-5)
...
62. Michaël Lorenzo-Vera (Fra) 286 (+5)

 

 

Porsche European Open : Alexander Levy s'impose en playoff

European Tour 2016David CHARPENET (Sport24)25/09/2016
Et de trois pour Alexander Levy. (Zuma)
Et de trois pour Alexander Levy. (Zuma)

 

Brillant pendant deux tours, Alexander Levy a su se montrer bagarreur dimanche pour arracher la victoire du Porsche European Open en playoff face au valeureux Ross Fisher. Grégory Havret termine dans le top 10.

Alexander Levy a réellement quelque chose à part dans le paysage golfique français ! El Toro avait déjà remporté deux tournois de l'European Tour en une saison, un exploit jamais réalisé par un Français, alors qu'il n'avait que 24 ans. Deux ans plus tard, Levy signe son troisième succès en carrière, quatre mois après une blessure au poignet. C'est la deuxième fois que Levy remporte un tournoi raccourci. Au Portugal en 2014, l'épreuve avait dû être interrompue après 36 trous. Cette fois, c'est après trois tours que le Varois a pu savourer son triomphe. Insolant de facilité pendant 36 trous joués en 125 coups (record de la saison pulvérisé) sans le moindre bogey, la forteresse Levy a commencé à se craqueler dès le premier trou du dimanche avec son premier bogey de la semaine. 

Fisher et Levy coup pour coup
Au départ du trou numéro 16, Levy comptait encore trois coups d'avance sur son dauphin Ross Fisher. Mais avec un coup de départ manqué et un mauvais trois putts pour un bogey, conjugué à un birdie du Britannique, l'écart avait soudain fondu à un coup sous le chaud soleil bavarois avec deux trous à jouer. Sur le par 4 du 18, le Français balançait son deuxième coup derrière la tribune et concédait le bogey, alors que Fisher voyait son putt pour birdie manquer la cible de quelques millimètres (comme au 17 d'ailleurs !). Dans un tournoi réduit à trois tours à cause des épais brouillards matinaux des premiers jours, les deux protagonistes du playoff avaient visiblement besoin de jouer un peu plus de 54 trous cette semaine !

Levy extatique
C'est au 56e trou que le Varois faisait enfin la différence avec une partition parfaite. Coup de bois 3 plein fairway, green touché en deux et putt de la victoire... de 7 mètres ! Un putt magique qui rendait extatique le Tricolore qui rentrait dans une transe communicative avec Grégory Havret, un des rares Bleus encore sur place pour féliciter son jeune compatriote. Tout près de la victoire en Italie la semaine dernière, Levy est enfin un triple vainqueur de l'European Tour, rejoignant ainsi Grégory Havret (pas rancunier donc) et Jean-François Remésy (que l'on n'imagine pas rancunier non plus).

Havret et Lorenzo-Vera sécurisent leurs cartes 
Grégory Havret avait lui aussi des raisons d'être heureux, en plus de voir un Français s'imposer. Le natif de La Rochelle accroche le top 10 après une dernière carte de 65 sans bogey. Le néo-Bordelais n'a d'ailleurs concédé que deux bogeys cette semaine, un de plus que le métronomique et non moins malheureux Fisher. Seulement 106e de la Race to Dubaï avant le tournoi, Havret sécurise sa carte pour la saison prochaine. Mission accomplie également pour Mike Lorenzo-Vera qui jouera sur l'European Tour la saison prochaine avec sa 13e place à Bad Griesbach, grâce à un dernier tour bouclé en 64 coups (seul Fisher a fait aussi bien). Levy lui peut maintenant regarder vers le top 30 de la Race to Dubaï pour jouer tous les tournois jusqu'à la fin de saison, dont le prestigieux WGC-HSBC avant les Final Series. Bravo M. Levy !

Le classement final 

1.Alexander Levy (Fra) : 194 (-19) Vainqueur après deux trous de playoff
2.Ross Fisher (Ang) : 194 (-19)
3.Michael Jonzon (Suè) : 197 (-16)
4.Robert Karlsson (Suè) : 197 (-16)
5.Bernd Wiesberger (Aut) : 198 (-15)

7.Grégory Havret (Fra) : 200 (-13)
13.Mike Lorenzo-Vera (Fra) : 201 (-12)

36.Raphaël Jacquelin (Fra) : 205 (-8)
39.Thomas Linard (Fra) : 206 (-7)

 

Tour Championship : Rory McIlroy rafle les mises

PGA Tour 2016David CHARPENET (Sport24)26/09/2016
Première FedEx Cup pour McIlroy qui fait le coup double à East Lake. (Panoramic)
Première FedEx Cup pour McIlroy qui fait le coup double à East Lake. (Panoramic)

 

Rory McIlroy réussit un fabuleux doublé en remportant le Tour Championship après quatre trous de playoff face à l'Américain Ryan Moore, ainsi que la FedEx Cup au détriment d'un autre Américain, Dustin Johnson. La Ryder Cup est déjà lancée !

Rory McIlroy est le grand vainqueur de la saison américaine ! Le Nord-Irlandais remporte la finale du Tour Championship après quatre trous de playoff face à l'Américain Ryan Moore, sans oublier son compatriote Kevin Chappell (éliminé dès le premier passage supplémentaire au 18). Profitant de l'effondrement de Dustin Johnson, McIlroy empoche également les dix millions de dollars de bonus promis au vainqueur du classement général de la FedEx Cup. C'est la septième année de suite que le vainqueur à East Lake voit son succès doublé de la FedEx Cup ! Après trois premiers trous de playoffs partagés entre les deux derniers protagonistes (18, 18 et 15), c'est finalement au 16, là où il venait deux heures plus tôt de rentrer un coup de wedge de 120 mètres pour eagle, que McIlroy allait faire la différence avec un putt final de quatre mètres pour birdie. 

Une nouvelle ligne au palmarès de McIlroy

Impressionnant de régularité avec son petit jeu et notamment son putting, Moore craquait sur son 76e trou en manquant un chip osé depuis la première frange de coupe du pré-green. Obligé de rentrer un putt de huit mètres pour rester en vie, l'Américain le rentrait ! McIlroy devait alors à son tour réussir son putt de quatre mètres pour ne pas jouer un cinquième trou de playoff. Le putter de l'ex-numéro un mondial ne tremblait pas et le viscéral «Come on» qui s'en suivait rappelait l'immense enjeu de cette finale du PGA Tour avec le classement général de la FedEx Cup en prime. Au moment de soulever les deux trophées, c'est d'ailleurs largement celui de la FedEx Cup qui avait les faveurs du Britannique au bord des larmes. Il ne lui reste plus que le Masters pour finaliser son armoire des plus beaux trophées du golf déjà bien garnie avec la Race to Dubaï, les trois autres Majeurs et des WGC notamment. «C'est incroyable, commentait-il. J'ai bien joué toute la semaine. Je me suis concentré sur le fait de gagner le Tour Championship, sans penser à ce que pourrait faire les autres.»

Johnson s'effondre au 12
Car Rory McIlroy n'avait pas son destin en mains cette semaine. Sorti du top 5 de la FedEx Cup par Paul Casey lors du dernier tournoi avant le Tour Championship, le Nord-Irlandais avant besoin du faux-pas de Dustin Johnson, leader après 54 trous et souverain depuis le début du tournoi. Le triple vainqueur cette saison a craqué sur son parcours retour avec huit birdies et un double-bogey sur le par 4 du trou numéro 12, pour une insuffisante sixième place finale. Avec trois putts à moins de deux mètres au 12, le vainqueur de l'US Open 2016 a connu la même mésaventure que lors de l'US Open 2015 qu'il avait offert à Jordan Spieth. Tiger Woods reste donc le seul à avoir gagné la même saison un tournoi WGC, un Majeur et la FedEx Cup (en 2007). Parmi les trois membres du playoff, seul McIlroy pouvait empêcher Johnson d'être l'incontestable roi de la saison. Mauvaise pioche !

Moore favori pour le dernier billet

L'inversion des parcours aller et retour de East Lake décidé cette année a offert un magnifique suspense et démontre une nouvelle fois la capacité du PGA Tour à se moderniser. Mais les regards du golf mondial vont maintenant se diriger vers Hazeltine où se déroulera la Ryder Cup à partir de vendredi. Ryan Moore devrait d'ailleurs se consoler dès lundi avec une sélection et le 24e billet après sa démonstration qui ne devrait pas laisser insensible Davis Love III. Bubba Watson, 10e, a perdu des points, Justin Thomas et Jason Dufner ont été légèrement insuffisants et Kevin Chappell a démontré qu'il était un petit cran en-dessous de Moore. McIlroy sera bien là à Hazeltine et le public promet d'être bien présent également après s'est bien échauffé avec des «Rory» qui succédaient aux «USA». Le dernier tournoi de la saison du PGA Tour a été véritablement grandiose et on attend une Ryder Cup dans la même veine. 

Le classement final (par 70) :
1.Rory McIroy (IrN) : 268 (-12) Vainqueur après quatre trous de playoff
2.Ryan Moore (USA) : 268 (-12)
-.Kevin Chappell (USA) : 268 (-12)
4.Paul Casey (Ang) : 271 (-9)

5.Hideki Matsuyama (Jap) : 274 (-6) 

US Open : Dustin Johnson prend sa revanche en Majeur

US Open 2016David CHARPENET (Sport24)20/06/2016Mots clés : US Open 2016, Dustin Johnson, Jim Furyk, Scott Piercy, Shane Lowry, Sergio Garcia, Branden Grace, Grégory Bourdy, Gary Stal, Romain Wattel, Oakmont
Premier Majeur mérité pour Dustin Johnson (F. Froger / D5)
Premier Majeur mérité pour Dustin Johnson (F. Froger / D5)

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Après avoir plusieurs fois craqué dans les derniers tours des Majeurs, Dustin Johnson a enfin remporté son premier tournoi du Grand Chelem en dominant l'US Open à Oakmont. Grégory Bourdy signe son premier Top 20 en Majeur.

Dustin Johnson l'a fait ! Le talenteux américain a enfin remporté son premier Majeur après avoir laissé filer plusieurs titres en Grand Chelem ces dernières saisons. C'est une véritable revanche à l'US Open puisqu'il avait concédé trois putts au 18 l'année dernière pour offrir le titre à Jordan Spieth. Si le green du 18 lui a été fatal en 2015, c'est celui du 5 qui aurait pu lui coûter très cher cette fois. Les images ont montré une balle qui a bougé sur le green alors que Johnson préparait son putt. Aucune pénalité n'a été appelée sur le moment, mais les commissaires sont venus voir Johnson au départ du trou numéro 12 pour lui signifier qu'ils en discuteraient avec lui... après le tournoi ! Le numéro six mondial a eu le mérite de rester concentré tout le reste de la journée et son point de pénalité infligé après le green du 18 n'aura finalement qu'un importance symbolique. C'est un incident d'autant plus incroyable qu'une mésaventure presque similaire est arrivée à Shane Lowry samedi matin pour un point de pénalité immédiat.

Dustin Johnson au-dessus du lot

Ce fait de jeu ne doit pas éclipser la performance de Dustin Johnson qui s'impose finalement avec trois coups d'avance sur l'Irlandais Shane Lowry et les Américains Scott Piercy et Jim Furyk, ce dernier étant auteur de la performance du jour (66). C'est la 10e victoire de Johnson qui s'est même permis de planter le mât du 18 pour son seul birdie du retour. Histoire de rappeler qu'il était bien le plus fort sur le parcours d'Oakmont qui aura fait des dégâts dans des conditions très humides en début de semaine et de plus en plus sèches le week-end. «Je savais que je swinguais bien, expliquait le vainqueur. Je me suis juste dit que c'était moi contre le parcours et que je ne pouvais pas contrôler ce que faisaient les autres. Ça fait du bien. Je sens que c'est mérité. J'ai eu beaucoup d'opportunités que j'ai manquées. Donc celle à fait vraiment du bien.» Pourtant connu pour être un des plus gros frappeurs du monde, l'Américain de 31 ans n'a signé qu'un birdie sur les huit passages sur des par 5 cette semaine. Pas de doute, il a encore de la marge et ses adversaires sont prévenus pour le reste de la saison.

Day à l'attaque, Spieth et McIlroy décevants
De tous ses adversaires, c'est l'Irlandais Shane Lowry qui s'est montré le plus valeureux en démarrant la journée avec quatre points d'avance. Mais l'Irlandais a concédé sept bogeys sur son denier tour, dont trois de suite du 14 au 16. Jim Furyk était parti de trop loin et Scott Piercy a lui aussi craqué à la fin avec deux bogeys sur ses trois derniers trous. Au pied du podium, Sergio Garcia a également souffert en fin de tournoi avec trois bogeys de suite du 14 au 16. On attendait beaucoup du trio royal du golf mondial. Mais seul Jason Day a répondu présent avec une huitième place finale (+2). Rory McIlroy n'a pas passé le cut et Jordan Spieth n'a pas joué une seule journée sous le par avec une 37e place finale (+9). Le numéro un mondial est monté en puissance dans la semaine et il a même fait espérer un incroyable dénouement en rentrant un chip pour eagle au 12 et un birdie dans la foulée au 13. Mais alors qu'il semblait sur un nuage, il s'ensablait au 17 avec une première sortie de bunker trop longue qui finissait dans le bunker d'en face. Et le numéro un mondial s'y reprenait à deux fois pour sortir du deuxième bunker, voyant du même coup s'envoler ses derniers fols espoirs de titres avec ce double-bogey.

Premier Top 20 en Majeur pour Bourdy
Côté Français, le bilan est plutôt bon avec le premier Top 20 en Majeur pour Grégory Bourdy. Le Bordelais repart néanmoins déçu après être passé à côté d'une grosse performance puisqu'il était sur le podium à mi-tournoi. Romain Wattel n'a signé aucun birdie lors de son dernier tour pour finir au-delà du 60e rang (63e, +17). Le jeune Gary Stal a manqué le cut de son premier Majeur d'un petit coup. 

Le résultat final (par 70) :

1.Dustin Johnson (USA) : 276 (-4)
2.Jim Furyk (USA) : 279 (-1)
-.Scott Piercy (USA) : 279 (-1)
-.Shane Lowry (Irl) : 279 (-1)
5.Sergio Garcia (Esp) : 280 (par)
-.Branden Grace (AfS) : 280 (par)

18.Grégory Bourdy (Fra) : 286 (+6)

63.Romain Wattel (Fra) : 286 (+6)

Retrouvez le classement final avec Figaro Golf

 

WGC-Dell Match Play : Jason Day, l'incontestable numéro un

PGA Tour 2016David CHARPENET (Sport24)28/03/2016

Champion du monde et numéro un mondial ! Belle semaine pour Jason Day.(Photo AFP)Champion du monde et numéro un mondial ! Belle semaine pour Jason Day.(Photo AFP)
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     - Jason Day récupère sa place de numéro un mondial en s'adjugeant son deuxième championnat du monde de match play en trois ans aux dépens de Louis Oosthuizen en finale (5&4). Dubuisson n'est pas sorti des phases de groupes.

L'AustraliDay n'a pas tremblé en finale du WGC-Dell Match-Play pour être couronné une deuxième fois en trois ans champion du monde de match play. Le golfeur du Queensland s'est permis le luxe de sortir le tenant du titre Rory McIlroy en demi-finale (1 up), avant de terrasser le Sud-Africain Louis Oosthuizen en finale (5&4). Invaincu dans ce nouveau format de compétition établi en 2015 et composé d'une phase de groupes et d'un tableau à élimination directe dès les huitièmes de finale, Day a survolé la semaine malgré un dos douloureux dès les phases de poules. « À chaque fois que je m'échauffais, j'étais au bord d'abandonner, avouait-il. Mais je ne voulais pas parce que je savais que j'avais sept joueurs à battre pour gagner le trophée. Et j'avais tellement envie de gagner ! Je sentais que si je continuer à pouvoir jouer comme ça, je pouvais gagner le tournoi. C'est ce qui m'a permis de continuer. » L'entourage de Day aurait peut-être aimé qu'il abandonne pour ménager son dos avant le Masters (7-10avril), tout comme ses adversaires...

Quatre de suite pour les Australiens

Avec un deuxième succès de suite, une semaine après le Arnold Palmer Invitational, Jason Day récupère sa place de numéro un mondial aux dépends du jeune Américain Jordan Spieth, battu en huitième de finale par Louis Oosthuizen (4&2). La lutte à trois s'annonce passionnante avec Rory McIlroy prêt à faire mieux que compléter le podium planétaire. La demi-finale entre Day et McIlroy restera d'ailleurs un des grands moments de cette semaine avec une courte victoire pour le numéro un mondial (1 up). C'est la quatrième victoire de suite sur le PGA Tour d'un Australien, qui dominent la FedEx Cup, puisque le doublé de Day succède au doublé d'Adam Scott ! Les Jeux olympiques boostent visiblement les golfeurs des Antipodes cette saison !




Cabrera-Bello domine McIlroy

Rory McIlroy avait l'occasion de terminer troisième du WGC-Dell Match Play en affrontant le surprenant espagnol Rafa Cabrera-Bello dans la finale des battus. Mais le golfeur des Canaries a confirmé son retour au premier plan en arrachant la troisième place au détriment du Nord-Irlandais (3&2). Après deux deuxièmes places sur le Desert Swing comptant pour le circuit européen et un nouveau podium sur un trournoi aussi prestigieux que le championnat du monde de match play, Cabrera-Bello se qualifie pour son premier Masters. « Je n'ai jamais joué le Masters, alors que c'est le tournoi qui m'a donné envie de passer professionnel, salivait-il en pensant à Augusta. » Malgré une ultime défaite, McIlroy positivait lui aussi à deux semaines du Masters : « C'est une bonne semaine et je suis content de mon niveau de jeu à l'approche d'Augusta. » Jason Day peut lui aussi s'estimer heureux de son niveau de jeu malgré un doc en vrac et on imagine aisément ce que ça peut donner au prochain Masters en pleine possession de ses moyens...

Dubuisson à l'abordage

Seul Français qualifié pour ce tournoi réservé aux 64 meilleurs golfeurs de la planète, Victor Dubuisson n'a pas réussi à sortir des phases de poules, malgré une victoire initiale face à Justin Thomas. Dans un groupe dominé par Jordan Spieth, qui évoluait devant ses fans texans, le Cannois n'a pas démérité avec des coups spectaculaires. Son attaque à outrance faisait plaisir à regarder, mais son niveau de jeu actuel ne lui permet peut-être pas encore de tenter des coups de folie comme en finale de cette même épreuve en 2014 ou lors de la dernière Ryder Cup, voire de ses deux victoires au Turkish Airlines Open. Le meilleur Français depuis trois ans sera bel et bien au Masters avec de l'ambition.

WGC-Cadillac : Adam Scott champion du monde sur sa lancée

PGA Tour 2016David CHARPENET (Sport24)07/03/2016

Deuxième succès en quinze jours pour Adam Scott. (Photo AFP)Deuxième succès en quinze jours pour Adam Scott. (Photo AFP)

 

VIDEO - Adam Scott gagne un deuxième tournoi de suite en remportant le prestigieux WGC-Cadillac Championship devant le gratin du golf mondial. L'Australien s'est remis de deux double-bogeys initiaux dimanche pour coiffer Bubba Watson et Rory McIlroy sur le fil.

Adam Scott commence à se sentir comme chez lui en Floride ! Déjà vainqueur la semaine dernière de son premier tournoi floridien au Honda Classic, l'Australien de 35 ans récidive avec un deuxième succès d'affilée pour débuter le Florida Swing 2016 ! Cette fois, c'est devant toute l'élite du golf planétaire que l'ancien numéro un mondial a laissé éclater son talent. Déjà auteur d'un quadruple-bogey le samedi de son sacre à Palm Beach Gardens, le golfeur d'Adelaïde a encore joué avec les émotions de ses supporters en concédant deux double-bogeys sur ses cinq premiers trous dimanche ! Il aurait fallu être totalement inconscient pour parier sur une victoire du lauréat du Masters 2013 à ce moment-là. Et pourtant... Avec six birdies sur ses neuf trous suivants et quelques erreurs de Rory McIlroy au passage, le pilier de l'équipe internationale de Presidents Cup se retrouvait en tête au départ du 18 ! Mais là encore, le destin a bien failli basculer. 



Un suspense jusqu'au 18
Alors que son partenaire de jeu Phil Mickelson envoyait un drive horrible 50 mètres à droite, Scott envoyait un missile (presque) parfait qui terminait néanmoins sa course au pied d'un arbre malicieusement placé en bordure de fairway. Obligé de taper un coup en fade par dessus l'obstacle d'eau depuis le rough pour arracher un bout de green (un cauchemar !), la balle se stoppait dans l'obstacle... à un mètre de la pièce d'eau ! Il fallait dès lors réussir un chip-putt pour éviter un périlleux playoff face à ce diable de Bubba Watson. Imperturbable, Adam Scott ne manquait pas l'occasion de signer la treizième victoire de sa carrière sur le PGA Tour. « L'expérience de ces dernières semaines m'a beaucoup servi, confiait-il. Le parcours est vraiment difficile et j'ai tremblé jusqu'au bout. Sur mon deuxième coup du 18, je pensais que le vent était suffisamment fort pour me permettre d'atteindre un bout de green. J'ai eu un peu de réussite parce que le lie était plutôt bon pour mon chip. » Avec un deuxième trophée sur une épreuve WGC en carrière et un deuxième succès de suite, Scott s'envole au classement de la FedEx Cup !

McIlroy en panne de birdie
Devenu subitement une spécialité britannique avec quatre triomphes sur les six derniers tournois estampillés WGC, Rory McIlroy et Danny Willett ont bien failli perpétuer la nouvelle tradition. Parti avec trois coups d'avance sur Dustin Johnson (auteur d'un 79 dimanche !) et Adam Scott, McIlroy a malheureusement dû attendre seize trous pour signer son premier birdie. Face à un tel champ de joueurs, ce n'est pas suffisant pour gagner. Le Nord-Irlandais termine troisième derrière Bubba Watson, aux côtés de Danny Willett, qui a sabordé ses derniers espoirs de titre avec un drive dans l'eau au 18. Phil Mickelson signe une belle cinquième place, à un mois du premier tour du Masters (7-10 avril).

Dubuisson finit sur une bonne note
Très loin de tout ce beau monde, le numéro un mondial Jordan Spieth a traversé incognito ce premier grand rendez-vous de l'année 2016 (17e, -1), un coup devant Jason Day (23e). Il y avait un Français dans ce tournoi qui regroupe les soixante-six meilleurs golfeurs du monde. Victor Dubuisson a, héals, craqué durant le Moving Day avec une carte de 80, mais le Cannois s'est bien ressaisi avec une dernière journée dans le par qui rappelle que ce samedi n'était qu'un accident. Avec un score total de +9 et une 52e place finale, le Blue Monster a une fois encore eu raison de notre Frenchie, mais trois joueurs finissent avec un score au-delà des +20, appelant à l'humilité et l'indulgence.

Le classement final (par 72) :
1. Adam Scott (Aus) : 276 (-12)
2. Bubba Watson (USA) : 277 (-11)
3. Danny Willett (Ang) : 278 (-10)
-. Rory McIlroy (IrN) : 278 (-10)
5. Phil Mickelson (USA) : 279 (-9)

52. Victor Dubuisson (Fra) : 297 (+9)

Honda Classic : Adam Scott piège Sergio Garcia

PGA Tour 2016David CHARPENET (Sport24)29/02/2016

Adam Scott a profité des erreurs de Sergio Garcia pour remporter le Honda Classic. (Zuma)Adam Scott a profité des erreurs de Sergio Garcia pour remporter le Honda Classic. (Zuma)


Adam Scott renoue avec le succès, après une année 2015 blanche, en remportant le Honda Classic. Sergio Garcia échoue à un coup après avoir enchaîné les erreurs dans le «Bear Trap».

Le duel annoncé entre Adam Scott et Sergio Garcia a bien eu lieu dimanche au PGA National de Palm Beach. Déjà ensemble samedi, les deux co-leaders après 54 trous sont restés au coude à coude toute la journée. Sergio Garcia attendait son heure avec dix pars de suite pour débuter sa journée ! L'Australien n'en profitait pas puisqu'il était lui aussi dans le par pour la journée après deux birdies et deux bogeys sur ses dix premiers trous. Mais c'est au beau milieu du Bear Trap (le terrible enchaînement 15, 16 et 17) que Garcia laissait filer ses chances de titre. Le cauchemar débutait avec un coup de fer ouvert qui manquait le green de 15 mètres. Une approche topée sur le green... mais à 10 mètres du drapeau. Un premier putt horrible et un deuxième qui permettait enfin à cette balle honteuse d'aller se cacher au fond du trou. Adam Scott enfonçait le clou au départ du trou suivant avec une belle position de birdie sur ce terrible par 3, alors que Garcia continuait sa gabegie avec une balle dans le rough. Le golfeur de Castellon sauvait l'honneur avec un dernier putt pour le par de 8 mètres au 18, obligeant Scott a rentré son putt d'un mètre pour gagner avec un coup d'avance. Après une fin de tournoi marquée par d'innombrables erreurs, le vainqueur du Masters 2013 mettait un point d'honneur à finir le travail. 

Première avec un petit putter pour Papa Scott

C'est le 12e succès d'Adam Scott sur le PGA Tour à 35 ans, après une année blanche en 2015, sa première sans aucune victoire de par le monde... depuis 2001 ! 2015 a effectivement été l'année du changement avec une petite fille... et un petit putter. C'est la première victoire du papa australien avec un petit putter en main, de quoi le propulser au troisième rang de la FedEx Cup. Avec ce 12e succès, il devient le plus grand vainqueur de tournois sur le PGA Tour parmi les joueurs de moins de 40 ans, avec une victoire de plus désormais par rapport à Rory McIlroy. C'est également la première fois qu'un joueur s'impose malgré un quadruple-bogey dans la semaine, depuis Phil Mickelson en 2009 au Tour Championship. 

Garcia déjoue, Singh pour les Fidji
Garcia, pour sa part, a encore flanché avec un 22e Top 10 sur le PGA Tour depuis sa dernière victoire au Wyndham Championship 2012. Ce complexe ne semble valable que sur le circuit américain (et donc en Majeurs !), puisque Garcia a gagné au Qatar en 2014 pour l'European Tour et au Vietnam en 2015 pour l'Asian Tour. Tombé dans le piège à ours du «Bear Trap», l'Espagnol va certainement vite rebondir et pourrait faire taire toutes les critiques à Augusta... Où il n'a jamais signé de podium. Derrière ce duo d'enfer, tout le monde a paru bien pataud pendant le week-end. Les jeunes Américains Blayne Barber et Justin Thomas occupent la dernière marche du podium (-5). Le Nord-Irlandais Graeme McDowell finit cinquième après trois dernières cartes sous les 70. Vijay Singhintègre le premier Top 10 de sa saison, une belle façon de rendre hommage à ses îles Fidji, meurtries après le passage du cyclone Winston cette semaine. L'ancien numéro un mondial de 53 ans termine sixième aux côtés de Rickie Fowler, leader à mi-tournoi et incapable de jouer sous les 70 ce week-end. La semaine prochaine le WGC-Cadillac lance la dernière ligne droite avant le Masters.

Le classement final (par 70) :
1.Adam Scott (Aus) : 271 (-9)
2.Sergio Garcia (Esp) : 272 (-8)
3.Blayne Barber (USA) : 275 (-5)
-.Justin Thomas (USA) : 275 (-5)
5.Graeme McDowell (IrN) : 276 (-4)

 

Northern Trust Open : Bubba Watson fait parler la poudre

PGA Tour 2016David CHARPENET (Sport24)22/02/2016

Bubba Watson est décidément à l'aise sur le parcours du Riviera Country Club. (Zuma)Bubba Watson est décidément à l'aise sur le parcours du Riviera Country Club. (Zuma)

 

Deuxième victoire en trois ans au Northern Trust Open pour Bubba Watson qui signe sa neuvième victoire depuis 2010, seul McIlroy a fait mieux ! Adam Scott et Jason Kokrak échouent à un coup du playoff. Dustin Johnson complète un Top 4 de cogneurs !

Bubba Watson (-15) a une nouvelle fois fait admirer sa puissance et sa précision depuis un tee de départ pour aller chercher une deuxième victoire en trois ans au Northern Trust Open. Avec un birdie sur tous les par 5 ce week-end, Bubba Watson a fait parler la poudre ! C'est la neuvième victoire de sa carrière depuis son premier sacre au Travelers Championship 2010. Depuis 2010, seul Rory McIroya fait mieux sur le PGA Tour ! Deux mois après sa première victoire à Pacific Palisades, Watson remportait son deuxième Masters à Augusta. Cette fois encore, le Floridien sera un des favoris pour une nouvelle veste verte. Jason Kokrak et Adam Scott ont pourtant longtemps espéré arracher un playoff malgré les coups de boutoir du gaucher de Bagdad.

Kokrak et Scott jusqu'au bout
Jason Kokrak était encore leader au départ du trou numéro 15, avant de commettre son seul bogey du jour. Boosté par cette erreur sous ses yeux, Watson alignait deux birdies dans la foulée (16 et 17) pour prendre la tête. Kokrak ne reviendra plus. Restait encore à régler le problème Adam Scott. Après une journée marquée par d'innombrables putts longue distance rentrés, et un putt d'un mètre manqué au 14 pour une deuxième grossière erreur et un double-bogey au 8, l'Australien semblait perdu pour le titre après seize trous. Relancé par un birdie au 17, son attaque de green au 18 aurait pu le condamner une nouvelle fois. Mais un chip-in de champion de la part de l'ancien numéro un mondial obligeait Watson à signer un birdie sur le par 5 du 17 et assurer le par au 18... ce que le futur vainqueur faisait aisément. Au pied du podium, on trouve un autre membre du Top 10 des plus gros frappeurs du PGA Tour en la personne de Dustin Johnson, preuve que le Riviera Country Club sourit aux joueurs longs. K.J. Choi, sixième, a d'autant plus de mérite à avoir réalisé une telle performance, lui qui devait souvent attaquer les greens des par 4 aux clubs hybrides, contre des fers 5 pour ses adversaires directs. Rory McIlroy, qui sait ce que frapper fort veut dire, peut nourrir des regrets après une dernière journée complètement manquée.

McIlroy passe à côté de son dimanche
Difficile de rêver un meilleur départ qu'un eagle au trou numéro 1. Surtout quand on s'appelle Rory McIlroy, qu'on joue la gagne et que tout le monde vous craint... Pourtant, inexplicablement, la machine s'est enrayée. Le Nord-Irlandais a aligné trois bogeys sur son parcours aller et trois nouveaux bogeys de suite du 11 au 13. Avec un seul birdie pour l'honneur au 18, l'ancien numéro un mondial se contente de la 20e place finale (-6). Il faut croire que c'est un mal Britannique puisque Justin Rose a également débuté par un eagle avant d'enchaîner les bogeys pour finir 16e... avec un birdie au 18. Le circuit américain déménage maintenant sur la côté Est pour le Florida Swing.

Le classement final (par 71) :

1.Bubba Watson (USA) : 269 (-15)
2.Jason Kokrak (USA) : 270 (-14)
-.Adam Scott (Aus) : 270 (-14)
4.Dustin Johnson (USA) : 271 (-13)
5.Marc Leishman (Aus) : 272 (-12)
-.K.J. Choi (CdS) : 272 (-12)

 

Tournament of Champions : Jordan Spieth débute l'année en patron

PGA Tour 2016David CHARPENET (Sport24)11/01/2016

Jordan Spieth débute 2016 par une victoire. (AFP)Jordan Spieth débute 2016 par une victoire. (AFP)


Jordan Spieth a survolé le Hyundai Tournament of Champions pour devenir le deuxième homme de l'histoire du PGA Tour à atteindre la barre des -30 sur un tournoi en 72 trous. Patrick Reed est deuxième... à huit coups !

Jordan Spieth a remporté haut la main le Hyundai Tournament of Champions de Kapalua (Hawaï), en devenant le deuxième homme de l'histoire du PGA Tour à atteindre la barre des -30, à une unité du record absolu détenu par Ernie Els depuis 2003 sur ce même parcours du Plantation Course. Le numéro un mondial a rappelé à tout le monde qu'il entendait bien rester le patron en 2016... du haut de ses 22 ans. Souverain toute la semaine avec quatre cartes sous les 68 et seulement deux bogeys (largement compensés par deux eagles), Spieth a semblé en maîtrise tout au long d'un tournoi des Champions qui couronne sans conteste celui qui mérite le plus cette appellation en ce moment sur la planète golf. L'an passé, le Texan avait attendu le mois de mars pour remporter le premier de ses cinq titres en six mois (dont deux Majeurs), cette année démarre fort et ses adversaires peuvent commencer à se faire du mouron, même si la barre a été placée très haut en 2015. «Je pense toujours que ce sera difficile de faire aussi bien que l'an passé», tempérait-il après sa démonstration.

Un gouffre derrière Spieth

Derrière Jordan Spieth, ses adversaires ont tous semblé humains. Le tenant du titre Patrick Reedfinit à une belle deuxième place...à huit coups du vainqueur. Le Texan de 25 ans a pourtant été solide avec un seul bogey à déplorer cette semaine. Mais Spieth a réussi à mettre autant d'écart entre lui et son dauphin du jour qu'entre Reed et le 15e ! Malgré un deuxième jour au-dessus des 70, Brandt Snedeker termine sur le podium aux cotés de Brooks Koepka, auteur d'un superbe 63 samedi.Rickie Fowler (le troisième homme avec quatre cartes sous les 70 avec Spieth et Reed cette semaine) est cinquième. L'Australien Jason Day, numéro deux mondial, arrache sa place dans le Top 10 avec la performance du jour (65). Padraig Harrington est le seul des quatre Européens présents parmi les 31 vainqueurs de tournoi en 2015 (Jim Furyk n'a finalement pas joué) à terminer dans le Top 10 (6e, -17). La semaine prochaine, le circuit américain reste à Hawaï pour le premier tournoi de l'année sanctionné par un cut.

Le classement final (par 73) :
1.Jordan Spieth (USA) : 262 (-30)
2.Patrick Reed (USA) : 270 (-22)
3.Brandt Snedeker (USA) : 271 (-21)
-.Brooks Koepka (USA) : 271 (-21)
5.Rickie Fowler (USA) : 272 (-20)

Nedbank Golf Challenge : Leishman domine, Dubuisson capitalise

European Tour 2016David CHARPENET (Sport24)06/12/2015

Après le Travelers sur le PGA Tour, Leishman s'impose sur l'European Tour. (AFP)Après le Travelers sur le PGA Tour, Leishman s'impose sur l'European Tour. (AFP)


Marc Leishman enlève le prestigieux Nedbank Golf Challenge après une semaine parfaitement maîtrisée et quatre cartes sous les 70 ! Impuissant, Henrik Stenson finit à six longueurs ! Belle semaine pour Victor Dubuisson qui termine au pied du podium.

La dernière épreuve de l'année de l'European Tour revient à Marc Leishman, impressionnant de régularité toute la semaine. L'Australien est le seul joueur à avoir signé quatre cartes sous les 70. Toujours aussi prudent sur ses parcours aller (-7 à l'aller et -12 au retour pour la semaine), Leishman a attendu le trou numéro 7 pour signer son premier birdie de la journée. Le golfeur de 32 ans a déroulé par la suite avec cinq autres birdies pour s'envoler en tête. C'est finalement avec un gouffre de six coups sur Henrik Stenson qu'il remporte son premier tournoi sur l'European Tour. «Je savais que ce serait une journée difficile, reconnaissait Leishman. Stenson est un superbe joueur et il allait forcément m'obliger à aller chercher le titre. Ce qu'il a fait !»

Une première sur l'European Tour

Le talent de Marc Leishman n'est pas nouveau puisque sa victoire au Travelers Championship en 2012 avait laissé entrevoir de réelles possibilités, mais il a fallu attendre The Open 2015 pour que le golfeur de 32 ans confirme tout le bien que l'on pensait de lui dans un paysage golfique national dominé par Adam Scott et Jason Day. Défait en playoff à St. Andrews par Zach Johnson lors du dernier British Open, l'Australien se propulse largement en tête de la Race to Dubaï et prend rendez-vous pour le classement final puisque l'avant-dernière étape des Final Series se déroulera à nouveau sur ce même parcours. Il aura alors 77 joueurs à battre et pas 29 comme cette semaine, mais Leishman arrivera à Sun City en terrain conquis ! Le vainqueur du Nedbank Challenge empoche au passage suffisamment de points pour se qualifier d'ores et déjà pour la finale de Dubaï !

Dubuisson au pied du podium
Derrière Marc Leishman et Henrik Stenson, c'est finalement l'Anglais Chris Wood qui monte tout seul sur la dernière marche du podium en profitant des ultimes erreurs de l'Américain Robert Strebet du Sud-Africain Branden Grace. Avec ce podium, Wood rentre dans le Top 50 mondial et valide sa place pour le prochain Masters, alors qu'il était 53e en arrivant à Sun City. Victor Dubuisson avait déjà sa place pour le Masters en poche après sa victoire en Turquie. Le seul Tricolore engagé cette semaine est venu taquiner le podium avant de prendre des vacances bien méritées et de troquer ses cannes de golf contre des cannes à pêche dont il est friand. Le Cannois a notamment finit en trombe avec deux cartes de 68 ce week-end. Une année un peu terne qui se finit superbement pour le numéro un tricolore qui marque de précieux points dans l'optique de la Ryder Cup et des Jeux olympiques. 

Le classement final (par 72) :
1.Marc Leishman (Aus) : 269 (-19)
2.Henrik Stenson (Suè) : 275 (-13)
3.Chris Wood (Ang) : 279 (-9)
4.Robert Streb (USA) : 280 (-8)
-.Branden Grace (AfS) : 280 (-8)
-.Victor Dubuisson (Fra) : 280 (-8)
-.Danny Willet (Ang) : 280 (-8)

Dunhill Championship : Charl Schwartzel résiste au festival tricolore

European Tour 2016David CHARPENET (Sport24)29/11/2015

Quatrième titre à Leopard Creek pour Charl Schwartzel. (Zuma)Quatrième titre à Leopard Creek pour Charl Schwartzel. (Zuma)



Et de quatre pour Charl Schwartzel sur l'Alfred Dunhill Championship ! Quatre est décidément le chiffre du jour avec quatre Bleus dans le Top 5 cette semaine, dont Bourdy deuxième à quatre coups et Hébert sur le podium !

Charl Schwartzel remporte l'Alfred Dunhill Championship pour la quatrième fois de sa carrière après une dernière journée tout en maîtrise malgré la charge des Français ! Le Sud-Africain a survolé le parcours de Leopard Creek pour gagner le dixième trophée de sa carrière sur l'European Tour, le septième à domicile. Ce titre permet au vainqueur du Masters 2011 de se qualifier in extremis pour le très lucratif Nedbank Golf Challenge de la semaine prochaine.

Bourdy et Hébert sur le podium

Derrière Schwartzel, les Français ont été exceptionnels. Auteur d'un énorme week-end (67-68),Grégory Bourdy termine seul deuxième. Après quatre birdies de suite, le Bordelais est retombé sur terre... en terminant dans l'eau. Son chip trop long au 7 lui coûtait un double-bogey en même temps qu'il lui enlevait ses derniers fols espoirs de titre. En lutte pour le podium depuis le premier jour,Benjamin Hébert a joué plus en sécurité avec quinze pars dimanche. Son dernier bogey au 18 lui offre néanmoins le premier podium de sa carrière sur l'European Tour, de quoi partir surfer sereinement au soleil cet hiver, avant de surfer sur sa fin d'année en 2016.

Sébastien Gros en apprentissage accéléré
Les deux petits jeunes issus du Challenge Tour ne sont pas en reste. Après son 63 magique de la veille, Sébastien Gros s'est retrouvé en dernière partie aux côtés de l'idole locale dimanche. Un honneur trop lourd à porter avec deux double-bogeys sur ses quatre premiers trous pour dérouler le tapis rouge à Schwartzel. Mais le jeune golfeur de Villeurbanne a prouvé qu'il avait bel et bien un immense talent en terminant tout près du par pour la journée (+1). Et surtout en arrachant une quatrième place seul après un putt de dix mètres pour birdie au 18 ! Une expérience inestimable en tout cas pour le jeune membre de la Cordon Golf Team ! Thomas Linard termine juste derrière son ancien collègue du Challenge Tour avec une cinquième place pleine de promesses ! Un exploit qui passe presque inaperçu au milieu de cet arc en ciel tricolore, mais un exploit tout de même qui aura certainement son importance au moment de faire les comptes en fin de saison. Perdu dans les profondeurs du classement, Romain Wattel s'est mis au diapason dimanche pour signer la plus belle carte des Bleus (67) et terminer dans le Top 20. Clément Berardose satisfera du cut pour son premier tournoi sur l'European Tour. Dans la foulée de la victoire de Victor Dubuisson en ouverture des Final Series, les Bleus ont été éblouissants pour ce premier tournoi de la saison de l'European Tour et on salive déjà en pensant aux prochains mois...

Le classement final (par 72) :

1.Charl Schwartzel (AfS) : 273 (-15)
2.Grégory Bourdy (Fra) : 277 (-11)
3.Benjamin Hébert (Fra) : 278 (-10)
4.Sébastien Gros (Fra) : 279 (-9)
5.Thomas Linard (Fra) : 280 (-8)
-.Matt Ford (Ang) : 280 (-8)
-.Joost Luiten (PB) : 280 (-8)

18.Romain Wattel (Fra) : 283 (-5)

54.Clément Berardo (Fra) : 291 (+3)

 

WT Dubaï : Rory McIlroy conserve sa couronne

European Tour 2015Romain SCHNEIDER (Le Figaro)22/11/2015

Avec un total de 267 (-21), Rory McIlroy remporte le Dubai World Tour Championship. Il est également sacré n°1 européen, pour la troisième fois depuis 2012 (AFP).Avec un total de 267 (-21), Rory McIlroy remporte le Dubai World Tour Championship. Il est également sacré n°1 européen, pour la troisième fois depuis 2012 (AFP).

 

Avec un total de 267 (-21), Rory McIlroy remporte le Dubaï World Tour Championship. Il est également sacré n°1 européen, pour la troisième fois depuis 2012. Il devance d’un coup Andy Sullivan (-20). Le Sud-Africain Branden Grace complète le podium à six coups du leader. Avec un score total de 279 (-9), Victor Dubuisson termine premier Français à la 13e place. 

Incontournable Rory McIlroy. Le numéro trois mondial a fait la différence ce week-end avec un 65 (-7) samedi et un 66 (-6) ce dimanche, avec huit birdies et deux bogeys. «Cette nouvelle victoire signifie énormément pour moi. J’ai vraiment bien joué durant le week-end. Dubaï m’a souvent réussi. Cela s’est encore confirmé cette année», a glissé McIlroy sur le site du tour européen. Après son 65, le Nord-Irlandais était revenu à un coup d’Andy Sullivan, leader depuis le premier tour. L’Anglais, trois fois titré sur le tour cette saison, n’a pas résisté à la charge irrésistible du patron. Il n’a pas démérité toutefois. Auteur d’un 68 (-4) ce dimanche, Sullivan a commencé très fort avec quatre birdies sur les six premiers trous, avant de s’essouffler avec un birdie et un bogey sur les douze derniers trous. McIroy a fait la différence entre les trous 5 à 15 avec sept birdies et aucun bogey ! Il s’est fait une frayeur au 17 (Par 3) en envoyant son coup de fer dans l’eau, mais grâce à un magistral putt de six mètres enquillé, il a signé le bogey et a conservé un point d’avance sur Sullivan.
Dauphin de McIlroy à la Race, Danny Willett, auteur d’un 70 (-2) ce dimanche partage la 4e place à -13 et conserve sa deuxième place au classement européen. Branden Grace, termine seul 3e à -15, et sur le podium final de la Race. 

Troisième couronne européenne pour McIlroy

Déjà vainqueur sur le Earth Course en 2012, McIlroy est également sacré numéro un européen, pour la troisième fois depuis 2012. Le quadruple vainqueur de Majeurs s’adjuge sa 4e victoire cette saison et achève l'année 2015 sur une très belle note. L’ancien numéro un mondial confirme bien qu’il y a lui et les autres sur le circuit européen. Il n’a disputé que 12 tournois cette saison pour conserver sa couronne européenne, alors que son dauphin Danny Willett en a disputé…24. Pour rappel, absent la semaine passée au BMW Masters, le Nord-Irlandais a bénéficié d’une faveur exceptionnelle de l’European Tour puisqu’il ne possédait pas avant Dubaï les 12 tournois minimum pour normalement prendre le départ du tounroi… Blessé à la cheville cet été après un match de football, il a manqué en effet trois épreuves importantes, comptant dans la Race to Dubaï : l’Open d’Ecosse, l’Open Britannique et le Bridgestone Invitational. Il reviendra à la compétition au Championnat HSBC à Abou Dhabi, du 21 au 24 janvier et sera une nouvelle fois l’homme à abattre en 2016. Le meilleur joueur européen a par ailleurs tout au long de la semaine affiché sa solidarité avec la France et son soutien aux Parisiens après les attentats meurtriers du vendredi 13 novembre, en arborant sur sa casquette le logo de la tour Eiffel « Peace for Paris».

Dubuisson 13e
En signant une dernière carte de 71 (-1) avec 3 birdies et 4 bogeys, Victor Dubuisson termine dans le Top 15 à la 13e place. Le numéro un français a sauvé sa saison en s’adjugeant le Turkish Airlines il y a trois semaines. Il achève sa saison à la 11e place européenne. Il peut faire encore mieux au regard de son immense talent. Vainqueur surprise en début d’année à Abou Dhabi, Gary Stal (-7), dans le par ce dimanche, s’empare de la 22e place. 2015 restera une très belle année pour le Lyonnais. Grégory Bourdy (-4) a calé ce dimanche avec une carte de 74 (+2) qui le relègue à la 38e place. Alexander Levy et Raphaël Jacquelin terminent fort en revanche avec des scores de 68 (64). Le Varois pointe à la 46e place à -2. Le Lyonnais est 48e à -1. Dernier tour cauchemar pourJulien Quesne (+5), qui chute à la 53e place dans le par total… 


Le classement après quatre tours (par 72) :

1. Rory McIlroy (IrN) : 267 (-21)
2. Andy Sullivan (Ang) : 268 (-20)
3. Branden Grace (Afs) : 273 (-15)
4. Francesco Molinari (Ita) : 275 (-13)
-. Charl Schwartzel (Afs) : 275 (-13)
-. Mathew Fitzpatrick (Ang) : 275 (-13)
-. Danny Willett (Ang) : 275 (-13)
-. ByeongHun An (CdS) : 275 (-13)
-.Emiliano Grillo (Arg) : 275 (-13)

13.Victor Dubuisson (Fra) : 279 (-9)
22.Gary Stal (Fra) : 281 (-7)
38.Grégory Bourdy (Fra) : 284 (-4)
46. Alexander Levy (Fra) : 286 (-2)
48. Raphaël Jacquelin (Fra) : 287 (-1)
53. Julien Quesne (Fra) : 288 (Par)

Turkish Airlines Open : Le flamboyant Victor Dubuisson gagne à nouveau en Turquie

European Tour 2015David CHARPENET (Sport24)01/11/2015

Deuxième titre en Turquie pour Victor Dubuisson, toujours aussi surprenant ! (Panoramic)Deuxième titre en Turquie pour Victor Dubuisson, toujours aussi surprenant ! (Panoramic)

 

Déjà vainqueur du Turkish Airlines Open en 2013, Victor Dubuisson remet ça pour remporter la première épreuve des Final Series ! Le Cannois a terminé en trombe avec trois birdies sur ses quatre derniers trous. Magique !

Victor Dubuisson est décidément un joueur à part ! Déjà vainqueur du prestigieux Turkish Airlines Open en 2013 pour rentrer dans la cour des grands, le jeune Cannois récidive sur le Montgomerie Maxx Royal, alors que le tournoi lance depuis 2014 les lucratives Final Series ! Un peu perdu entre le PGA Tour et l'Europe depuis la dernière Ryder Cup, c'est une véritable renaissance pour l'attachant golfeur guidé par Benoît Ducoulombier. «J'aime beaucoup cet endroit, confiait sans surprise Dubuisson du haut de ses 25 ans. Après mon erreur au 5, je pensais que c'était fini. J'ai essayé de me remettre dans de bonnes dispositions mentales par la suite. Et ça a payé !» Interrogé par les journalistes de l'European Tour, Dubuisson se confiait même un peu plus... «Depuis la Ryder Cup, j'ai eu pas mal de soucis personnels qui m'ont empêché de jouer. La confiance est un peu partie, mais mon grand jeu est resté solide et ça m'a remis en confiance. Je retournerai peut-être sur le PGA Tour, mais il me faut un endroit où vivre aux États-Unis. Il me faudra peut-être plusieurs années pour aller y jouer régulièrement». 

Van Zyl et Aphibarnrat impuissants
Le meilleur joueur français de ces trois dernières années a effectivement failli tout perdre avec un double-bogey au 5, alors que son partenaire de jeu Kiradech Aphibarnrat fanfaronnait avec ses quatre birdies initiaux ! Devancé également par Jaco Van Zyl, le troisième homme du dernier threesome, après un nouveau bogey au 7, Dubuisson lâchait ses coups avec l'énergie du désespoir. Et le talent de l'Azuréen ne s'était pas évaporé dans la chaleur d'Antalya ! Un birdie au 9, suivi d'un par sauvé miraculeusement au 10 remettait Dubuisson sur les rails. C'est un chip rentré pour eagle au 11 qui finissait de relancer le Tricolore dans la course au titre. Leader depuis le premier jour, Van Zyl claquait deux birdies de suite pour prendre seul la tête du tournoi à -21. Mais comme au dernier Open de France, il allait manquer un petit quelque chose au Sud-Africain pour s'imposer enfin sur l'European Tour. Dubuisson enquillait birdie au 15 et birdie au 17 pour revenir à hauteur du Sud-Africain au départ du 18.

Dubuisson fait la différence au 18
Le dernier trou devait permettre aux trois hommes de la dernière partie de se départager. Le coup de driver monumental du Français lui permettait d'attaquer le green de ce par 5 au fer 8 pour s'offrir une position d'eagle, contrairement à ses adversaires qui semblaient soudain incroyablement besogneux face à la classe du Français ! Avec finalement deux putts et un birdie, Victor Dubuisson récupère son trophée laissé en 2014 à l'Américain Brooks Koepka. Avec ce deuxième titre sur l'European Tour, Dubuisson grimpe à la septième place à la Race to Dubaï et se rapproche de Rory McIlroy, toujours leader après sa sixième place en Turquie. Le jeune Français peut encore rêver d'exploits avant les trois derniers tournois des Final Series...

Le classement final (par 72) :

1.Victor Dubuisson (Fra) : 266 (-22)
2.Jaco Van Zyl (AfS) : 267 (-21)
3.Kiradech Aphibarnrat (Tha) : 268 (-20)
4.Byenong Hun An (CdS) : 269 (-19)
5.Chris Wood (Ang) : 271 (-17)

18.Alexander Levy (Fra) : 278 (-10)
-.Benjamin Hébert (Fra) : 278 (-10)
20.Julien Quesne (Fra) : 279 (-9)

33.Grégory Havret (Fra) : 282 (-6)
37.Romain Wattel (Fra) : 283 (-5)
41.Gary Stal (Fra) : 282 (-4)
-.Grégory Bourdy (Fra) : 282 (-4)
47.Raphaël Jacquelin (Fra) : 281 (-3)

76.Mike Lorenzo-Vera (Fra) : 302 (+14)

Frys.com Open : Première en playoff pour Emiliano Grillo

PGA Tour 2016David CHARPENET (Sport24)19/10/2015

Vainqueur ici sur le PGA Tour, Emiliano Grillo a signé également quelques excellents résultats sur le Circuit européen en 2015 comme une 3e place au Volvo China Open le 26 avril suivie d'une non moins solide 6e place finale le 17 mai à l'Open d'Espagne ! (Photo AFP)Vainqueur ici sur le PGA Tour, Emiliano Grillo a signé également quelques excellents résultats sur le Circuit européen en 2015 comme une 3e place au Volvo China Open le 26 avril suivie d'une non moins solide 6e place finale le 17 mai à l'Open d'Espagne ! (Photo AFP)


Emiliano Grillo domine Kevin Na en playoff et s'offre le Frys.com Open, tournoi d'ouverture de la saison 2016 outre-Atlantique, pour lancer sa carrière sur le PGA Tour !

Vainqueur de la finale du Web.com Tour début octobre, Emiliano Grillo est arrivé en forme pour débuter sa saison de rookie au Frys.com Open, épreuve d'ouverture de l'exercice 2015-16 du PGA Tour. L'Argentin a ainsi rapidement trouvé ses marques parmi l'élite en s'imposant dès son premier départ ! Un exploit qu'avait déjà réussi Russell Henley en 2013 au Sony Open. Il a fallu deux trous de playoff au Sud-Américain pour se débarrasser de Kevin Na, pourtant bien lancé avec quatre bidies sur les six derniers de ses 72 trous. C'est le troisième playoff perdu par l'Américain né à Séoul il y a 32 ans, pour un seul titre au Justin Timberlake Shriners Hospitals for Children Open 2011.

Tout près d'assommer McIlroy
Déjà au fait du PGA Tour avec cinq tournois joués la saison passée sans détenir une catégorie de membre à temps complet, Grillo était passé tout près du succès au Puerto Rico Open en s'inclinant lors d'un playoff à cinq remporté par l'Allemand Alex Cejka. Cette victoire à Napa (Californie) lui permet valider un billet pour le Masters et de rentrer dans l'histoire par la grande porte, alors qu'il a bien failli y rentrer par une porte dérobée la veille en étant tout près d'assommer Rory McIlroy au drive sur le petit par 4 du 17, atteignable depuis le tee de départ pour les gros frappeurs, alors que ce dernier était encore sur le green. « Je ne voulais pas être le joueur qui a failli assommer McIlroy, confirmait-il. Je préfère qu'on me connaisse parce que j'ai remporté ce trophée. »

Une génération 2011 très en vue
Rory McIlroy justement n'a pas à rougir de sa performance en Californie. Le Nord-Irlandais a signé quatre tours corrects (68-71-71-69). Sans plus. Le numéro 3 mondial termine 26e, à six coups du playoff. Justin Thomas, issu de la génération de joueurs diplômés en 2011 tout comme Jordan Spieth et Emiliano Grillo, complète le podium aux cotés de Jason Bohn et du Sud-Africain Tyron Van Aswegen. Charl Schwartzel et Justin Rose finissent dans le Top 10 (6es, -12). Grillo est donc le premier leader de la FedEx Cup 2016, de quoi parfaitement s'intégrer sur le PGA Tour !

Le classement final (par 72) :

1. Emiliano Grillo (Arg) : 273 (-15), au deuxième trou de playoff
2. Kevin Na (USA) : 273 (-15)
3. Tyron Van Aswegen (AfS) : 274 (-14)
-. Justin Thomas (USA) : 274 (-14)
-. Jason Bohn (USA) : 274 (-14)

Tour Championship : Jordan Spieth rafle la mise

PGA Tour 2015David CHARPENET (Sport24)28/09/2015

Jordan Spieth remporte le Tour Championhsip, la FedEx Cup et redevient numéro un mondial ! (Zuma)Jordan Spieth remporte le Tour Championhsip, la FedEx Cup et redevient numéro un mondial ! (Zuma)


VIDEO - Jordan Spieth réussit un parfait hold-up cette semaine en remportant la finale de la FedEx Cup, synonyme de victoire au classement général, et en récupérant sa place de numéro un mondial ! Henrik, Stenson termine deuxième. Jason Day perd gros.

Jordan Spieth n'a laissé à personne le soin de remporter le Tour Championship. En s'adjugeant la finale de la FedEx Cup, l'Américain empoche les dix millions de dollars promis au vainqueur du classement général final. Et pour couronner le tout, le Texan de 22 ans récupère sa couronne de numéro un mondial. L'année 2015 est celle de Jordan Spieth. Comment pouvait-il en être autrement ? Déjà vainqueur de deux Majeurs cette année, Spieth ajoute un cinquième titre à sa fantastique saison ! Seul joueur à avoir signé quatre cartes sous les 70 cette semaine, le golfeur de Dallas a fait une nouvelle fois étalage de sa régularité et de son talent. «Cette année a été incroyable, souriait-il.Je vais maintenant pouvoir fêter tout ça avec les gens qui m'ont permis de rendre tout ça possible. Ce n'est pas le travail d'une seule personne. Et si nous continuons de la sorte, nous aurons d'autres saisons comme ça.»




Henrik Stenson craque au 17

C'est au putting que Jordan Spieth a fait la différence cette semaine. C'est bien souvent sur les greens que les vainqueurs font la différence. Mais quand le putter est maîtrisé de la sorte, il devient une arme diabolique avec laquelle les plus grands coups de drivers ne peuvent pas rivaliser. Le driver justement,Henrik Stenson ne l'a pas sorti du sac une seule fois cette semaine ! Il est vrai que le Suédois va aussi loin avec son bois 3 que la plupart des joueurs avec un driver en main, mais on peut s'interroger sur ce choix de la sagesse, à un moment où il fallait lâcher les chevaux pour rattraper l'indomptable mustang Spieth. D'autant que le Scandinave est le seul homme à avoir pris tous les par 3 en régulation toute la semaine avec ses fers. Toujours dans la course après sept trous, Stenson a petit à petit été soûlé par les coups de putter de son adversaire direct. Et c'est finalement sur le par 4 du 17 qu'il abdiquait avec une socket sur son deuxième coup et un double-bogey final. Relégué au quatrième rang, le vainqueur de la FedEx Cup 2013 terminait néanmoins à la deuxième place après un putt pour birdie de 30 mètres ! Un putt à plus d'un million de dollars puisqu'il lui permet de gagner deux places au classement du Tour Championship et de terminer dauphin de Spieth au classement final de la FedEx Cup. 



Day perd gros

Henrik Stenson a perdu gros en se contentant de la deuxième place aux côtés du Néo-ZélandaisDanny Lee et de l'Angais Justin Rose, mais Jason Day a perdu encore bien plus gros ! L'Australien est arrivé à East Lake le coffre rempli d'une place de numéro un mondial et de leader de la FedEx Cup. Jordan Spieth l'a dépouillé de tous ses biens, armé de son putter ! Le vainqueur du PGA Championship termine dixième sous le par (-2). L'autre prétendant à la couronne mondiale, Rory McIlroy, a passé pour sa part un sale dimanche ! Le temps britannique allait visiblement mieux au Nord-Irlandais puisqu'il n'a jamais aussi mal joué de la semaine que dimanche, alors que le temps était enfin clément. Sa carte de 74 le rejette au-dessus du par pour le tournoi (16e, +1). Ce trio infernal termine ainsi une saison 2014-2015 américaine qui a redistribué les cartes avec les arrivées de Jason Day et Jordan Spieth pour venir chatouiller Rory McIlroy. Trois champions hors-normes sur trois continents différents. Parfait pour l'internationalisation du golf et parfait pour une prochaine saison du PGA Tour qui démarre dans deux semaines avec le Frys.com Open.

Le classement final (par 70) :

1.Jordan Spieth (USA) : 271 (-9)
2.Henrik Stenson (Suè) : 275 (-5)
-.Danny Lee (NZ) : 275 (-5)
-.Justin Rose (Ang) : 275 (-5)
5.Dustin Johnson (USA) : 276 (-4)
-.Bubba Watson (USA) : 276 (-4)
-.Paul Casey (Ang) : 276 (-4)

 

Lacoste Ladies Open de France : Céline Herbin triomphe à domicile

Lacoste Ladies Open de FranceDavid CHARPENET (Sport24)27/09/2015 | Mise à jour :28/09/2015 à 10:33Mots clés : Lacoste Ladies Open de France,

Céline Herbin remporte son premier titre avec l'Open de France en playoff ! (A.S.O./P.Ballet)Céline Herbin remporte son premier titre avec l'Open de France en playoff ! (A.S.O./P.Ballet)

 

Brillante toute la semaine, Céline Herbin, 32 ans, signe sa première victoire et succède au palmarès à Stéphanie Arricau, dernière française vainqueur à domicile en 2004, en dominant en playoff la jeune danoise Pedersen, après un bras de fer de 75 trous !

À 32 ans, Céline Herbin signe la première victoire de sa carrière sur le Ladies European Tour (LET), après trois trous de playoff face à la Danoise Emily Kristine Pedersen. Les deux jeunes femmes se sont offert un superbe duel pendant deux jours ! Pensionnaire cette saison du Symetra Tour (la deuxième division américaine), la golfeuse d'Avranches n'avait jamais signé de podium dans sa carrière. Déjà à l'honneur en début de saison au Maroc avec une sixième place à la Lalla Meryem Cup (LET), Herbin avait montré qu'elle avait sa place parmi l'élite européenne. Cette victoire de l'expérience et de l'obstination rappelle un peu la trajectoire de Jean-François Remésy, vainqueur de son premier titre à 35 ans, puis de l'Open de France à 40 ans, avant de récidiver l'année suivante. On souhaite un même destin dès l'année prochaine à Herbin, qui va d'abord pouvoir savourer ce titre en France !
« Je savais très bien au fond de moi-même que j'avais largement le jeu pour gagner, reconnaît-elle.Que ce n'était qu'une question de temps. Il a juste fallu accepter de digérer les expériences douloureuses que j'ai eu ces dernières années. Mais ce sont ces expériences-là qui ont fait de moi une meilleure joueuse. »

Pedersen, encore une Danoise en forme

Il a fallu attendre le troisième trou de playoff pour que la Française prenne définitivement le dessus sur Pedersen, qui s'est sabordée avec un bogey au 16 et un double-bogey au 17, alors qu'elle avait trois coups d'avance à trois trous de la fin ! Une chose est sûre, la jeune Emily Kristine Pedersen, 19 ans, confirme que le golf féminin danois a le vent en poupe en ce moment. Dans le sillage de Nicole Broch Larsen, qui a fait admirer sa puissance à The Evian Championship pendant trois tours avant de craquer le dernier jour, c'est au tour de sa cadette de trois ans de s'illustrer une nouvelle fois en France... avant de finalement s'incliner !
« Sur les neuf derniers trous, j'étais sereine, commente encore Céline Herbin, caddeyée cette semaine par son entraîneur, Vicente Ballesteros, frère du légendaire et regretté Severiano. Je me sentais bien, et je savais que j'allais revenir dans le par pour la journée. J'y croyais fort, je me suis donnée des positions de birdie et trois ont bien voulu tomber. Mon caddie m'a aidé à rester bien concentrée sur mon jeu, et à ne pas regarder Emily jouer, à ne pas faire en fonction d'elle. J'ai eu la patience d'accepter que les putts ne tombent pas sur les deux premiers trous de playoff, et je suis soulagée d'avoir rentré ce petit putt d'un mètre au troisième. »

Klatten et Derrey avec les honneurs
Si la journée s'est achevée par un feu d'artifice avec la victoire de Céline Herbin, le dernier tour avait pour le moins commencé sur les chapeaux de roues pour le clan tricolore avec un trou en un pourJoanna Klatten dès le trou numéro un et un autre trou en un au 5 pour Valentine Derrey ! Klatten termine d'ailleurs à une belle cinquième place après un week-end de feu (67-67). Seule l'Anglais Holly Clyburn (finalement onzième) a fait mieux ce week-end. Dans son antre de Chantaco,Anne-Lisa Caudal signe une belle sixième place, malgré un premier tour délicat (72), rapidement gommé par un 66 vendredi. Partie comme un boulet de canon (64) Gwladys Nocera a certainement payé ses efforts consentis à la Solheim Cup la semaine dernière en finissant 19e après une dernière carte de 74. Marion Ricordeau, Jade Schaeffer et Isabelle Boineau sont les autres Bleues du Top 30.

L'USPGA pour Day, le leadership mondial pour Spieth

USPGALaurent LOUET (Le Figaro)17/08/2015

L'USPGA pour Day, le leadership mondial pour SpiethL'USPGA pour Day, le leadership mondial pour Spieth


Maître de ses émotions, l’Australien a remporté le premier tournoi majeur de sa carrière devant l’Américain, qui devient n°1 du classement mondial.

Jason Day a remporté dimanche la 97e édition du PGA Championship, quatrième et dernier tournoi majeur de la saison 2015. L’Australien a rendu une dernière carte de 67 (-5), pour un total de 268 (-20) qui constitue un record en tournoi majeur. L’Américain Jordan Spieth termine à la deuxième place (-17) devant le Sud-Africain Branden Grace (-15) et l’Anglais Justin Rose (-14). Le Français Victor Dubuisson est classé 18e (-8) à égalité avec les Américains Phil Mickelson et Justin Thomas.

La tête froide
A 27 ans, il s’agit de la première victoire dans un tournoi du Grand Chelem pour Jason Day, déjà vainqueur de deux tournois cette année sur le PGA Tour (Farmers Insurance Open, RBC Canadian Open). En tête au départ du quatrième tour, Jason Day a parfaitement maîtrisé son sujet sur les fairways exigeants de Whistling Straits (Wisconsin, USA). Malgré les 29° degrés celsius et le vent chaud soufflant sur les bords du lac Michigan, il a su garder la tête froide pour résister à la pression mise par son compagnon de jeu, Jordan Spieth, en quète d'un troisième tournoi majeur cette saison après le Masters et  l'US Open. 
Dans sa tenue traditionnelle du dimanche (chemisette noire, pantalon gris), l’Australien (n°5 mondial), auteur de 7 birdies dimanche pour un total de 25 pendant la semaine en plus de 2 eagles, est devenu le premier Australien vainqueur du Championnat de la PGA depuis Steve Elkington en 1995. Day s’est même permis de battre un record avec un total de 267 coups, soient 20 coups sous le par en cumulé. Du jamais vu dans un tournoi du Grand Chelem.

En pleurs
Avec trois coups de retard, un départ en contrebas et le soleil dans les yeux, Jordan Spieth ne se faisait plus d’illusion au départ du trou 18. Un drive parfait de Jason Day, qui dépassait une nouvelle fois celui de son rival d’une dizaine de mètres, puis un coup de fer 7 de 168 mètres sécurisé sur le green, permettait à Jason Day d’aller lever le trophée après deux putts. En pleurs dès son premier putt arrêté a 30 centimètres du trou, Jason Day trouvait le réconfort de son caddie Colin Swatton… avant de craquer de nouveau, une fois le parcours terminé.
Enfin débarrassé des vertiges dont il a souffert pendant plusieurs mois, jusqu'à l'US Open 2015, Jason Day trouve là une juste récompense, lui qui a fréquenté tous les Continents du golf avant de l'emporter. Son épouse Ellie, enceinte de 6 mois, et son fils Dash James pouvaient bien lui tomber dans les bras pour le féliciter.


Pour Jordan Spieth, qui termine seul deuxième, l’USPGA apporte aussi son lot de satisfactions. Le jeune prodige américain (22 ans) devait terminer premier ou seul deuxième, avec un Rory McIlroy (17e) hors des 6 premières places, pour se hisser à la place de n°1 mondial. C’est chose faite, grâce à quelques coups exceptionnels, dont une sortie de bunker à 50 centimètres du trou sur le 16 (par 5), qui restera comme l’unes des plus belles de la saison. Une juste récompense pour Spieth, auteur d’une annnée exceptionnelle.
On retiendra la belle performance du Sud-Africain Branden Grace (-16), déjà 4ème à l'US Open en juin dernier, et la valeureuse chevauchée de l'Anglais Justin Rose, qui aurait pu mieux figurer avec plus de réussite, comme sur ce putt manqué de justesse pour eagle au 15. Anirban Lahiri (5e) enregistre le meilleur résultat d'un joueur indien à l'USPGA depuis la 9e place de Jeev Mikha Singh en 2008. A noter l'émergence de Tony Finau et du japonais Matsuyama, jeunes joueurs que l’on reverra prochainement parmi les meilleurs...

Dubuisson soulagé
Côté français, si Alexander Lévy n’a pas passer le cut, la bonne surprise est venue de Victor Dubuisson, auteur du’une dernière carte de 68 (-5), avec sept birdies et deux bogeys, finalement 18e (-9) à égalité avec les Américains Phil Mickelson et Justin Thomas. Victor Dubuisson s’est montré très disert au micro de Canal+, après en avoir terminé : "Mon résultat est un énorme soulagement. Avoir réussi à descendre bas au score, sans rien lâcher jusqu'au 18 du dernier jour... J'ai fait tellement de bonnes choses ce dimanche que je suis très content. C'est un soulagement personnel par rapport à ma saison. J'ai tapé des coups que je ne tapais plus. Je n'ai plus été aussi bien depuis la Ryder Cup. Quand on fait une saison aussi mauvaise, c'est une grande pression que de pouvoir faire un bon résultat dans un tournoi majeur. Le dimanche matin, je ne m'étais pas fixé d'objectifs. J'ai rentré deux putts qui m'ont relancé. Vraiment, je suis très satisfait."

USPGA (Whistling Straits, Winsconsin, USA)
Classement final : 

1. Jason Day (Aust) 268 (-20)
2. Jordan Spieth 271 (-17)
3. Branden Grace (Af Sud) 273 (-15)
4. Justin Rose (Ang) 274 (-14)

18. Victor Dubuisson (Fra) 280 (-8)

British Open : Zach Johnson, roi d'Ecosse

British Open 2015Lionel VELLA (Figaro golf)20/07/2015 | 

Huit ans après sa veste verte à Augusta, Zach Johnson, qui pose ici devant le Royal & Ancient, repart chez lui aux Etats-Unis avec la fameuse Claret Jug ! (Reuters)Huit ans après sa veste verte à Augusta, Zach Johnson, qui pose ici devant le Royal & Ancient, repart chez lui aux Etats-Unis avec la fameuse Claret Jug ! (Reuters)



VIDEO - Huit ans après un succès au Masters, l’Américain Zach Johnson décroche sa première Claret Jug à l’issue d’un playoff sur quatre trous face à l’Australien Marc Leishman et le Sud-Africain Louis Oosthuizen. Seul français à avoir franchi le cut, Romain Langasque termine en 65e position.

Un Johnson peut toujours en cacher un autre. On attendait Dustin, héros malheureux du dernier US Open à Chambers Bay. Surtout après les deux premiers tours maitrisés de ce 144e Open Britannique de l’histoire quelque peu décousu. Et c’est finalement Zach qui est sorti du chapeau. 
A 39 ans, huit ans après son succès au Masters dans le froid et le vent – tiens, comme à St Andrews cette semaine ! – le très pieux golfeur américain, qui ne se prive jamais de citer un passage de la Bible sur les réseaux sociaux, s’offre le plus ancien et le plus mythique des tournois du Grand Chelem. Après onze essais infructueux dans un British Open (son meilleur résultat était jusque-là une sixième place obtenue à Muirfield en 2013), l’homme de Cedar Rapids dans l’Iowa s’est construit sa victoire en deux étapes. 

Adam Scott explose en plein vol
La première durant ce quatrième et dernier tour exceptionnellement décalé à lundi en raison d’une météo très capricieuse. Auteur dimanche soir à l’issue des 54 premiers trous d’une carte de 70 (-2) sans grande saveur avec un premier birdie claqué seulement sur le green du 14, Zach Johnson, alors sixième à trois coups des leaders, décide d’attaquer bille en tête ce lundi, enfilant d’entrée de jeu deux birdies aux trous 1 et 2 puis en bouclant son aller en 31 (-5). Au départ du 10, il est même seul leader à -14. Et tant pis si il pleut. Un trou plus tard, il passe à -15. Puis à -16 au 12. Au 13, malgré une sublime sortie de bunker, il concède son premier bogey de la journée et partage le leadership avec l’Australien Adam Scott. Sentant très certainement le poids un peu trop lourd d’un succès dans le Saint des Saints, il ne peut éviter un deuxième bogey sur le fameux Road Hole (le 17) où seul son compatriote Billy Horschel a su sortir aujourd’hui de cet endroit inhospitalier avec un birdie. Subitement revenu à -14, il parvient néanmoins, grâce à un putt magique de plus de dix mètres sur le green du 18, à rendre une carte de 66 (-6) et attendre à -15 total au club-house mais aussi sur le practice que les autres prétendants au titre s’entredéchirent derrière. C’est le cas pour Adam Scott qui explose en plein vol en quatre trous (bogey 14, 15, 17, double 18) mais aussi pour Jordan Spieth etJason Day qui finissent à -14 après avoir aperçu la victoire puis le playoff au 17 et au 18. 




Pas de triplé pour Jordan Spieth
Le deuxième acte de son triomphe en terre écossaise prend forme lors du playoff sur quatre trous qui l’oppose à l’Australien Marc Leishman et au Sud-Africain Louis Oosthuizen. Là encore, Zach Johnson réussit deux birdies au 1 puis au 2. Au départ du 17, il est à -2 quand Oosthuizen est à -1 et que Leishman affiche déjà un encombrant +1. Certes, aucun ne sort indemne de ce par 4 décidément injouable (bogey pour tout le monde). Mais quand arrive le 18, la donne est simple. L’homme aux 11 victoires sur le PGA Tour entre 2004 et 2014 se doit d’assurer le par et ne pas voir dans le même temps le Sud-Africain planter le birdie. A quelques centimètres près, ce scénario se confirme. Comme dans un rêve ! 
« Je n’aurais pas pu mieux jouer au golf que ce que j’ai fait aujourd’hui, souligne-t-il, la Claret Jug dans les mains. J’ai su rester patient tout au long du tournoi. Et j’ai saisi les bonnes occasions quand elles se sont présentées. Je reste sans voix. Mes rêves se sont réalisés et mes objectifs se sont accomplis. C’est un honneur pour moi d’être votre Champion ! »
Jordan Spieth ne remportera donc pas trois Majeurs consécutifs et ne rejoindra pas Ben Hogan dans la légende, comme cela avait été le cas en 1953. Louis Oosthuizen, deuxième à l’US Open il y a un mois et battu déjà en playoff au Masters en 2012, ne signera pas comme Jack Nicklaus et Tiger Woods, deux succès d’affilée à St Andrews. Quant à Romain Langasque, 20 ans et seul français à avoir franchi le cut, il prend la 65e place finale après une dernière carte de 74 (+2). On le reverra au Masters en avril 2016. Avant de passer très vraisemblablement professionnel dans la foulée ! 

Classement final (Par 72) :
1. Zach Johnson (USA) 273 (-15), -1 après quatre trous de playoff
2. Louis Oosthuizen (AfS) 273 (-15), par après quatre trous de playoff
-. Marc Leishman (Aus) 273 (-15), +2 après quatre trous de playoff
4. Jordan Spieth (USA) 274 (-14)
-. Jason Day (Aus) 274 (-14)
...
65. Romain Langasque (Fra) -2 (286)

Scottish Open : Rickie Fowler s'impose devant Raphaël Jacquelin

European Tour 2015David CHARPENET (Sport24)13/07/2015 à 09:44

Rickie Fowler prive Raphaël Jacquelin d'un titre en Écosse et s'offre un joli trophée en compagnie de son amie, Alexis Randock. (Reuters)Rickie Fowler prive Raphaël Jacquelin d'un titre en Écosse et s'offre un joli trophée en compagnie de son amie, Alexis Randock. (Reuters)

 

Raphaël Jacquelin échoue à un coup de Rickie Fowler au Scottish Open ! L'Américain a réussi une superbe fin de tournoi pour s'imposer devant le Français qui a pourtant tout tenté et se consolera avec un ticket pour le British Open. Dubuisson finit 10e.

Raphaël Jacquelin est passé tout près d'un énorme exploit au Scottish Open, un des plus gros tournois de la saison de l'European Tour ! L'expérimenté Lyonnais n'a malheureusement pas réussi à jouer sous le par dimanche et c'est finalement Rickie Fowler qui s'est imposé grâce à trois birdies sur ses quatre derniers trous. Le Tricolore termine deuxième après avoir pourtant tout tenté, comme cette approche au 18 qui a bien failli lui offrir un eagle pour partir en playoff. Le putt pour birdie de quelques centimètres est néanmoins synonyme de deuxième place aux côtés de Matt Kuchar et de qualification pour le British Open qui débute jeudi à Saint-Andrews. C'est le onzième Top 10 du quarduple vainqueur sur l'European Tour en terres écossaises ! Après sa 24e place à l'Open de France, c'est une nouvelle preuve de la résurrection de Jacquelin, qui restait sur cinq cuts manqués de suite avant de se présenter à Saint-Quentin-en-Yvelines. 

Les Américains prêts pour le British
Si la présence de Jordan Spieth au John Deere Classic a été critiquée dans l'optique du British Open après son décevant premier tour, avant que ce dernier ne soit leader après 54 trous, de nombreux Américains avaient fait le choix de venir se frotter à l'élite européenne et au links de Gullane avant de défier le Old Course. Déjà vainqueur du Players Championship cette saison, Rickie Fowler prouve qu'il est prêt à relever le défi. «C'est une grosse victoire, rappelait Fowler. J'ai manqué quelques cuts après mon titre au Players Championship. J'étais déçu et c'est agréable de revenir en forme.»Le dernier Américain vainqueur du Scottish Open était Phil Mickelson, une semaine avant de réussir le doublé avec l'Open britannique ! Matt Kuchar, deuxième aux côtés de Raphaël Jacquelin, sera également à surveiller. Phil Mickelson (31e, -5) a été très régulier, mais cela ne lui permet pas de renter dans le Top 30, contrairement notamment à Brooks Koepka (22e, -6). Il faudra également surveiller l'Anglais Luke Donald, seul golfeur à rendre quatre cartes sous les 70 avec les deux Américains du podium et qui jouera avec l'énergie du miraculé puisqu'il a obtenu sa qualification in extremis pour The Open.

Top 10 pour Dubuisson 

Derrière l'éblouissant Raphaël Jacquelin, c'est tout le clan tricolore qui a brillé sur le parcours du East Lothian. Victor Dubuisson (-8) arrache une place dans le Top 10 avec trois birdies de suite du 3 au 5. Le Cannois a pu rêver à une folle remontée, avant de se calmer avec douze pars et un bogey pour finir. Belle prestation également d'Alexander Levy (22e, -6) qui signe lui aussi trois birdies de suite au même endroit pour une carte identique de 68. Gary Stal ne jouera malheureusement pas le British Open malgré son titre à Abu Dhabi. La faute à un troisième tour manqué (74) alors que les trois autres journées laissent augurer une bonne fin de saison (66, 68 et 67). Il y aura cinq Français au British Open et on en salive d'avance en pensant à leur prestation sur la Mecque de Saint-Andrews.

Le classement final (par 70) :

1.Rickie Fowler (USA) : 268 (-12)
2.Matt Kucher (USA) : 269 (-11)
-.Raphaël Jacquelin (Fra) : 269 (-11)
4.Joost Luiten (PB) : 270 (-10)
-.Eddie Pepperell (Ang) : 270 (-10)
-.Marc Warren (Éco) : 270 (-10)

10.Victor Dubuisson (Fra) : 272 (-8)

22.Alexander Levy (Fra) : 274 (-6)
31.Gary Stal (Fra) : 275 (-5)
-.Mike Lorenzo-Vera (Fra) : 275 (-5)
41.Grégory Havret (Fra) : 276 (-4)
53.Benjamin Hébert (Fra) : 277 (-3)
62.Jérôme Lando-Casanova (Fra) : 278 (-2)
70.Romain Wattel (Fra) : 279 (-1)

 

Travelers Championship : Bubba Watson récidive en playoff

PGA Tour 2015David CHARPENET 29/06/2015

Deuxième succès en playoff au Travelers Championship pour Bubba Watson. (Zuma)Deuxième succès en playoff au Travelers Championship pour Bubba Watson. (Zuma)


Bubba Watson a mené dès le premier tour du Travelers Championship, pour finalement attendre le deuxième trou de playoff et remporter une deuxième fois ce tournoi en cinq ans, au détriment de l'Anglais Paul Casey.

Bubba Watson a une nouvelle fois démontré qu'il n'était pas un joueur comme les autres. Nul ne sait de quel bois ou de quel fer il est fait, mais ce fou génial a encore été impressionnant d'irrégularité pour signer la huitième victoire de sa carrière en cinq saisons (seul Rory McIlroy a fait mieux depuis 2010). Déjà vainqueur en playoff du Travelers Championship en 2010 pour son premier succès en carrière, l'Américain a frappé du poing sur la table jeudi avec un premier tour bouclé en 62 coups ! Mais c'est son compatriote Brian Harman qui s'élançait en tête dimanche matin pour une dernière partie de trois avec le Canadien Graham DeLaet

Paul Casey ne lâche rien
Sans bogey pour la journée après 12 trous, Watson assommait ses deux adversaires directs avec un eagle au 13. Le cogneur de Bagdad (Floride) comptait même trois coups d'avance sur ses poursuivants au moment de se présenter au départ du 15. Mais l'Anglais Paul Casey s'entêtait avec deux birdies de suite au 16 et au 17 pour revenir à un coup du leader. Déjà fébrile au 15 et au 16, le double vainqueur du Masters commettait finalement un bogey au 17 (seul Chad Campbell a joué sans bogey dimanche) ouvrant ainsi la porte à un playoff. «Je me suis prouvé en 2010 que je pouvais résister à la pression en playoff, rappelait Watson. Je savais que même en passant à côté au 17, j'avais toujours une chance de gagner en continuant à jouer mon jeu. Et c'est c que j'ai fait

Une sortie de bunker topée rédhibitoire

Le premier trou supplémentaire était partagé, avec notamment un superbe deuxième coup de Watson depuis le rough pour sauver difficilement le par sur ce par 4. Mais là où Watson pouvait se permettre de manquer les fairways avec sa capacité à se sortir de toutes les situations, Casey était puni dès sa première erreur. Incapable de trouver le fairway au deuxième passage supplémentaire au 18, l'Anglais allait dans le même bunker de green pour la troisième fois de suite avec un coup de fer lâché à droite. «Je savais qu'avec un fer 7 j'étais trop court. J'ai donc voulu retenir un peu mon fer 6 et j'ai fait un mauvais swing. J'aurais certainement mieux fait de jouer un gros coup de fer 7», regrettait-il. Car si les deux premières sorties de bunker étaient parfaites, ce troisième coup de sandwedge était catastrophique et la balle topée rédhibitoire. 

Luke Donald au British
Bubba Watson mettait un point d'honneur à finir par un birdie pour son deuxième titre cette année après le WGC-HSBC Champions fin 2014. Le Floridien de 36 ans bondit ainsi au troisième rang de la FedEx Cup. Brian Harman, Graham DeLaet et Carl Pettersson obtiennent leur billet pour Saint-Andrews, tout comme Luke Donald. L'anglais jouera son 15e British en arrachant le dernier billet au bénéfice de son classement mondial puisqu'il était à égalité avec Bo Van Pelt et Mark Wilson au 7e rang à Cromwell, malgré un bogey coupable au 18 !

Le classement final (par 70) :

1.Bubba Watson (USA) : 264 (-16) Vainqueur après deux trous de playoff
2.Paul Casey (Ang) : 264 (-16)
3.Brian Harman (USA) : 265 (-15)
4.Graham DeLaet (Can) : 266 (-14)
5.Carl Pettersson (Suè) : 267 (-13)

 

US Open : Spieth rejoint Woods dans la légende

US Open 2015Lionel VELLA (Figaro golf)22/06/2015

Jordan Spieth, tout sourire. A 21 ans, le jeune homme a déjà amassé la jolie somme de 16 086 406 dollars sur le PGA Tour... (F. Froger / D4s) Jordan Spieth, tout sourire. A 21 ans, le jeune homme a déjà amassé la jolie somme de 16 086 406 dollars sur le PGA Tour... (F. Froger / D4s)


Alors qu’il n’a pas encore 22 ans, Jordan Spieth s’offre un deuxième Majeur, deux mois seulement après le Masters. Aucun golfeur n’avait réussi un tel exploit depuis Tiger Woods en 2002. Alexander Levy termine à la 27e place, après une dernière carte de 73 (+3).

A bientôt 22 ans (le 27 juillet prochain), il est déjà entré dans la légende du golf. En l’emportant ce dimanche à Chambers Bay, Jordan Spieth devient ainsi le plus jeune vainqueur d’un US Open depuis Bobby Jones en... 1923. Il est également le golfeur le plus précoce à remporter deux Majeurs d'affilée depuis Gene Sarazen en... 1922. Pour bien mesurer l’étendue de son exploit, il faut préciser que personne n’avait décroché les deux premières étapes du Grand Chelem depuis Tiger Woods en 2002, alors au firmament. 

Encore raté pour Dustin Johnson
Avec un score total de 275 (-5) et une ultime carte de 69 (-1) ponctuée par un dernier birdie plein de sang froid sur le green du 18, il devance d'une toute petite longueur le Sud-Africain Louis Oosthuizen, auteur d'une troisième carte successive sous le par (-3), et Dustin Johnson, une fois encore malchanceux un dimanche en Majeur. Mais dieu que cela fut dur lors de cette dernière et palpitante journée.
La preuve, sur le par 3 du 17. Spieth, qui reste alors sur deux beaux birdies au 12 puis au 16, concède un très lourd double bogey redistribuant tout à coup les cartes dans ce 115e US Open de l’histoire. On pense alors que cette erreur va permettre notamment à Dustin Johnson de s’offrir enfin un premier succès dans un Majeur, après les déroutes de Pebble Beach et de Whistling Straits en 2010, respectivement à l’US Open – déjà – et au PGA Championship. Le récent lauréat du WGC-Cadillac Championship au Doral a ainsi la victoire grande ouverte sur le green du 18 avec un putt de moins de quatre mètres pour eagle. Mais le gendre de Wayne Gretzky sort finalement de ce green du 18 avec seulement le par, manquant on ne sait toujours pas comment deux putts, le premier pour la gagne, le deuxième pour un playoff lundi sur 18 trous. 

Prochain objectif, l'Open Britannique
Jordan Spieth, déjà au club-house, peut finalement souffler et rendre hommage à son caddie,Michael Greller, sans qui cette deuxième victoire en Grand Chelem n’aurait jamais été possible. Le bonhomme fut, à l’inauguration du parcours public de Chambers Bay en 2007, caddie à mi-temps. Il connaissait donc au centimètre carré près tous les pièges de ce tracé atypique concocté par l’USGA (United States Golf Association).
« Il a été mon bras droit durant toute la semaine, souligne, chevaleresque, le jeune texan, avant de lorgner vers le prochain Majeur en Ecosse, du côté de St Andrews du 16 au 19 juillet (Open Britannique). On va aller là-bas en espérant brandir la Claret Jug. Je crois sincèrement que l’on peut y arriver si on se prépare comme il le faut. »
Que retenir d’autre de cet US Open 2015 ? Le 64 (-6) d’Adam Scott ce dimanche, score de référence cette année, alors que l’Australien renouait sa collaboration avec Steve Williams

Le panache d'Alex Levy
Le 67 (-3) de Louis Oosthuizen, après deux 66 (-4) successifs, qui s’en voudra certainement longtemps d’avoir été aspiré par le fond le premier jour par la paire Fowler-Woods, ses partenaires de jeu, en rendant un calamiteux 77 (+7). Le Top 10 de Rory McIlroy (9e dans le par total) avec un dernier tour en 66 (-4). La 64e place de Phil Mickelson à +13 (293) qui a certainement dit adieu, à 45 ans, à une victoire dans un US Open, lui qui a pris à six reprises la deuxième place du tournoi. Et puis comment ne pas s’arrêter sur la 27e place finale d’Alexander Levy avec un score de 285 (+5). Le Français a fait preuve de beaucoup de panache tout au long des quatre tours, signant une carte ce dimanche de 73 (+3) malgré un aller bouclé en 39 (+4). On a déjà hâte de le retrouver à St Andrews dans quelques semaines, sur le plus mythique des tournois du Grand Chelem ! 

Classement final (Par 70 ) :
1. Jordan Spieth (USA) 275 (-5)
2. Louis Oosthuizen (AfS) 276 (-4)
-. Dustin Johnson (USA) 276 (-4)
4. Adam Scott (Aus) 277 (-3)
-. Cameron Smith (Aus) 277 (-3)
-. Branden Grace (AfS) 277 (-3)
...
27. Alexander Levy (Fra) 285 (+5)

 

Memorial Tournament : Lingmerth, toute première fois

PGA Tour 2015Lionel VELLA (Figaro golf)08/06/2015

David Lingmerth avec l'hôte des lieux, la légende Jack Nicklaus... (Reuters)David Lingmerth avec l'hôte des lieux, la légende Jack Nicklaus... (Reuters)


Vierge de toute victoire et incapable de signer le moindre Top 10 sur le PGA Tour depuis 27 départs, le Suédois David Lingmerth, qui a suivi son cursus universitaire dans l’Arkansas, remporte l’un des plus prestigieux tournois du Circuit, après trois trous de playoff sur l’Anglais Justin Rose.

David Lingmerth, 28 ans le 22 juillet prochain, a enfin saisi l’occasion de s’offrir un premier succès sur le PGA Tour. Après plusieurs tentatives infructueuses. En 2013, le Suédois s’était ainsi incliné en playoff (déjà !) au Humana Challenge avant de prendre une étonnante deuxième place au PLAYERS Championship derrière un certain… Tiger Woods. Un an auparavant, alors sur le Web.com Tour, celui qui est passé professionnel en 2010 avait aussi connu les affres d’une défaite, en playoff une fois encore... 

Pas franchement impressionné
C’est pourtant dans cet exercice ô combien improbable, face à Justin Rose, l’un des meilleurs golfeurs du moment et ancien vainqueur ici en 2010, que le jeune homme a réussi à déjouer tous les pronostics. Sous les yeux du maître des lieux, Monsieur Jack Nicklaus
« Les playoffs, vous en gagnez certains, vous en perdez d’autres, mais aujourd’hui, je n’ai jamais vraiment eu cette impression que j’allais perdre », a expliqué le principal intéressé quelques minutes après la délivrance sur le green du 10, théâtre d’un troisième trou de playoff enfin victorieux. Une première depuis la création du Muirfield Village Golf Club en 1974... 
Lingmerth, grand animateur de ce Memorial Tournament 2015 depuis le premier tour grâce à un solide 67 (-5), accusait un déficit de trois coups sur Justin Rose au départ de cette dernière journée. Mais son 69 (-3) final conclut essentiellement sur le retour (birdie aux 11, 12 et 15) lui permettait de combler son retard sur l’Anglais, plus emprunté (bogey au 14 puis au 16). Le premier trou de playoff voyait ce même Rose mettre la pression sur son adversaire grâce à un putt génial épousant à merveille la pente du green sur le 18. Mais le Suédois, pas franchement impressionné par cet exploit, parvenait lui aussi à prolonger le suspense à l’issue d’un non moins joli putt en gauche droite à plus de trois mètres de la cible. 

Woods, bon dernier !
C’est finalement sur le trou du par 4 du 10 – jamais un Memorial Tournament n’avait été aussi loin – que le destin choisissait son camp. Lingmerth trouvait le plein fairway alors que Rose s’égarait dans le rough épais côté droit. Sa tentative de recovery avec un bois de parcours se révélait être une mauvaise solution, sa balle se perdant une fois encore dans le rough aux alentours du green. A l’arrivée ? Par pour Lingmerth, bogey pour Rose. 
100e à la FedEx Cup en début de semaine dernière, David Lingmerth apparait désormais en 28e position. Il repart surtout de l’Ohio avec un joli chèque de 1 116 000 dollars, ce qui lui permet d’assurer sa présence sur le PGA Tour pour les trois prochaines années... Pas mal pour quelqu’un qui n’avait pas accroché le moindre Top 10 lors de ses 27 derniers départs (Ndlr, son meilleur résultat était alors une 13e place acquise à l’Arnold Palmer Invitational le 22 mars dernier). Signalons enfin l’incroyable sixième podium de la saison pour Jordan Spieth (le septième si l’on prend en compte le Hero Challenge en fin d’année 2014), troisième ex-aequo (avec l’Italien Francesco Molinari) grâce à une carte de 65 (-7). Le Texan, lauréat du Valspar Championship puis du Masters, fait ainsi figure de grand favori à l’US Open dans un peu moins de quinze jours à Chambers Bay (Etat de Washington). On allait oublier de vous préciser que Tiger Woods, qui effectuait sa rentrée après trois semaines de break, termine bon dernier avec un score total de 302 (+14). Soit 29 coups de plus que le vainqueur de cette édition 2015 ! 

Classement complet (Par 72) :
1. David Lingmerth (Sue) 273 (-15), au 3e trou de playoff
2. Justin Rose (Ang) 273 (-15)
3. Jordan Spieth (USA) 275 (-13)
-. Francesco Molinari (Ita) 275 (-13)
5. Marc Leishman (Aus) 276 (-12)
-. Hideki Matsuyama (Jap) 276 (-12)
-. Jim Furyk (USA) 276 (-12)

Wells Fargo Championship : Rory McIlroy en démonstration

PGA Tour 2015David CHARPENET (Sport24)18/05/2015

Rory McIlroy a survolé le Wells Fargo Championship 2015 ! (Zuma)Rory McIlroy a survolé le Wells Fargo Championship 2015 ! (Zuma)

 

Rory McIlroy a atomisé le tournoi du Wells Fargo Championship pour s'imposer avec le record du parcours (-21) et sept coups d'avance sur Webb Simpson et Patrick Rodgers. Une deuxième victoire éclatante en trois semaines de la part du numéro un mondial !

Éblouissant lors du troisième tour pour s'installer solidement en tête du tournoi avec le record du parcours (61), Rory McIlroy n'a eu aucun mal à repousser les assauts de ses adversaires pour battre le record du tournoi (-21) et le record du plus gros écart entre le vainqueur et des dauphins noyés (sept longueurs !). «J'ai bien négocié les par 5 toute la semaine et les par 4 que je peux plus ou moins atteindre au drive (ndlr : le 8 et le 14)». La puissance du meilleur golfeur de la planète a fait mouche à Charlotte comme au 16 avec un drive qui filait à 332 mètres dimanche en coupant ce dogleg droit qui fait peur à tout le monde... ou presque. Depuis le WGC-Cadillac Championship qu'il a fini 9e, McIlroy reste sur une impressionnante série de six tournois de suite dans le Top 11 et un deuxième titre en trois semaines. C'est la onzième victoire du Nord-Irlandais sur le PGA Tour, soit autant que sur l'European Tour maintenant (six épreuves ont été co-sanctionnées). Personne n'avait encore gagné deux fois ce tournoi à Quail Hollow. Encore un record pour le numéro un mondial qui bondit au troisième rang de la FedEx Cup. À 26 ans, il rejoint Gary Player avec une dixième victoire sur le PGA Tour avant ses trente ans... Un record qui devrait rapidement tomber.

Simpson impuissant
Malgré sa connaissance sans faille du parcours, puisqu'il est originaire de l'état de Caroline du Nord qui accueille le tournoi, Webb Simpson n'a pu que constater la supériorité de son adversaire en dernière partie. Pour sa première saison sur le PGA Tour où il n'a qu'un droit de jeu partiel, le jeune Patrick Rodgers, 22 ans, a été brillant pendant 70 trous, avant de finir par une balle dans l'eau sur chacun de ses deux derniers trous (double-bogey au 17 et bogey au 18) pour laisser Simpson le rejoindre au deuxième rang. 

McIlroy revient en Europe 
Phil Mickelson a continué de jouer au yo-yo avec un 68 final pour revenir au pied du podium, aux côtés de Gary Woodland et Robert Streb (4es, -10). «C'est impressionnant», commentait Lefty au sujet de la performance de McIlroy. On salive déjà en pensant à leur affrontement au prochain US Open qui tient une place particulière pour les deux hommes (18-21 juin). En attendant, il faudra regarder du côté de l'European Tour pour retrouver trace de McIlroy puisque ce dernier a choisi de défendre son titre à Wentworth avant de jouer l'Irish Open en Irlande du Nord.

Le classement final (par 72) :

1.Rory McIlroy (IrN) : 267 (-21)
2.Webb Simpson (USA) : 274 (-14)
-.Patrick Rodgers (USA) : 274 (-14)
3.Robert Streb (USA) : 276 (-12)
-.Gary Woodland (USA) : 276 (-12)
-.Phil Mickelson (USA) : 276 (-12)

The PLAYERS : Victoire magique en playoff pour Rickie Fowler

PGA Tour 2015David CHARPENET (Sport24)11/05/2015

Rickie Fowler remporte le PLAYERS 2015 après un playoff d'anthologie. (Reuters)Rickie Fowler remporte le PLAYERS 2015 après un playoff d'anthologie. (Reuters)


Rickie Fowler a eu besoin de quatre trous de playoff pour remporter le PLAYERS Championship au détriment de Sergio Garcia et Kevin Kisner. C'est la deuxième victoire de l'Américain de 26 ans qui termine par sept de ses dix derniers tours sous le par !

The PLAYERS Championship est considéré comme le cinquième Majeur de la saison avec un plateau de rêve et la plus belle dotation de l'année (1 615 000 Euros pour le vainqueur !). Majeur ou pas, le PLAYERS Championship réserve souvent des scénarios exaltants avec trois derniers trous signés Pete Dye qui sont un décor de rêve pour un final à rebondissements. Les organisateurs l'ont bien compris puisqu'ils proposaient cette saison un playoff sur ces trois derniers trous mythiques (surtout le par 3 du 17 et son green en presqu'île) en cas d'égalité. Cette 42e édition a atteint des sommets avec une fin de parcours en boulet de canon de la part de Rickie Fowler qui a tout balayé sur son passage pour signer la deuxième victoire de sa carrière à 26 ans, de loin la plus importante. 

-6 sur ses six derniers trous !

Obligé de sortir le grand jeu pour revenir dans la course au titre, Fowler débutait son festival avec un birdie au 13 suivi d'un par au 14. Un nouveau birdie au 15 lui faisait miroiter un podium à condition de bien négocier le triptyque final. Son deuxième coup sur le par 5 du 16 hésitait entre l'eau et le mât... La balle rebondissait à moins d'un mètre de l'obstacle d'eau pour se stopper miraculeusement à deux mètres du trou ! Déjà la chance du champion ! Fowler envoyait son coup de départ du 17 à nouveau à deux mètres du drapeau pour prendre seul la tête avec un birdie, avant de finir son chef d’œuvre avec un putt de six mètres sur le green du 18 ! Avec un score de -6 sur ses six derniers trous (pour un total de -12!), le Californien mettait tous ses adversaires à deux longueurs. Vainqueur en 2008, Sergio Garcia rentrait le putt du jour au 17 de près de 15 mètres pour revenir à hauteur du leader. Kevin Kisner rentrait lui aussi un petit putt birdie au 17 pour revenir à -12. Avec birdie, birdie et par, Kisner et Garcia s'étaient offert le droit de disputer le premier playoff de l'histoire du PLAYERS sur un format de trois trous (16, 17 et 18). 

Trois birdies au 17 dimanche

Là encore, Fowler faisait la différence au 17 avec son seul birdie du playoff (comme Kisner) pour éliminer Garcia, auteur de deux pars et un bogey au 18. Le duel entre les Américains, en mort subite cette fois, tournait à nouveau en faveur du plus jeune des deux avec un troisième birdie dominical au 17 pour porter l'estocade ! C'est le deuxième playoff perdu par Kisner en moins d'un mois après sa défaite face à Jim Furyk au RBC Heritage ! «C'est incroyable, souriait le vainqueur. C'est une semaine spéciale que nous vivons comme un Majeur. J'étais si loin du compte après douze trous», ajoutait-il en cherchant ses mots. Élu joueur du PGA Tour le plus sur-estimé par ses pairs cette semaine, Fowler a prouvé qu'il avait de l'orgueil... et qu'il savait gagner. Rory McIlroy a depuis longtemps prouvé tout son talent. Le numéro un mondial termine ans le Top 10 après un tournoi régulier qui aura manqué d'un peu plus de folie (69-71-70-70). Tiger Woods se serait certainement volontiers contenté de cette régularité. Le Tigre finit au-dessus du par au 69e rang (+3). 

Le classement final (par 72) :

1. Rickie Fowler (USA) : 276 (-12) Vainqueur après 4 trous de playoff
2. Sergio Garcia (Esp) : 276 (-12)
-. Kevin Kisner (USA) : 276 (-12)
4. Ben Martin (USA) : 277 (-11)
-. Bill Haas (USA) : 277 (-11)

 

WGC-Match Play : McIlroy champion du monde

PGA Tour 2015David CHARPENET (Sport24)04/05/2015

Deuxième titre de champion du monde pour Rory McIlroy, le premier en match play. (Reuters)Deuxième titre de champion du monde pour Rory McIlroy, le premier en match play. (Reuters)

 

Rory McIlroy remporte son premier championnat du monde de match play en dominant l'Américain Gary Woodland en finale (4&2). La nouvelle formule du WGC-Cadillac match play n'a rien changé, le numéro un mondial reste le meilleur.

Modifié cette saison pour garantir au moins trois matches à tous les participants avec une première phase de groupes, le WGC-Cadillac match play n'a pas pour autant bouleversé la hiérarchie (ce qui était loin d'être le but...) en offrant un premier titre de champion du monde de match play au numéro un mondial Rory McIlroy. Avec ce premier titre sur le PGA Tour en 2015, le Nord-Irlandais détient maintenant deux des quatre titres de champion du monde puisqu'il a remporté le WGC-Bridgestone Invitational l'an passé. «Je suis très content avec un deuxième titre de champion du monde et ma première victoire aux États-Unis cette année», confirmait-il. Le Nord-Irlandais a pourtant connu une matinée du dimanche particulièrement mouvementée.

Trois adversaires avalés dimanche
Obligé de stopper son quart de finale face à Paul Casey à cause de la tombée de la nuit, après vingt-et-un trous d'intense duel samedi, McIlroy a dû jouer un trou très tôt le matin pour finalement venir à bout de l'Anglais au 22e trou. Cet épisode lui a d'ailleurs fait manquer le match de boxe disputé samedi soir à Las Vegas entre Floyd Mayweather et Manny Pacquiao, considéré comme le match du siècle. Certainement un mal pour un bien puisqu'on imagine mal le Britannique disputer deux tours de golf dimanche après la fatigue accumulée dans ce périlleux aller-retour. Une nouvelle fois malmené en demi-finale par Jim Furyk en étant notamment mené 1 up après seize trous, le quadruple vainqueur en Majeur réussissait un splendide birdie sur le par 3 du 17 pour égaliser, avant de porter l'estocade avec un eagle au 18 ! En terminant par deux birdies et un eagle, McIlroy s'offrait ainsi une occasion de venger sa défaite en finale du WGC match play face à Hunter Mahan en 2012. 

Woodland dominé en finale
Souvent mené lors de ses rencontres précédentes, le golfeur d'Holywood (en banlieue de Belfast) prenait les devants au 4 face à Gary Woodland, après trois trous timides de la part des deux protagonistes. Une fois en tête, McIlroy n'allait plus jamais lâcher les commandes avec trois birdies de suite et autant de trous gagnés pour faire la différence (5, 6 et 7). Revenu 2 down au 12, le cogneur du Kansas de 31 ans commettait le bogey de trop au 14, avant de serrer la main de son adversaire après une nouvelle erreur au 16. «Si quelqu'un est à l'aise quand il mène, c'est bien lui», reconnaissait Woodland. Cette victoire de prestige conjuguée à la défaite de Jordan Spieth, son dauphin au classement mondial éliminé en phase de poules par Lee Westwood dans un des plus beaux duels de la semaine, donne de l'air au numéro un mondial qui prouve sa suprématie sur la planète golf. «Je suis très fier de la solidité mentale dont j'ai fait preuve en remontant souvent des déficits, déclarait McIlroy. J'ai joué de manière très solide et je suis en confiance en match play depuis ma victoire sur Rickie Fowler en Ryder Cup l'année dernière.» De la confiance, il en faudra encore cette semaine avec The Players Championship (considéré comme un 5e Majeur) qui se présente déjà... sans Victor Dubuisson !

Les résultats du dernier jour :

Finale :
Rory McIlroy (IrN) b. Gary Woodland (USA) : 4&2
Petite finale :
Danny Willett (Ang) b. Jim Furyk (USA) : 3&2

Demi-finales :
Rory McIlroy (IrN) b. Jim Furyk (USA) : 1up
Gary Woodland (USA) b. Danny Willett (Ang) : 3&2 

RBC Heritage : Jim Furyk met fin à sa série cent

PGA Tour 2015David CHARPENET (Sport24)20/04/2015

17e sacre de Jim Furyk après cent tournois d'attente ! (Zuma)17e sacre de Jim Furyk après cent tournois d'attente ! (Zuma)


Après quatre saisons complètes et cent départs, Jim Furyk, 44 ans, renoue avec le succès en dominant Kevin Kisner après deux trous de playoff au RBC Heritage. C'est le deuxième succès de Furyk à Harbour Town et le dix-septième de sa carrière.

Jim Furyk attendait ça depuis quatre longues saisons et cent départs ! La dernière fois que le vainqueur de l'US Open 2003 avait levé les bras, c'était lors du Tour Championship 2010. Cette même année, la plus belle de sa carrière, le golfeur de Pennsylvanie assortissait cette victoire de la finale du PGA Tour avec le classement général de la FedEx Cup et ces dix millions de dollars de bonus. Depuis, Furyk avait accumulé les échecs douloureux en flirtant avec les titres sans parvenir à concrétiser. «Je commençais à penser que ce jeu était en train de me broyer, concédait Furyk. Les défaites font beaucoup plus de mal que les victoires font du bien. J'avais oublié à quel point ça fait du bien de gagner !» Cette fois encore, la victoire a bien failli lui échapper à cause de la ténacité de son compatriote Kevin Kisner.

Deux birdies en playoff pour la gagne

Porté par son public de Caroline du Sud, Kisner arrachait le barrage avec un putt de trois mètres au 18. À la recherche d'un premier sacre sur le PGA Tour, il récidivait en mettant la pression sur son aîné en rentrant un putt de cinq mètres auquel répondait Furyk. Mais le 74e trou tournait à l'avantage du joueur qui a participé aux neuf dernières Ryder Cup avec un putt de quatre mètres pour un nouveau birdie sur le par 3 du 17 cette fois. La malédiction a changé de camp puisque aucun golfeur de Caroline du Sud ne s'est imposé à domicile après le nouvel échec sur le fil du natif d'Aiken.

Merritt et Kuchar trop courts
Leader après son exceptionnel 61 de vendredi, Troy Merritt a craqué avec un coup de départ hors-limite et un double-bogey au 12, avant d'arracher une place sur le podium avec un eagle au 16. Tenant du titre, Matt Kuchar était revenu dans la course au titre avec un score de -5 pour la journée après treize trous, avant de signer deux bogeys pour se contenter de la 5e place finale. Jordan Spieth, vainqueur du Masters la semaine dernière, termine aux portes du Top 10 malgré la fatigue accumulée dans la foulée de sa victoire à Augusta (11e, -10). Les Anglais Luke Donald (15e, -9) et Ian Poulter (18e, -8) sont les seuls Européens du Top 20 avec l'Écossais Russell Knox (18e, -8)

Le classement final (par 71) :
1.Jim Furyk (USA) : 266 (-18) Vainqueur après deux trous de playoff
2.Kevin Kisner (USA) : 266 (-18)
3.Troy Merritt (USA) : 267 (-16)
4.Brendon Todd (USA) : 269 (-15)
5.Matt Kuchar (USA) : 270 (-14)

Masters : Jordan Spieth était intouchable !

Masters 2015Romain SCHNEIDER (Le Figaro)13/04/2015

Avec une carte de 70 (-2) lors du dernier tour pour un impressionnant total de 270 (-18), l’Américain Jordan Spieth parachève une marche triomphale. (Reuters).Avec une carte de 70 (-2) lors du dernier tour pour un impressionnant total de 270 (-18), l’Américain Jordan Spieth parachève une marche triomphale. (Reuters).


Le jeune américain (21 ans) s’adjuge son premier Masters avec un fabuleux total de 270 (-18). Il devance l'Anglais Rose et l’Américain Mickelson (-14), au terme d'un tournoi mené de bout en bout.. 

Romain SCHNEIDER (Le Figaro) envoyé spécial à Augusta

Un véritable cavalier seul. Avec une carte de 70 (-2) lors du dernier tour pour un impressionnant total de 270 (-18), l’Américain Jordan Spieth parachève une marche triomphale. Mental d’acier, le jeune homme n’a quasiment pas montré le moindre signe de nervosité durant quatre jours. Il est même parvenu à mener de bout en bout le tournoi (une première depuis 1976 et une ciquième fois dans l’histoire seulement). Il a enlacé ses parents sous les yeux ébahis du public d’Augusta.l a fait tomber cette semaine un bon nombre de records. Plus grand nombre de birdies sur la semaine (28), meilleur total après 36 (-14) et 54 trous (-16). Après le 1er tour jeudi, il était également le plus jeune leader de l'histoire de l'épreuve à ce stade de la compétition avec une impressionnante carte de 64 (-8). S’il n’avait pas fait un bogey ce dimanche sur le 18, il aurait même battu le record du score le plus bas deTiger Woods en 1997 qu’il égale (-18) ! 

Il n’a jamais tremblé
Aucun de ses adversaires n’a réussi à déloger le Texan de son piédestal. Comme résignés devant l’insolente facilité du gamin de Dallas. Phil Mickelson, Justin Rose ou encore Rory McIlroy, ne sont pas parvenus à l'inquiéter  sur l'aller. Et Jordan Spieth a tracé sa route. Parti avec quatre coups d’avance sur Justin Rose, Spieth a signé six birdies pour quatre bogeys dans ce quatrième tour. Il ne s’est pas « contenté » de gérer son avance, il a fait également preuve de panache. Après une très belle mise en jeu sur le 13 (Par 5), le leader n’a pas hésité à attaquer le drapeau, positionné dans le premier tiers du green, près de l'eau... Placé derrière le green du 16 (Par 3), un peu au même endroit que lorsque Woods avait rentré son fameux chip en 2005, le Texan a sauvé le par grâce à un superbe approche-putt. Ses statistiques impressionnent. 75% de greens touchés en régulation sur quatre tours ou encore ces 1,50 putts de moyenne sur 72 trous. «J’ai passé une très mauvaise nuit avant ce dernier tour, a-t-il confié. J'étais vraiment nerveux, je pensais que cela allait mieux se passer aujourd'hui, mais j'avais derrière moi des grands champions qui étaient sur mes talons. Sur le 16, les choses auraient pu mal tourner pour moi. J''ai eu peur car Justin a eu une occasion de birdie et de mon côté, j'avais un deuxième délicat à jouer, mais je suis fier de la façon dont je m'en suis sorti.Je sais désormais ce que c’est de porter une veste verte. Je vais dormir avec ces prochaines nuits (sourires). J'ai hâte de revenir ici en tant que vainqueur du Masters et je veux en gagner un deuxième», a savouré le successeur de Bubba Watson

Rose et Mickelson ont essayé…

Justin Rose a bien mis un peu la pression sur le Texan en réussissant deux birdies d’entrée mais a manqué de réussite par la suite au commettant, notamment, un trois putts sur le 9. Le n°11 mondial a ensuite réussi trois birdies consécutifs des trous 13 à 15 pour revenir au mieux à trois coups du trop solide leader. Avec une ultime carte de 70 (-2), Rose s’empare de la deuxième place (-14), et signe sa meilleure performance au Masters. A -14 également, on retrouve un habitué des lieux. En quête d'une quatrième veste verte, après 2004, 2006 et 2010, Phil Mickelson comptait cinq coups de retard sur le leader Jordan Spieth. Une sortie de bunker gagnante sur le 15 pour un eagle, a mis un peu de folie dans une journée beaucoup plus sage que le fantastique troisième tour de samedi. Comme Rose, l'Américain, auteur d’un 69 (-3), avec un eagle, quatre birdies et trois bogeys, n’a jamais réellement inquiété Spieth. « J’avais besoin de rendre une carte exceptionnelles aujourd’hui. J’ai juste rendu une bonne carte solide. Les trois bogeys me font mal ». Un dernier putt solide sur le 18 pour sauver le par a assuré au gaucher un neuvième top 3 au Masters, ce qui constitue également son 15e top 10... en 23 participations. 

McIlroy au pied du podium

Quatrième à -12 (266), Rory McIlry signe son premier top 5 à Augusta. Le Nord-Irlandais a viré les neuf premiers trous en 34 (-2). Insuffisant pour mettre la pression sur Spieth. Auteur de son sixième birdie du jour sur le 18, le Nord-Irlandais rend toutefois une belle carte de 66 (-6), la meilleure du jour avec le Japonais Hideki Matsuyama, et occupe seul, la 4e place du Masters en -12 : « J’ai joué les 45 derniers trous en -15. C’est une satisfaction. Comme ma très bonne gestion des pars 5. Le 40(+4) de vendredi lors des neuf premiers trous, m’a empêché de viser plus haut. J’aurais voulu mettre plus la pression sur Jordan mais je n’ai réussi mon premier birdie que sur le 7. C’était donc compliqué de scorer autour des 64. Et puis Jordan a vraiment été solide bout en bout ». 

Woods hors sujet
Associé à McIlroy, Woods n’avait également pas le choix : enquiller les birdies pour mettre la pression aux échappés. On s’attendait à une charge fantastique. Ce fut une charge famélique de l’ancien numéro un mondial. Journée tristounette pour Woods, qui rend une ultime carte de 73 (+1). Le Tigre, beaucoup moins inspiré que samedi dans ses mises en jeu, a quasiment passé son temps dans les sous-bois dimanche. Il a en effet seulement touché 2 fairways sur 14 ! Impossible dans ces conditions d’aller titiller Spieth. Il s’est également fait une frayeur en frappant une racine sur le 9 (Par 4). Il s'est en effet déplacé un os d'une main qu'il a remis lui-même en place ! Seul coup d’éclat, ce magnifique eagle sur le 13, son premier de la semaine. Son bilan reste toutefois positif avec une 17e place, (-5). « Le bilan est positif, a déclaré le Tigre. Considérant d'où je viens, je suis fier de moi. J’ai beaucoup travaillé pour retrouver un petit jeu à la hauteur. Il a fallu que je digère les changements opérés sur mon swing». Prometteur pour ces prochaines semaines. 


Le classement final (par 72) :
1. Jordan Spieth (USA) 200 (-18) 
2. Justin Rose (Ang) 204 (-14)
3. Phil Mickelson (USA) 274 (-14)
4. Rory McIlroy (IdN) 210 (-12)
5. Hideki Matsuyama (Jap) 277 (-11)
6. Paul Casey (Ang) 279 (-9)
-. Ian Poulter (Ang) 279 (-9)
-. Dustin Johnson (USA) 279 (-9)
...

Valspar Championship : Jordan Spieth rentre dans l'histoire en playoff

PGA Tour 2015David CHARPENET (Sport24)16/03/2015

Jordan Spieth a eu besoin d'un playoff pour gagner son deuxième titre à moins de 22 ans. (Zuma)Jordan Spieth a eu besoin d'un playoff pour gagner son deuxième titre à moins de 22 ans. (Zuma)


La jeune star Jordan Spieth a réussi un putt de dix mètres pour le birdie de la victoire au troisième trou de playoff du Valspar Championship, pour battre ses compatriotes du Texas Patrick Reed et Sean O'Hair. Spieth rentre dans l'histoire à moins de 22 ans.

Jordan Spieth a dû attendre le troisième trou de playoff pour pour remporter le Valspar Championship au détriment de ses compatriotes Sean O'Hair et Patrick Reed. C'est un putt de dix mètres pour birdie au trou numéro 17, en plein cœur du Snake Pit (littéralement le piège à serpents, qui symbolise le terrible enchaînement final du 16 au 18), qui a permis au jeune Texan de crucifier ses adversaires qui se préparaient à putter pour le par. C'est le deuxième succès en carrière sur le PGA Tour pour l'Américain de 21 ans qui avait ouvert son compteur en 2013... en playoff. Il était presque étonnant qu'il ne gagne pas la saison dernière outre-Atlantique avec tout de même un gros succès sur le PGA of Australasia et une défaite en playoff au Wyndham Championship face à... Patrick Reed ! Cette fois, Reed, un autre grand espoir du golf US avec quatre titres à 24 ans, s'est incliné face à son partenaire de double de Ryder Cup. En s'imposant pour la deuxième fois alors qu'il n'a pas encore 22 ans, Spieth rejoint Tiger Woods, Sergio Garcia et Robert Gamez dans l'histoire. «Je m'intéresse à l'histoire du golf et c'est un honneur d'être associé à ces grands noms», relevait-il.

Le trône de McIlroy en ligne de mire
Comme toujours lorsqu'il s'agit de playoff, il s'en est fallu d'un rien que le titre lui échappe. Spieth a notamment dû rentrer un putt de quatre mètres au 18 pour disputer la prolongation. Sean O'Hair, 32 ans, a ensuite eu le putt de la victoire au deuxième trou de playoff, mais la balle a fait une virgule après trois mètres de roule. «Je me suis donner une chance de gagner en jouant superbement sur mon parcours retour (ndlr : -4 sur ses huit derniers trous), rappelait-il. Mais ces deux jeunes gens m'ont donner l'impression d'être vraiment vieux aujourd'hui.» Auteur d'une journée sans faute et de la plus belle carte du jour derrière celle de Harris English (66), Reed n'a jamais été dans le rythme en playoff en sauvant son par à chaque fois alors que ses partenaires manquaient des occasions de birdies. Reed et O'Hair à terre, Spieth voit maintenant encore plus loin avec l'insouciance de ses 21 ans et l'ambition d'un numéro 6 mondial. «Mon objectif est de détrôner Rory McIlroy à la place de numéro un mondial, avançait Spieth. C'est notre objectif à tous d'être le meilleur du monde. Et cette victoire va me donner une grande confiance au moment d'aborder les quatre tournois majeurs de la saison.». Le bal des Majeurs débute dans moins d'un mois à Augusta, alors que Spieth a fini deuxième du Masters 2014 derrière Bubba Watson. La duel annoncé entre les jeunes stars de la planète golf, arbitré par les hommes armés d'une expérience salvatrice en Géorgie, s'annonce d'ores et déjà palpitant...

Le classement final (par 71) :
1.Jordan Spieth (USA) : 274 (-10) Vainqueur après trois trous de playoff
2.Patrick Reed (USA) : 274 (-10)
-.Sean O'Hair (USA) : 274 (-10)
4.Henrik Stenson (Suè) : 275 (-9)
5.Ryan Moore (USA) : 276 (-8)

Tshwane Open : Coetzee s’impose à la «maison»

European Tour 2015Romain SCHNEIDER (Le Figaro)15/03/2015

 A 28 ans, Georges Coetzee signe son deuxième succès sur le circuit européen. (Reuters).A 28 ans, Georges Coetzee signe son deuxième succès sur le circuit européen. (Reuters).



Auteur d’une dernière carte de 65 (-5), George Coetzee remporte le Tshwane Open en Afrique du Sud. Avec un score total de 266 (-14), il devance d’un coup son compatriote Jacques Blaauw (-13). Grégory Bourdy termine 8e et premier Français à -7.

Membre du Pretoria Golf Club, George Coetzee avait déjà signé une victoire sur ce parcours. Mais c'était en tant qu'amateur… à l’âge de dix ans, à l’occasion d’une épreuve junior. A 28 ans, il signe son deuxième succès sur le circuit européen. Il s’était déjà imposé à domicile en 2014 au Joburg Open. Cette fois on peut affirmer qu’il gagne vraiment à la «maison». «Gagner ici dans mon club d'origine, devant mes amis et ma famille, est quelque chose de très spécial. C'est une grande expérience.. La foule était vraiment impressionnante et devenait de plus en plus importante plus la fin approchait.» 

Sa connaissance parfaite du parcours lui a été bénéfique. A l’orée du dernier tour, Coetzee partageait la tête avec six autres joueurs. Ce dimanche, il a été le plus solide avec une carte de 65 (-5), avec 5 birdies pour aucun bogey. Le numéro 87 mondial a fait notamment la différence en enquillant quatre birdies entre les trous 6 et 10. Et son birdie sur le 17 lui a permis de passer devant l’étonnantJacques Blaauw. «Je connais bien ce parcours et je pense que ça m’a aidé pour savoir où il fallait être agressif, poursuit Coetzee. J’avais perdu un tournoi du club en essayant d'assurer sur le 17. Aujourd'hui j’ai pris des risques et c’est pour cela que j’ai choisi de prendre le driver au départ».

La surprise Blaauw
Le vainqueur du Joburg Open 2014, dont la meilleure performance en 2015 était pour le moment une 12e place au Commercial Bank Qatar Masters, a longtemps été mis en difficulté par un joueur du Sunshine Tour, Jacques Blaauw, 29 ans. Parti près de deux heures avant la dernière partie, Blaauw a égalé le record du parcours avec un sublime 61 (-9) et réussi une incroyable remontée au classement. L’Ecossais Graig Lee partage la troisième place avec les Sud-Africains Dean Burmester et Tjaart van der Walt (-9). Triste dimanche en revanche pour l’Espagnol Adrian Otaegui. Le joueur de 22 ans boucle son tournoi avec une carte de 71 (+1) et doit se contenter d'une 6e place générale. L’Espagnol, en tête après deux tours, a pourtant bouclé son aller avec 4 birdies. Il était alors candidat à la victoire finale, avant de craquer au retour avec quatre bogeys qui ont brisé ses rêves de victoire.

Top 10 pour Bourdy, Jacquelin lâche prise

Excellent dimanche pour Grégory Bourdy, auteur d’un 66 (-4) avec 6 birdies pour 2 bogeys. Le Bordelais remonte à la 8e place du classement et signe son troisième top 10 de l'année après ses deux cinquièmes places obtenues au Qatar et en Malaisie. Très mauvaise journée en revanche pourRaphaël Jacquelin. Bien placé samedi soir, à deux coups des leaders, le Lyonnais est passé au travers ce dimanche avec une carte de 75 (+5). Il perd 26 places et achève le tournoi avec un score de 278 (-2) à la 35e place. Un rang qu’il partage avec Michaël Lorenzo-VeraBenjamin Héberttermine la semaine en queue de peloton au 64e rang à +6.

Le classement après quatre tours (par 70) :

1. George Coetzee (AfS) : 266 (-14)
2. Jacques Blaauw (Afs) : 267 (-13)
3. Dean Burmester (Afs) : 271 (-9)
-.Craig Lee (Éco) : 271 (-9)
-. Tjaart Van der Walt (AfS) : 271 (-9)
...
8. Grégory Bourdy (Fra) : 273 (-7)
35. Mike Lorenzo-Vera (Fra) : 278 (-2)
-. Raphaël Jacquelin (Fra) : 278 (-2)
64.Benjamin Hébert (Fra) : 286 (+6)

WGC-Cadillac : Retour en champion pour Dustin Johnson

PGA Tour 2015David CHARPENET (Sport24)09/03/2015

C'est le 9e succès de l'Américain sur le PGA Tour, le 2e dans un Championnat du Monde ! (Reuters)C'est le 9e succès de l'Américain sur le PGA Tour, le 2e dans un Championnat du Monde ! (Reuters)


Éloigné du circuit pendant six mois en fin de saison dernière, Dustin Johnson effectue un retour triomphal avec un deuxième titre de champion du monde en remportant le WGC-Cadillac de Doral devant Holmes et Watson. Dubuisson sombre. Top 40 pour Levy.

Il n'aura fallu que cinq tournois en un mois à Dustin Johnson pour retrouver le chemin de la victoire ! Et pas n'importe quel succès, avec le deuxième titre de champion du monde de sa carrière, seize mois après le WGC-HSBC Champions de Shanghaï. Éloigné du circuit pendant six mois pour une raison inconnue officiellement (le PGA Tour et le principal intéressé ont réfuté l'usage de cocaïne qui avait était annoncée dans un premier temps...), Johnson avait manqué le cut pour son retour au Farmers Insurance Open il y a un mois. Mais il avait rapidement rassuré ses fans avec deux Top 4 d'affilée avant de manquer un nouveau cut au Honda Classic la semaine dernière. Cet échec est vite oublié avec un neuvième succès en carrière et la huitième saison de suite avec au moins un titre ! Des chiffres qui commencent à donner le tournis pour l'Américain de 30 ans. 

Holmes et Watson, défaite élémentaire

C'est pourtant J.B. Holmes qui avait survolé le tournoi depuis son exceptionnelle carte de 62 du premier jour. Lui aussi auteur d'un retour gagnant avec un titre en 2014, moins de trois ans après une double opération au cerveau, Holmes a craqué dimanche. L'Américain de 32 ans a ouvert la porte à ses adversaires avec trois bogeys en quatre trous sur son parcours aller. Son ultime birdie au 16 lui permet de finir seul deuxième devant l'autre grand perdant du jour, Bubba Watson. Le triple vainqueur en 2014 avait démarré en fanfare avec quatre birdies sur son parcours aller pour trôner en tête avec un score de -10 et trois coups d'avance sur Dustin Johnson. Mais ses trois bogeys sur son parcours retour étaient rédhibitoire face aux deux birdies de Johnson et le duel entre les deux surpuissants derniers vainqueurs du WGC-HSBC Champions tournait à l'avantage du plus jeune. L'Australien Adam Scott et le Suédois Henrik Stenson restent au pied du podium, assez loin du trio en lutte pour la gagne (-4). Rory McIlroy (qui s'est surtout illustré pour avoir jeté son fer 3 dans l'eau samedi et l'avoir récupéré des mains de Donald Trump le lendemain, après qu'un plongeur ait retrouvé le club volant bien identifié) arrache une place dans le Top 10 malgré quatre cartes au-dessus des 70.

85 pour Dubuisson !
Côté Français, on retiendra surtout un chiffre : 3. Il y avait trois Français au départ d'une épreuve WGC. C'est déjà un exploit ! Alexander Levy s'est illustré le premier avec un superbe 68 en ouverture pour s'inviter à la table du Top 10 à mi-tournoi. Mais son 79 pour débuter le week-end a relégué le Varois au-delà du Top 30 avec une 38e place finale pleine d'enseignements pour l'élève d'Alain Alberti. Victor Dubuisson a démarré la semaine timidement, mais il visait encore le Top 10 après 54 trous. Son horrible 85 du dernier tour l'a fait plonger au 62e rang. Lâché par son driving et la volonté de se battre, le Cannois a aligné les erreurs avec quatre double-bogeys et un triple-bogey notamment pour la journée. Gary Stal continue son apprentissage du très haut niveau avec une 70e place finale. Mais il n'y a aucun doute que ces trois jeunes Tricolores vont encore nous réserver de bien plus belles surprises dans les semaines, les mois et les années à venir.

Le classement final :

1.Dustin Johnson (USA) : 279 (-9)
2.J.B. Holmes (USA) : 280 (-8)
3.Bubba Watson (USA) : 281 (-7)
4.Adam Scott (Aus) : 284 (-4)
-.Henrik Stenson (Suè) : 284 (-4)

38.Alexander Levy (Fra) : 292 (+4)

62.Victor Dubuisson (Fra) : 300 (+12)
...
70.Gary Stal (Fra) : 306 (+18)

Honda Classic : Harrington est de retour !

PGA Tour 2015Lionel VELLA (Figaro golf)

C'est la sixième victoire sur le PGA Tour pour Padraig Harrington depuis 2005. La première depuis l'USPGA 2008 ! (Reuters)C'est la sixième victoire sur le PGA Tour pour Padraig Harrington depuis 2005. La première depuis l'USPGA 2008 ! (Reuters)


297e joueur mondial au moment de s’élancer jeudi dans ce Honda Classic 2015, Padraig Harrington renoue avec la victoire sur le PGA Tour à l’issue d’un dernier tour ébouriffant et d’un playoff remporté sur le jeune américain de 21 ans, Daniel Berger.

Les grands champions ne meurent jamais, parait-il. La victoire de Padraig Harrington ce lundi à Palm Beach Gardens (Floride) tend à nous le prouver. Une fois de plus.
Pourtant auteur dimanche d’un départ catastrophique dans ce 4e tour interrompu par la nuit (bogey au 4, double au 6), l’Irlandais, aujourd’hui âgé de 43 ans, n’a jamais abdiqué ce lundi, claquant notamment quatre birdies consécutifs entre les trous 11 et 14. Profitant des erreurs du leader, l’Anglais Ian Poulter (double bogey au 11, triple bogey au 14), et de la baisse de régime aussi bien mentale que physique de Patrick Reed (double bogey au 15, bogey au 16 et au 17), il a su saisir sa chance, prenant même seul le leadership du tournoi au départ du 17. 

Double bogey au 17, birdie au 18
On le voyait déjà renouer avec le succès sur le PGA Tour sept ans après son triomphe au PGA Championship 2008 mais un coup de fer 5 directement dans l’eau sur le par 3 du 17 redistribuait une fois encore les cartes. Daniel Berger, 21 ans seulement, fils de l’ancien tennisman américain Jay Berger, propriétaire d’un très solide 64 (-6), se retrouvait subitement leader au club-house avec un coup d’avance sur le triple vainqueur en Majeur. Seul un birdie sur le par 5 du 18 pouvait permettre à ce dernier d’emmener le jeune rookie du PGA Tour dans un improbable playoff. Et grâce à un putt pour birdie à plus de 3,30 mètres du trou, l’Irlandais s’offrait cette opportunité. Incroyable ! 
Si les deux hommes se partageaient le premier trou de playoff sur ce même green du 18 quelques minutes plus tard, Padraig Harrington ne tremblait pas cette fois au 17 sur ce par 3 de 174 mètres, collant même sa balle au mât alors que l’Américain, onze tournois sur le Circuit US entre 2014 et aujourd’hui, ne trouvait que la pièce d’eau protégeant ce diabolique et ultime green du Bear Trap cher à Jack Nicklaus

" J'ai toujours cru en moi... "
Vainqueur du Honda Classic en 2005 quand celui-ci se jouait à Marisol, Padraig Harrington, 297e joueur mondial au moment de s’élancer jeudi dans ce Honda Classic 2015, s'offre à l’arrivée une victoire de prestige. Certainement la plus inattendue. Invité grâce à un "sponsor exemption", Paddy, qui s'était imposé sur l'Asian Tour en Indonésie à la fin de l'année 2014 après trois ans de disette, valide coup sur coup son billet pour le Masters et deux années d'exemption sur le Circuit US. 
« Depuis quelques temps, je jouais bien au golf, résumait-il au micro de Golf ChannelMais les résultats n’étaient jamais vraiment au rendez-vous. Et puis récemment, j’ai eu un déclic. Je suis très heureux. Je m’aperçois que lorsque je suis dans le coup pour la victoire, j’arrive à me surpasser et à jouer des coups difficiles. C’est ce que je dois retenir car j’ai vécu des moments délicats, ma descente au classement mondial a été dure à gérer. Mais j’ai toujours cru en moi. Et ce succès me donne très envie d’être chaque semaine un peu plus encore dans la course à la victoire ! »
Cela faisait en effet 2 395 jours qu’il n’avait plus savouré une victoire sur le PGA Tour. 

Classement final (Par 70) :
1. Padraig Harrington (Irl) 274 (-6) (au 2e trou de playoff)
2. Daniel Berger (USA) 274 (-6)
3. Paul Casey (Ang) 275 (-5)
-. Russel Knox (Eco) 275 (-5)
-. Ian Poulter (Ang) 275 (-5)
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Omega Dubaï Desert Classic : McIlroy en patron, Stal 4e

European Tour 2015Romain SCHNEIDER (Le Figaro)01/02/2015

Rory McIlroy s’est adjugé l'Omega Dubaï Desert Classic pour la deuxième fois de sa carrière (Panoramic).Rory McIlroy s’est adjugé l'Omega Dubaï Desert Classic pour la deuxième fois de sa carrière (Panoramic).

 

Rory McIlroy s’est adjugé l'Omega Dubaï Desert Classic pour la deuxième fois de sa carrière. Le numéro un mondial a signé une dernière carte de 70 (-2), suffisante pour contenir ses poursuivants. Avec un total de -22, le Nord-Irlandais devance de trois coups le Suédois Alexander Noren, et de cinq le double tenant du titre écossais Stephen Gallacher. Nouvelle superbe semaine pour Gary Stal, qui, avec un score total de 273 (-15) et une dernière carte de 68 (-4), achève le tournoi à la quatrième place.

Il y a bien Rory McIlroy et les autres, actuellement sur la planète golf. A 25 ans, le numéro un mondial remporte le dixième tournoi de sa carrière sur le circuit européen et s’adjuge sa quatrième épreuve sur ses sept dernières disputées ! En patron, il a mené pratiquement de bout en bout ce tournoi. Deuxième à Abu Dhabi, le double vainqueur de Majeur l'an dernier s'est imposé ce dimanche à Dubaï pour la deuxième fois de sa carrière après 2009. Il va encore étendre son avance au classement mondial. Il n’a jamais tremblé ce dernier jour sur le parcours de l'Emirates Golf Club. Parti avec quatre coups d'avance, le Nord-Irlandais a «tranquillement» géré son avance pour rendre une dernière carte de 70 (-2). Une carte juste entachée d’un seul bogey au 7. 

McIlroy n’a pas tremblé

Le Nord-Irlandais a donc parfaitement géré son avance, née de son sublime 64 (-8) de vendredi, puis de son superbe 66 (-6) de samedi. «J'ai bien joué toute la semaine et j'ai fait ce qu'il fallait lors de ce dernier tour. Je n'ai pas aussi bien joué que lors des premiers jours mais je suis resté solide et j'ai gardé le contrôle. Nous avons vu ces dernières semaines ce qu'il peut arriver même quand un leader a une avance confortable. J'étais conscient de ça et je n'allais pas faire les mêmes erreurs». 

Le patron du golf mondial devance de trois longueurs Alexander Noren (-19). Le Suédois, victime de deux tendinites au poignet l'an dernier, revient au premier plan avec un superbe 65 (-7) ce dimanche. Noren, vainqueur de trois épreuves sur le circuit européen entre 2009 et 2011, signe tout simplement son meilleur score depuis quatre ans... Dauphin de McIlroy samedi, Morten Orum Madsen est passé en revanche au travers avec un 73 (+1), qui le fait rétrograder à la 4e place (-15). Le Danois a perdu tout espoir de titre dès le premier trou avec un affreux triple bogey… Il achève sa semaine à égalité notamment avec Martin Kaymer, auteur ce dimanche d’un sublime 64 (-8), etAndy Sullivan, vainqueur en Afrique du Sud cette année. L’Anglais Andy Sullivan respire décidément la grande forme en ce début de saison. Et que dire de Gary Stal, nouveau héros du golf français, vainqueur à Abu Dhabi il y a quinze jours et 4e cette semaine à Dubaï !


Stal encore au top

Avec une ultime carte de 68 (-4), Gary Stal achève sa semaine à la 4e place de l'Omega Dubaï Desert Classic avec un total de 273 (-15). Le vainqueur du tournoi d'Abu Dhabi confirme sa forme étincelante. Il signe son troisième top 5 sur les quatre derniers tournois disputés ! Avec quatre birdies au retour, dont deux pour finir, il a progressé de 12 places lors du 4e tour. De quoi jubiler : «C’est une bonne performance, a-t-il déclaré sur le site de l’European Tour. C’était important de conclure le tournoi sur un bon score. Je finis fort avec trois birdies sur les six derniers trous. Mon classement mondial va encore progresser. C’est parfait. La semaine dernière au Qatar (NDLR : il n’a pas passé le cut), j’étais encore un peu sur mon nuage. C’est difficile d’enchaîner. C’est pour cela que je suis vraiment satisfait de mon jeu cette semaine. C’était important avant d’enchaîner avec la Malaisie.» 

A l’image de Gary Stal, le golf français brille dans le désert des Emirats. 5e au Qatar, la semaine dernière, Grégory Bourdy réalise encore une belle semaine et une superbe dernière carte. Le Bordelais a posté un 66 (-6) pour boucler le tournoi à -13 à la 11e place, en compagnie notamment d’Henrik Stenson, numéro deux mondial. Beau dimanche également pour Grégory Havret, auteur d’un 67 (-5) qui le place en 20e position avec un score total de 276 (-12). 

Classement final après quatre tours (Par 72) :
1. Rory McIlroy (IdN) 266 (-22)
2. Alex Noren (Sue) 269 (-19)
3. Stephen Gallacher (Eco) 272 (-16)
4. Gary Stal (Fra) 273 (-15)
-. Martin Kaymer (All) 273 (-15)
-. Bernd Wiesberger (AUT) 273 (-15)
- . Andy Sullivan (Ang) 273 (-15)
-. Morten Orum Madsen (Dan) 273 (-15)

13. Grégory Bourdy (Fra) 275 (-13)
20. Grégory Havret (Fra) 276 (-12)
27. Raphaël Jacquelin (Fra) 278 (-10)
29. Alexander Levy (Fra) 279 (-9)
35. Edouard Espana (Fra) 281 (-7)
47. Mike Lorenzo-Vera (Fra) 282 (-6)

 

Victoire de Gary Stal !

Le Français Gary Stal a empoché son premier tournoi du circuit européen à AbuDhabi devant le n°1 mondial Rory McIlroy !
 
 
 
 
 
 
 
Premier succès de choix à AbuDhabi pour Gary Stal devant le n°1 mondial